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La cité des regards. Autour de François Lissarrague
Zachari Vasiliki ; Lehoux Elise ; Hosoi Noémie
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753576094
Depuis près de trente ans, François Lissarrague, directeur d'études à l'EHESS, a développé une approche originale d'interprétation des images grecques, inspirée par l'anthropologie historique. La Cité des regards, production collective de ses élèves, entend montrer la richesse et la fécondité de cette démarche, en rendant hommage aux enseignements qu'il a dispensés au cours de ces années. Les articles proposent des éclairages novateurs sur la céramique grecque antique, à travers l'analyse d'aspects aussi variés que la représentation des rituels, des personnages mythologiques, des animaux ou des objets. Les auteurs interrogent également les jeux de miroirs que les images entretiennent entre elles et les liens, parfois ténus, qu'elles établissent avec leur support. De l'intérêt pour les dessins ou les gravures réalisées pour étudier les vases grecs au XIXe siècle, aux logiques internes des images, du fragment aux détails iconographiques, les études rassemblées ici entendent donner de nouvelles clés d'interprétation sur les images antiques et, en regard, sur la société qui les a produites.
A la fin août 1914, après la Bataille des Frontières à cheval entre la France et la Belgique, Alfred Richy et Camille Muller, deux poilus de 22 ans, ont tenté en vain de rejoindre leur unité repliée sur Verdun. Voulant reprendre des forces dans la maison familiale d?Alfred à Baslieux, tout près de Longwy, les deux compères n?y sont pas restés une nuit ou une semaine comme ils l'avaient prévu. En réalité, ce sont 4 ans et 2 mois qu?Alfred et Camille ont passé à l?arrière du front, loin des combats! Découvrez l?aventure extraordinaire de ces deux hommes, qui ont eu le culot, durant toutes ces années d?Occupation, de vivre et dormir sur le plancher juste au-dessus de la chambre réquisitionnée par les troupes allemandes! Alfred et Camille n?étaient ni lâches ni déserteurs. Des hommes tout simplement, accrochés à leur liberté et leur indépendance de paysans. Ce récit incroyable a pu être nourri par le souffle d?Alfred Richy qui, tout au long de sa retraite forcée jusqu?en 1918, a retranscrit au jour le jour dans un carnet son ressenti ainsi que les échos de son village. L?auteur, Dominique Zachary, est journaliste dans la presse quotidienne au sud de la Belgique. Il publie ici son 6e livre, après un roman, La Traîtresse, édité cet automne 2013 chez Michalon. L'ouvrage est préfacé par l'historien Jean-Yves Le Naour, grand spécialiste en France de l'histoire de la Première Guerre mondiale (publications chez Hachette, Gallimard, Larousse, Perrin, Vendémiaire).
LE REPLI NATIONAL-POPULISTE, QUI SE NOURRIT DU RESSENTIMENT DES "PERDANTS DE LA MONDIALISATION", BOULEVERSE LES SYSTEMES POLITIQUES DES DEMOCRATIES OCCIDENTALES. Alors que la "première mondialisation" (1870-1914) avait engendré une grande transformation "débouchant sur la montée des totalitarismes dans les années 1930, la mondialisation actuelle débouche sur une réaction nationaliste et identitaire qui met en péril la démocratie libérale et la coopération multilatérale. Cet ouvrage décrit la "nouvelle grande transformation" qui semble se dérouler sous nos yeux, à travers l'analyse des dérives de la mondialisation néolibérale et du repli national-populiste qui en découle, avant e proposer des alternatives pour une société ouverte, juste et durable.
A l'ère du dérèglement climatique, des inégalités et des pandémies, la libéralisation commerciale ne peut plus être considérée comme une fin en soi. L'heure est à l'échange durable, qui consiste à faire du commerce international un moyen au service de l'emploi, du climat, de la santé et, in fine, de la démocratie. Après une description des gagnants et des perdants de la mondialisation et une analyse critique des théories du commerce international, ce livre détaille comment mondialiser les normes sociales et environnementales, désarmer les tribunaux d'arbitrage, promouvoir un juste échange, partager les technologies et refonder l'Organisation mondiale du commerce. Le choix ne se limite pas au libre-échange ou au repli protectionniste : l'échange durable peut transformer le commerce mondial en un puissant levier de réduction des inégalités, des émissions de gaz à effet de serre et des épidémies.
Les articles sélectionnés dans ce cinquième numéro de Dounia, revue d'intelligence stratégique et des relations internationales, tentent d'objectiver, dans une approche plurielle et multidimensionnelle, le phénomène dit des "fonds vautours". Souvent présentés par les institutions financières internationales comme de "créanciers procéduriers", les "fonds vautours" sont spécialisés dans le rachat à bas prix de titres de la dette des pays pauvres sur le marché secondaire de la dette, en vue d'entamer à terme une procédure judiciaire pour tenter d'obtenir du pays pauvre endetté le paiement de la totalité de la valeur nominale de sa dette. Il s'agit donc d'exploiter les voies judiciaires pour enregistrer les profits. Dans ce numéro, réalisé en collaboration avec le CNCD-II.II.II, sont successivement analysés : - l'évolution de l'endettement des pays en développement depuis la crise des années 1980 et des réponses apportées par la Communauté internationale ; - l'inventaire des motifs qui peuvent conduire à mettre en doute la légitimité de l'action des "fonds vautours" ; - le point de vue des Etats africains eux-mêmes ; - les différences entre les crises des dettes souveraines dans les pays en développement et dans la zone euro ; - le cas particulier de la République démocratique du Congo ; - les perspectives juridiques : c'est en effet dans les cours et tribunaux, parfois dans des endroits on ne peut plus improbables (Hong Kong, Jersey), que sont gagnées ou perdues les batailles judiciaires intentées par les "fonds vautours".
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.