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Mihailovic entre révolution et restauration. Yougoslavie 1941-1946
Vasic Roland
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296077669
« La Deuxième Guerre mondiale en Yougoslavie est une des matrices dans lesquelles on peut cerner bon nombre d'enjeux qui réapparaîtront un demi-siècle plus tard (...) L'étude que propose Roland Vasic n'entend pas éclairer l'ensemble de cette problématique, mais un de ses aspects importants concernant essentiellement le volet serbe de l'histoire. », - estime Bernard Lory dans sa préface. Dragoljub - dit Draa - Mihailovic et l'organisation qu'il fonde, en mai 1941, sont d'abord vantés à Londres et aux Etats-Unis, mais aussi à Moscou, comme exemplaires d'une résistance active et ouverte à la domination hitlérienne. On a pu parler, en prenant en compte les insurrections populaires de diverses régions yougoslaves, à l'été et l'automne 1941, de première guérilla de résistance en Europe occupée. Mihailovic est notamment élu « homme de l'année » par le magazine américain Time, en décembre 1942. On sait que c'est le mouvement communiste et Tito qui prennent les rênes du pouvoir en Yougoslavie au sortir de la guerre. Que se passe-t-il entre-temps? Qu'est-ce qui soutient la volonté initiale de Mihailovic de poursuivre la guerre? La « question politique » s'est-elle effacée quand il s'est agi de s'opposer à l'occupation du pays puis d'oeuvrer à sa libération? « Unité nationale ou non, Grande Serbie ou nouvelle Yougoslavie, indépendance ou alignement à l'égard des Puissances, restauration ou révolution », autant de dilemmes et de choix auxquels est confronté ce colonel francophile, qui refuse tout d'abord la capitulation de son pays.
Voltaire serbe", condamné en 1946 par le régime communiste, réhabilité officiellement par la Cour de Belgrade le 26 octobre 2007, Slobodan Jovanovic reste méconnu en Europe occidentale, en France où il fut notamment membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques. Son oeuvre aux multiples facettes est redécouverte. Au fait des débats et événements de la période contemporaine (né en 1869 et décédé en 1958), son discernement et sa hauteur de vue sont encore appréciables s'agissant de l'histoire de la Serbie, de la Yougoslavie, des questions juridiques, nationales ou encore de la crise des démocraties dans la première moitié du vingtième siècle. A considérer parmi les auteurs d'envergure européenne, son travail témoigne de et enrichit encore la réflexion sur les thèmes précités et sur bien d'autres aspects de la culture. Slobodan Jovanovic prit aussi une part active à la vie publique et politique. Il est né et mort en exil.
Depuis la guerre froide, afin de détruire le socialisme, l'Occident capitaliste aura su déverser ses mythes à la peau dure, flanqués de leurs slogans démagogiques et de leurs saints factices. Incontestablement, le Printemps de Prague avec son "socialisme à visage humain" et la figure embaumée de Dubcek, en fut le paradigme achevé. Vasil Bilak, Premier secrétaire du comité central du PC de Slovaquie en 1968 et l'un des principaux protagonistes des événements d'alors, resté lui indéfectiblement socialiste, convoque ici les faits demeurés inconnus de l'extérieur et jamais publiés auparavant, réduisant à néant la légende rose du Printemps de Prague. En effet, après 1956, le camp capitaliste ayant tiré les leçons de l'échec de sa contre-révolution de type armé en Hongrie, s'avisa que pour être efficaces, les forces antisocialistes ne devraient plus agir dorénavant sous le slogan du renversement du socialisme mais sous celui, tout à faire fourbe, d'améliorer le socialisme, pour tromper la classe laborieuse. C'est cette recette qui fut appliquée douze ans plus tard à Prague et qui le sera entre 1985 et 1991 en URSS puis dans des versions remaniées lors des "révolutions" de couleur. D'ailleurs, Zbigniew Brzezinski, un des architectes américains du démantèlement du bloc socialiste, était déjà présent à Prague en juin 1968 où il put donner une conférence provocatrice avec l'aval implicite de Dubcek. En réalité, à Prague en 1968, sous couvert du prétendu "socialisme à visage humain" et sous la houlette plus que complaisante de Dubcek, se mit en place une purge visant à écarter les forces saines, aux positions socialistes loyales, des organisations de base, des médias et de l'Etat. La déformation de la vérité à l'endroit du peuple tchécoslovaque, orchestrée par les médias désormais cornaqués par la contre-révolution, eut son pendant dans le bluff que Dubcek opéra pendant toute la crise, vis-à-vis des pays frères du Pacte de Varsovie, avec ses promesses jamais tenues de s'opposer à la contre-révolution. Enfin, le récit de Bilak révèle en contrepoint la constitution idéologique des forces auxquelles il appartenait, leurs positions politiques et les motifs de leurs actions. Elles étaient fidèles au socialisme et le défendaient avec désintéressement lorsqu'il était en danger, et étaient tout à fait conscientes que les développements internes à la Tchécoslovaquie impactaient les intérêts vitaux de l'ensemble de la communauté socialiste.
Gros temps sur l'archipel est l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature romanesque portugaise. Le roman se déroule de décembre 1917 à août 1919 aux Açores dont l'auteur est originaire. Les héros de l'histoire, Joào Garcia et Margarida Dulmo, sont, comme Roméo et Juliette, les enfants de deux familles rivales. Margarida qui rêve de quitter cette société fermée qui vit au rythme des tempêtes, des intrigues et badinages de salon, d'expéditions de baleiniers, d'épidémies de peste, de promenades à cheval et de cérémonies religieuses, finalement, se résigne à rester prisonnière de l'île où tout est question d'héritage et de négoce. Gros temps sur l'archipel est à la fois le portrait d'une jeune fille des Açores, une fresque magnifique et cruelle de la société insulaire qui ne connaît de la guerre qui ravage l'Europe que le départ de quelques pauvres hères qui quittent l'île pour s'engager, et un hymne vibrant à la beauté et à la gloire des neuf îles qui composent l'archipel.
La plupart des récits présentés ici ont été écrits depuis la seconde moitié des années 1990. Sensible à l'histoire contemporaine de son pays, Vasil Bykau, à qui il a été dévolu le rôle de " conscience de la nation " au lendemain de 1991, fait le récit des événements fatals et trop souvent occultés qui s'y sont succédé, mû par l'idée obsédante de dire toute la vérité. Au fil des années. il en vient à diversifier son écriture, la facture de ses œuvres, de plus en plus épurées, de façon à mettre en évidence les tensions politiques et humaines, l'indigence morale qu'elles provoquent, et à donner la mesure d'une époque difficile à travers les drames bouleversants de personnages traqués, emprisonnés, suppliciés. Et clans les interstices de ses récits, s'élabore l'histoire d'un pays, modelée par des régimes autoritaires que Vasil Bykau n'hésite pas à condamner. Confronté à de nombreuses embûches, Vasil Bykaù a vécu les dernières années de son existence en émigration. De retour dans son pays en juin 2003, il s'y est éteint des suites d'une longue maladie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.