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Une minute de latitude
Vassiliou Véronique
NOUS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782370841360
Une minute de latitude est en cinq dimensions. La première est l'adaptation écrite d'une minute de captation quotidienne, de la vie portuaire de Marseille, durant dix mois, depuis le même angle de vue, au septième étage d'une tour vitrée : le lieu du travail. La seconde, sonore, est la transcription de conversations captées dans l'open space durant les temps de pause : le contrepoint. La troisième est une transposition graphique des photographies : la vignette. La quatrième dimension est la consigne méthodique d'une météorologie visuelle : le temps. La dernière est celle d'une échappée intérieure : la fugue. Une minute de latitude est le résultat d'un travail du regard, d'une insistance sur le motif, et un journal de lutte contre l'enfermement. Au nom de quoi faudrait-il consigner tout ce qui se déroule durant cette minute de capture ? Au nom d'une astreinte à l'exercice d'évasion ou d'un exercice d'enfermement sans la promenade ? L'échappée belle, un acte de résistance ? Au nom de quoi faudrait-il tout métamorphoser ? Au nom du mouvement interdit ? De la nécessité de la joie ? De la respiration ?
Après des débuts formateurs et prometteurs, Pierre Vassiliu assure les premières parties, à l'Olympia, des Beatles, de Claude François, de Sylvie Vartan. Il a lui-même mis en première partie de ses tournées des artistes tels que Julien Clerc et Véronique Sanson. Quand il quitte Paris pour la Provence, puis pour l'Afrique où, loin de des bruits de la ville, il élabore une oeuvre, puis une vie, c'est pour mettre en pratique sa devise : "Faites-vous la belle vie dont vous avez envie". Cet ouvrage, édité pour la première fois en 1989, est la première autobiographie de l'auteur-compositeur-interprète. Elle reprend en grande partie l'épopée Sénégalaise de l'artiste et sa famille.
Livre du mouvement, de l'oscillation permanente et incertaine entre quête et perte - des repères, de l'orientation, du chemin - Mû cherche et livre des observations. Il tisse des tracés et des "images de pensée" de dérives diverses, faites d'égarements, d'allers-retours, de sauts, et d'écrits dans la marge. Un brin conte, un brin récit, un brin méditation, un brin enquête - décidément hors genre -, Mû se déploie plastiquement dans l'espace du livre, l'utilise comme lieu d'exposition et surtout de circulation, du titre au dernier mot.
Quatrième de couverture La femme d'un grand armateur grec est morte dans des circonstances pour le moins suspectes. Nous sommes en 1970. Étouffée par la junte militaire au pouvoir, l'affaire fait grand bruit à l'étranger. Prenant prétexte de ce fait divers, Vassilis Vassilikos compose un «document imaginaire» qui s'inscrit dans la lignée de son célèbre Z. Le narrateur, étudiant en médecine, est assistant de son oncle, le médecin légiste appelé en pleine nuit par Alfatride pour constater le «suicide» de sa femme (dont le corps porte la trace de nombreux coups) tente de rassembler les morceaux du puzzle. Il confronte les «journaux intimes» de l'armateur et de son épouse avec les souvenirs des amis et des domestiques de la défunte. Une série de flash-back nous fait revivre une fête dans l'île privée d'Hydropoula, découvrir le voyeurisme d'Alfatride, le masochisme de son épouse amoureuse d'un sculpteur arriviste, les manèges d'une Allemande lesbienne mais allumeuse... À travers les péripéties d'une enquête policière, c'est la corruption politique et sociale de la Grèce que Vassilis Vassilikos dénonce ici.
Qui c'est celui-là? Un poète qui manie les notes et les mots comme le faisait Brassens, son parrain dans le métier? Oui, mais pas seulement. Dans cette ballade autobiographique, l'ami Vassiliu revisite son enfance chaotique, marquée par sa passion pour les chevaux et pour le jazz. Il revient sur son expérience militaire en Algérie où, jeune appelé, il se trouve propulsé sans transition dans le monde des adultes. Depuis toujours, la musique est pour lui une alliée, une confidente. Elle apaise les douleurs et panse les blessures. Elle lui sert aussi à user et abuser de la provoc. Et il ne s'en privera pas! La Femme dusergent, chanson antimilitariste, lui vaut quelques déconvenues mais l'admiration des copains. Et pour Pierre, l'amitié, ça compte. Après un passage au fameux Petit Conservatoire de Mireille, il entreprend une tournée des cabarets où il rencontre quelques futures pointures ": Bobby Lapointe, Barbara... Engagé sur les tournées des yé-yé, il assure les premières parties à l'Olympia et croise les mythes de demain: Claude François, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Julien Clerc, Otis Redding, Ray Charles, les Beatles, Jacques Brel, Léo Ferré,Charles Trenet! Ce troubadour atypique n'a pas son pareil pour dégoter un bon plan. Toujours à l'affût de bons moments à partager avec les amis, de nouvelles rencontres insolites ou improbables, d'expériences inédites, Vassiliu est un gourmet de la vie. Et pas question d'en perdre une seule miette!"
Articuler entrelace trois motifs, dont la progression est commune. Improviser une parole. Des lettres sont jetées hors les mots. Un poème naît d'une lecture à voix haute. Inventer les pouvoirs d'une phrase. Car les objets d'une phrase nourrissent le corps. Une logique sans maître. Dire les états de langue auxquels nous appartenons. Et, appeler les relations de nos vies, les unes aux autres, libres.
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Les Journaux de Kafka : voici, enfin, la première traduction intégrale en français des 12 cahiers, écrits de 1910 à 1922, que cette édition reproduit à l'identique, sans coupes et sans censure, en rétablissant l'ordre chronologique original. La traduction de Robert Kahn se tient au plus près de l'écriture de Kafka, de sa rythmique, de sa précision et sécheresse, laissant "résonner dans la langue d'arrivée l'écho de l'original". Elle s'inscrit à la suite de ses autres retraductions de Kafka publiées aux éditions Nous, A Milena (2015) et Derniers cahiers (2017). Les Journaux de Kafka, toujours surprenants, sont le lieu d'une écriture lucide et inquiète où se mêlent intime et dehors, humour et noirceur, visions du jour et scènes de rêves, où se succèdent notes autobiographiques, récits de voyages et de rencontres, énoncés lapidaires, ainsi qu'esquisses et fragments narratifs plus longs. Dans ce battement entre vie écrite par éclats et soudaines amorces fictionnelles, les Journaux se révèlent être le coeur de l'oeuvre de Kafka : le lieu où les frontières entre la vie et l'oeuvre s'évanouissent. Il est plus clair que n'importe quoi d'autre que, attaqué sur la droite et sur la gauche par de très puissants ennemis, je ne puisse m'échapper ni à droite ni à gauche, seulement en avant animal affamé le chemin mène à une nourriture mangeable, à de l'air respirable, à une vie libre, même si c'est derrière la vie.