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Evaluer et valoriser. Une sociologie économique de la mesure, Edition revue et augmentée
Vatin François ; Callon Michel ; Desrosières Alain
PU MIDI
21,00 €
Épuisé
EAN :9782810702312
Produit d'une longue réflexion collective du groupe Mesure, ce livre dirigé par François Vatin s'attache à étudier la genèse de la valeur économique dans ces dispositifs de mesure. Cherchant à penser l'économie en amont du marché, il offre une contribution originale au renouveau de la sociologie économique française. S'appuyant sur les exemples les plus divers, les auteurs soulignent combien les processus de mesure affectent la nature même des biens et des services offerts à la consommation. Ils éclairent ainsi d'une lumière originale l'économisation du monde à l'oeuvre dans nos sociétés contemporaines. Cet ouvrage, primitivement publié en 2009, a été augmenté de deux textes pour la présente édition : un chapitre nouveau fait le point sur le riche débat mené depuis cette date, en France comme à l'étranger, sur les questions d'évaluation économique et sociale ; un commentaire d'Alain Desrosières vient compléter celui de Michel Callon et introduit le regard d'un statisticien qui revisite son parcours scientifique à la lumière du questionnement du groupe Mesure.
Résumé : Pourquoi l'émergence, au XXe siècle, d'une pensée " sociologique " est-elle somme toute si récente ? Comment est-on passé d'une approche normative de la conduite de l'homme avec ses congénères, incarnée par le discours religieux, mais aussi, à certains égards, par l'économie politique, au projet d'une science positive du social ? Les essais rassemblés ici dégagent trois axes de la genèse de la sociologie. Le premier, le mieux connu, est politique : il inscrit la sociologie en opposition avec une autre science sociale qui lui préexistait, l'économie politique. Le deuxième est épistémologique : il vise à déterminer un objet propre à la sociologie, le " social " ; le moment organiciste de la sociologie, si décrié, est toujours vivace aujourd'hui, sous les traits de l'opposition entre holisme et individualisme méthodologique. Le troisième est cosmologique : la genèse d'une science du social n'est concevable que dans une société qui a pris conscience de la finitude de l'espace et du temps de l'humanité. On trouvera dans ces pages une manière originale et particulièrement éclairante de cheminer à travers l'histoire de la sociologie : non par l'étude des " grands auteurs " et de leur système, ni en imposant une grille de lecture préconçue, mais en suivant pas à pas, avec une érudition jamais ennuyeuse - joyeuse, au contraire -, les mille et une efflorescences de quelques grands débats qui ont traversé le XIXe siècle et qui sont encore les nôtres.
Alors qu'une crise économique, mais aussi sociale et politique, sans précédent depuis plus d'un demi-siècle s'est abattue sur le monde et l'Europe en particulier, la question du progrès retrouve une pertinence que l'on a tendance à nier dans les temps de prospérité. Cet ouvrage propose une réflexion sur ce thème à travers un parcours libre dans le temps et l'espace, du XVIIIe siècle à nos jours, de l'Afrique subsaharienne au monde "occidental". Car la question du progrès nous renvoie à la problématique de la "mondialisation". Il ne s'agit pas là simplement du degré de libre-échange dans le commerce international, mais bien de la prise de conscience du caractère désormais mondial de la "société" sur une terre qui nous apparaît dorénavant bien petite et bien fragile. D'où l'ouverture de l'ouvrage sur l'Afrique: le continent le plus tardivement entré dans cette dynamique de la mondialisation sociale, et sa clôture sur la thématique écologique, par laquelle s'exprime aujourd'hui l'inquiétude radicale sur le devenir même de l'humanité. De la pensée des Lumières au débat écologique contemporain, de la critique de l'industrialisation au XIXe siècle au débat sur le colonialisme du milieu du XXe siècle, de l'économie forestière à la sociologie du travail, c'est bien une même interrogation sur notre modernité et sur la destinée collective de l'humanité mondialisée qui oriente cet ouvrage.
Résumé : Les ouvrages sur le travail ne manquent pas. Celui-là ne ressemble toutefois à aucun autre. En une centaine de pages denses, mais claires, il se propose de traiter cet objet aux mille visages dans ses multiples dimensions en se déjouant des frontières disciplinaires. Ce n'est pas pour autant une compilation académique car il est soutenu par une thèse forte : le travail doit être pensé comme une activité à vocation productive. En conséquence, on ne peut comprendre les mutations actuelles de la société salariale sans s'attacher aux transformations de l'activité productive elle-même, qu'elle fasse, ou non, l'objet d'un échange marchand. Par son caractère didactique, cet ouvrage constitue un outil précieux pour les étudiants de toutes les disciplines qui se trouvent confrontés à la notion de travail : économistes, historiens, philosophes, politistes, psychologues, sociologues. Mais il s'agit aussi d'un essai dont le point de vue peut intéresser, outre les chercheurs, les professionnels et les citoyens qui veulent mieux comprendre une notion qui se trouve au coeur des débats sociaux depuis plusieurs siècles.
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.