Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'intuition prophétique. Enjeu pour aujourd'hui
Vauchez André
ATELIER
19,30 €
Épuisé
EAN :9782708241466
Qu'est-ce qu'un prophète aujourd'hui? Qu'en est-il de la fonction prophétique dans le monde actuel et dans les Eglises? Déjà, en 1965, Dom Helder Camara - qui disait de lui-même: "J'appartiens beaucoup plus à la famille des prophètes qu'à celle des docteurs" - se posait la question en ces termes: "Mais qui sont les successeurs des prophètes?" L'ambition de ce livre est de répondre à cette demande et de l'actualiser plus de quarante ans après qu'elle a été formulée. La première partie de l'ouvrage est consacrée à une présentation historique visant à mettre en évidence les principales lignes de force des courants prophétiques, depuis le Premier Testament jusqu'aux temps modernes marqués, pour le catholicisme, par Vatican II et, pour la société occidentale, par le phénomène de sécularisation. La seconde partie se préoccupe davantage de l'actualité prophétique en prise avec le monde. De Martin Luther King à la communauté Sant'Egidio en passant par Emmanuel Mounier et l'éveil prophétique latino-américain, sa relecture aux XXe et XXIe siècles reflète les questionnements contemporains de la théologie, de la littérature ou de la philosophie. La troisième partie, enfin, présente une réflexion d'ensemble sur les rapports entre les institutions religieuses et le prophétisme. L'ensemble de l'ouvrage donne à regarder les figures emblématiques du prophétisme de notre temps et les domaines dans lesquels s'est exercée leur influence: engagement intellectuel ou temporel, expérience spirituelle, témoignage de vie.
Tout le monde a entendu parler, un jour ou l'autre, de François d'Assise, ce saint italien du XIIIe siècle qui aimait la pauvreté, prêchait aux oiseaux et serait le premier stigmatisé de l'histoire. D'innombrables biographies et ouvrages lui ont été consacrés depuis le Moyen Age et, de nos jours, sa réputation dépasse largement les frontières du catholicisme, puisque des croyants de toutes les confessions et beaucoup de non croyants s'intéressent à lui et au franciscanisme qui a profondément marqué le christianisme occidental. Malgré la sympathie générale qui entoure sa figure, le "Pauvre d'Assise" reste cependant mal connu du public, car son image a parfois été brouillée par des interprétations édifiantes ou fantaisistes qui ont affadi ou dénaturé son message. Depuis un demi-siècle, les recherches qui lui ont été consacrées, en Italie et dans le monde entier, ont profondément modifié la connaissance et la compréhension que l'on pouvait avoir du Poverello. Aussi était-il devenu urgent de lui consacrer une nouvelle étude nourrie des travaux les plus solides. On se réfère aujourd'hui souvent à l'"esprit d'Assise" qui pourrait contribuer à ramener la paix entre les religions à travers le monde (Jean-Paul II a invité dans cette ville, en 1986, les principaux chefs des grandes religions). Le présent ouvrage cherche à expliquer, en se plaçant du point de vue de l'historien, pourquoi François d'Assise continue à exercer une réelle fascination à huit siècles de distance. Biographie de l'auteur André Vauchez, professeur émérite d'histoire du Moyen Age à l'université de Paris X-Nanterre, membre de l'Institut, Visiting fellow à l'Institute for Advanced Study de Princeton, a été directeur de l'Ecole française de Rome de 1995 à 2003. Auteur de nombreux travaux portant sur l'histoire de la spiritualité et de la vie religieuse, en particulier dans l'Italie médiévale, il est membre du conseil scientifique de la Société internationale d'études franciscaines (Assise).
Résumé : Il est loin le temps où les historiens envisageaient l'omniprésence du merveilleux et du surnaturel dans la société médiévale comme un symptôme d'infantilisme. Depuis quelques décennies, les médiévistes savent que le Moyen Age ne peut se comprendre en dehors de catégories religieuses et, surtout, Ils ont appris à se faire anthropologues. Que le surnaturel envahisse la scène médiévale ne surprend plus, la vraie question se concentre sur les usages du merveilleux. C'est à explorer ces usages que se consacre André Vauchez, auteur d'un ouvrage devenu classique sur la sainteté au Moyen Age et directeur de l'Ecole française de Rome. Qu'il légitime une parole qui peut être déviante, qu'il fonde l'antiquité d'un passé, gage de vérité, qu'il soit la marque d'une élection, le surnaturel prend de multiples formes - miracles, prodiges, visions, thaumaturgie - et cette liberté finit par inquiéter les pouvoirs ecclésiastiques et royaux. Théologiens et juristes vont tenter de discipliner ce surnaturel " sauvage " en lui appliquant des critères de discernement : tout prodige ou miracle ne vient pas de Dieu. A travers cette forte présence du surnaturel, l'Occident médiéval en vient à poser la question du pouvoir : charisme contre institution, intervention divine contre puissance d'établissement. En lieu et place d'un âge de la foi béate, l'historien découvre une conscience critique qui S'interroge sur le difficile équilibre entre les fonctions : comment accorder le prêtre, le prophète et le roi ?
Résumé : La Ville éternelle a aussi eu une histoire. En voici les splendeurs, les misères et les secrets sur les mille ans du Moyen Age au cours desquels la cité des Césars laisse la place à la capitale de Dieu. Rome, après les Césars, existe-t-elle encore au Moyen Age ? Mieux, la Ville éternelle resplendit à cette époque. La capitale de Dieu s'étend, cultive et conquiert l'Occident dont elle est le coeur. Elle le fait par la foi, la science et l'art. Et non sans garder sa vie secrète que dévoile ici l'immense historien qu'est André Vauchez.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.