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JEAN-CLAUDE BRISSEAU, ENTRE DEUX INFINIS
VASSE DAVID
ROUGE PROFOND
24,00 €
Épuisé
EAN :9782915083781
A la fois lyrique et archaïque, lumineuse et enténébrée, l'oeuvre de Jean-Claude Brisseau ne ressemble à nulle autre dans le cinéma français contemporain. De plus en plus solitaire, elle demeure insoumise aux effets de mode et aux idées reçues, portée par une intégrité artistique sans faille qui s'accorde mal aux fluctuations de l'époque. Quand bien même elle serait occasionnellement en phase avec ce qu'on nomme «l'actualité», c'est toujours le fond tragique de l'existence qui la détermine. Le cinéma de Brisseau ne cesse de représenter le monde à travers une condition humaine déchirée entre la raison et la passion, la lucidité et la pulsion, l'action et la contemplation. Depuis ses débuts à l'orée des années 1980, tous ses films sont, comme il aime à le répéter, «des interrogations sur le sens de la vie en émotions et en actes». L'affrontement de la Loi et du Désir, la lutte acharnée de l'individu contre toute forme d'aliénation, le salut des exclus par les voies de la connaissance, la stupeur qui les saisit face au mystère de leurs illusions, comptent parmi les principales obsessions d'un homme aussi profond que mal compris. Cet ouvrage est la première monographie consacrée au cinéaste. L'ambition est de mettre en lumière ce qui travaille obstinément une oeuvre hors normes, traversée par de nombreux faisceaux ; poétiques, philosophiques, cinéphiliques et politiques. S'y conjuguent la beauté primordiale de l'expérience humaine et la violence des affects contemporains.
Il y a quatre ans, Solange a perdu Lenny, l?homme qu?elle aimait et le père de sa fille. Depuis, elle a " refait sa vie " avec Paul. Une vie de famille paisible et heureuse, jusqu?au jour où le numéro de téléphone de Lenny éclaire à nouveau l?écran de son portable. Cet appel est-il le fruit du hasard ? Ou celui d?un imposteur ? Ou le signe du destin ? Et s?il s?agissait de Lenny, s?exprimant par-delà les limbes, pour ramener Solange à la réalité de leur amour et de son chagrin de l?avoir perdu ? Car en vérité, son chagrin, l?a-t-elle vraiment vécu ? Et si oui, qu?est-il devenu ? Où va le chagrin quand il s?en va ? Pour avoir enfin le courage de se confronter à cette question, Solange se laisse emporter, là où les vivants côtoient les morts, là où l?effroi devant les manquements de l?existence n?est plus l?obstacle à fuir mais le miroir à traverser pour accéder à la vitalité de ses sentiments. Où va le chagrin quand il s?en va raconte aussi la peur d?une petite fille âgée de six ans d?accéder à l?âge de raison et de perdre le lien avec son père mort. Et celle de Paul, le nouvel amour, bien vivant, qui craint soudain de ne plus faire le poids. Avec comme toile de fond la ville des amoureux, Paris, des quais de la Seine aux bancs du canal Saint Martin, comme autant de souvenirs et de fantasmes dessinant la carte du tendre de Solange.
Trentenaire, Lili travaille à Paris dans une boutique de mode. Elle n'attend plus le prince charmant et refuse même de cohabiter avec Julien, son meilleur ami, météorologue... au grand dam de sa mère, féministe patentée qui l'a élevée toute seule. Lili aime la lecture, Clint Eastwood (s'il pouvait l'adopter!), la mousse au chocolat, le vert pomme, son amie Amanda, cartomancienne refoulée, adepte des massages relaxants... et, par-dessus tout, visiter des appartements, surtout ceux qu'elle ne pourra jamais s'offrir! Elle finit par accepter de cohabiter avec un demi-frère tombé du ciel... avant de rencontrer Joséphine, agent immobilier très spécial, qui offre du rêve au mètre carré et le séduisant Joachim Bateman, singulier auteur de guide de voyages, qui a presque tout du super héros...
Sept ans après la mort de son amour, Claire Vassé poursuit leur histoire. Dans ce roman autobiographique elle interroge avec jubilation et détermination ce qu'est l'absence d'un être aimé, lui trouvant une présence plus vibrante que chez certains vivants. En bousculant notre vision étriquée de la mort, mais aussi celle de l'amour, du couple, de la famille, l'autrice nous invite à renverser les vérités établies et les conventions sociales. A partir de toi est une quête d'une rare honnêteté, un livre intriguant sur la vie, pleine et entière, où les routines du quotidien se frottent aux questions existentielles. Un livre intime et audacieux qui nous invite à jouer avec l'incertitude. "Notre fille persistait à prononcer ton nom, insensible aux hiérarchies entre les affaires courantes et celles, plus souterraines et continues, de l'âme. Est-ce le propre de tous les enfants de ne jamais perdre de vue l'invisible, même quand le visible réclame avec voracité notre attention ? " Claire Vassé est écrivaine et réalisatrice. Après avoir animé une émission sur France Culture, elle enseigne aujourd'hui le scénario à la Sorbonne. A partir de toi est son sixième roman.
Avec l'avènement du son, le cinéma est baptisé «cinéma parlant». L'ouvrage envisage le dialogue sous deux aspects principaux : d'abord comme un texte, inclus dans le scénario du film. Mais il constitue aussi un élément essentiel de la mise en scène. En quoi influe-t-il sur le rapport à l'espace, aux temps, aux personnages ? Raconte-t-il la même histoire que l'image ? Et les acteurs, comment s'approprient-ils ces mots écrits par d'autres, quelle est leur part d'improvisation ?
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Pionnier du rock and roll, idole de son vivant et icône après sa mort, Elvis Presley est avant tout un chanteur. Il est aussi l'interprète de trente et un longs métrages entre 1956 et 1969. Une filmographie de qualité plus que discutable qui embrasse de nombreux genres (western, comédie romantique, beach movie...) et garantit son lot de filles plus ou moins vêtues, de décors exotiques et, bien sûr, de chansons interprétées par le King. Il y a bien une "Elvisploitation ", bâtie autour de son charisme naturel et de son aura de star, plutôt que sur ses talents d'acteur. Au-delà des réussites signées Don Siegel ou Michael Curtiz, cet ouvrage tente de comprendre la portée de ce phénomène, des premiers scénarios calqués sur la vie du chanteur aux pantalonnades grotesques qui abondent dans ce corpus, en passant par quelques curiosités méconnues. Sex-symbol immergé dans un cinéma familial et puritain, bombe sauvage désamorcée par un monde lisse et rassurant, incarnation d'une Amérique positiviste à rebours du Nouvel Hollywood naissant, Elvis Presley incarne un paradoxe. Un regard sur les films qui documentent sa fin de carrière et sur la pérennité de son personnage jusque dans le cinéma contemporain complète l'étude de celui qui devint, un peu malgré lui, le mâle américain parfait sur grand écran.
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.
Attachée à ses racines hispaniques, Charlotte Largeron a suivi un enseignement universitaire consacré à l'art espagnol tout en portant son attention sur le cinéma de Guillermo del Toro, Alfonso Cuaron, Alejandro Gonzalez Inarritu. L'un de ses mémoires de recherches a ainsi été consacré au Labyrinthe de Pan. C'est en l'envoyant à Guillermo del Toro qu'elle a pris contact avec le cinéaste qui, sensible à son approche, a accepté d'apporter sa contribution au livre que l'auteure lui consacre.