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Saints, prophètes et visionnaires. Le pouvoir surnaturel au Moyen Age
Vauchez André
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226106940
Il est loin le temps où les historiens envisageaient l'omniprésence du merveilleux et du surnaturel dans la société médiévale comme un symptôme d'infantilisme. Depuis quelques décennies, les médiévistes savent que le Moyen Age ne peut se comprendre en dehors de catégories religieuses et, surtout, Ils ont appris à se faire anthropologues. Que le surnaturel envahisse la scène médiévale ne surprend plus, la vraie question se concentre sur les usages du merveilleux. C'est à explorer ces usages que se consacre André Vauchez, auteur d'un ouvrage devenu classique sur la sainteté au Moyen Age et directeur de l'Ecole française de Rome. Qu'il légitime une parole qui peut être déviante, qu'il fonde l'antiquité d'un passé, gage de vérité, qu'il soit la marque d'une élection, le surnaturel prend de multiples formes - miracles, prodiges, visions, thaumaturgie - et cette liberté finit par inquiéter les pouvoirs ecclésiastiques et royaux. Théologiens et juristes vont tenter de discipliner ce surnaturel " sauvage " en lui appliquant des critères de discernement : tout prodige ou miracle ne vient pas de Dieu. A travers cette forte présence du surnaturel, l'Occident médiéval en vient à poser la question du pouvoir : charisme contre institution, intervention divine contre puissance d'établissement. En lieu et place d'un âge de la foi béate, l'historien découvre une conscience critique qui S'interroge sur le difficile équilibre entre les fonctions : comment accorder le prêtre, le prophète et le roi ?
An mille : les hérésies ne touchent qu'un nombre limité de personnes, appartenant à l'élite culturelle et sociale. Deux siècles plus tard, elles sont devenues de puissants mouvements contestataires qui remettent en cause l'emprise du clergé catholique. De l'Allemagne rhénane à l'Italie centrale et à l'Espagne du Nord en passant par le Languedoc, de nombreuses régions de la chrétienté sont alors "gangrenées" - pour reprendre le vocabulaire des textes pontificaux de l'époque - par diverses formes de dissidence religieuse : Cathares, Vaudois, Patarins... Un défi lancé à la papauté qui les condamne comme des hérésies et les combat par l'intermédiaire de l'Inquisition et des ordres mendiants (Dominicains et Franciscains) à partir de 1231. Aux XIVe et XVe siècles, les accusations d'hérésie se multiplient et visent désormais tous ceux qui désobéissent à l'Eglise ou s'opposent à son autorité, y compris dans le domaine temporel. Le cercle des poursuites ne cesse de s'élargir et l'on finit par considérer comme des hérétiques des hommes et des femmes dont le seul tort était de dénoncer publiquement les abus du clergé et les dérives autoritaires de la hiérarchie ecclésiastique. Une grande oeuvre sur ces prétendus "Suppôts de Satan".
Résumé : La Ville éternelle a aussi eu une histoire. En voici les splendeurs, les misères et les secrets sur les mille ans du Moyen Age au cours desquels la cité des Césars laisse la place à la capitale de Dieu. Rome, après les Césars, existe-t-elle encore au Moyen Age ? Mieux, la Ville éternelle resplendit à cette époque. La capitale de Dieu s'étend, cultive et conquiert l'Occident dont elle est le coeur. Elle le fait par la foi, la science et l'art. Et non sans garder sa vie secrète que dévoile ici l'immense historien qu'est André Vauchez.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.
Résumé : Depuis 1970, Catherine de Sienne figure parmi les Docteurs de l'Eglise. L'histoire retient pour sa part qu'elle fut, au coeur de l'Europe médiévale, une femme pleine d'audace, tout à la fois mystique, visionnaire et prophète, ayant consumé sa courte existence (1347-1380) à intervenir dans les crises religieuses, politiques, sociales de son temps et à imposer sa voix parmi les grands de ce monde. C'est le portrait de cette guerrière qui n'aura cessé de désirer donner sa vie pour l'authenticité de la foi et pour le salut des hommes, que dresse ici André Vauchez. C'est en chair et en os qu'il nous restitue son itinéraire à travers l'épidémie de peste noire, la guerre de Cent Ans, les luttes fratricides de l'Italie, l'exil des papes de Rome à Avignon. C'est telle qu'en elle-même qu'il nous fait revivre cette tertiaire dominicaine qui ne savait ni lire ni écrire, mais qui devint la correspondante, la confidente et la critique des puissants, princes, rois, évêques ou pontifes. Il fallait le savoir, le talent et la sensibilité de cet éminent médiéviste pour nous faire entrer dans la vérité existentielle de la "Mama" hors du commun d'une période de grand trouble et pour nous faire ressaisir toute l'actualité de sa personne et de son message. La première biographie historique et spirituelle de Catherine de Sienne, ouverte à tous.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.