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Eidôlon N° 123 : C'était demain : anticiper la science-fiction en France et au Québec (1880-1950)
Vas-Deyres Natacha ; Bergeron Patrick ; Guay Patri
PU BORDEAUX
26,00 €
Épuisé
EAN :9791091052245
L'écriture des futurs possibles n'a pas attendu le XXe siècle pour exister. Née avec la Révolution industrielle et les progrès techniques, la science-fiction ne s'appelait pas encore ainsi : les récits évoquant l'avenir appartenaient à la littérature conjecturale selon le mot de Pierre Versins, à la proto-science-fiction, à l'anticipation ou au merveilleux scientifique. Entre 1880 et 1950 émerge un continent littéraire français et francophone qu'il faut explorer, héritier de Jules Verne et contemporain de H. G. Wells. Ce ne sont pas des générations perdues mais des écrivains à la créativité singulière qui ont su articuler utopie, aventures, science et voyages extraordinaires tout en vivant une fin de XIXe siècle dynamisée paradoxalement par l'essor scientifique et la lame de fond de la Première Guerre mondiale. L'utopie, l'apocalypse, les anticipations technologiques et la fascination pour la science sont les soubassements d'une galaxie littéraire bien présente au Canada francophone et en France, diffusée par un dense réseau de presse quotidienne et spécialisée. De Paul d'Ivoi à René Barjavel, des effets spéciaux de Georges Méliès aux rêveries cosmiques de Camille Flammarion, cet ouvrage ouvre le champ de la recherche universitaire à un domaine inédit, la littérature conjecturale d'expression française des années 1880 à 1950.
Vas-Deyres Natacha ; Bergeron Patrick ; Guay Patri
Héritière de l’anticipation, du merveilleux scientifique et des voyages extraordinaires, la science-fiction française et francophone devait se renouveler profondément à partir des années 1950, confrontée à des changements sociétaux irrépressibles, à l’irruption de la SF américaine en France et dans le reste de l’espace francophone. Quelles sont donc les forces sous-jacentes, ces «dieux cachés» qui allaient présider à une créativité singulière dans tous les domaines science-fictionnels ? La politique, la métaphysique et le religieux semblent être les soubassements essentiels d’une SF écrite en français, multipliant des ponts culturels entre littérature, cinéma et bande-dessinée, entre production artistique exigeante et succès populaire. La SF en France est devenue un champ culturel autonome qui subirait de nombreuses évolutions, chaque génération produisant des écrivains à la créativité singulière, dont les réflexions critiques enrichiraient ce domaine de l’imaginaire. Explorant un large spectre de la SF francophone en privilégiant des approches pluridisciplinaires, cet ouvrage ouvre le champ de la recherche à un domaine inédit et riche, la science-fiction d’expression française des années 1950 à aujourd’hui.
Résumé : La ligue des Terres Humaines a fini par édicter la radicale "Loi d'Acier". Il ne doit y avoir qu'une humanité par planète. Autant que possible, l'autochtone, ou la première arrivée sur les lieux. L'auteur de Ceux de Nulle Part nous fait assister à la mise en vigueur, dramatique, sanglante et pittoresque, de cette Loi sur la planète Nécat. Où cohabitent trois humanités dont une, venue de la lointaine terre, ressemble à la civilisation...basque... Mais chacune estime que "Ce Monde est Nôtre" et considère que les autres devront partir...
Jeury Michel ; Vas-Deyres Natacha ; Comballot Rich
Michel Jeury est aujourd'hui considéré comme un des plus grands écrivains français de science-fiction et de littérature régionaliste. Entre 2009 et 2015, il s'est laissé tenter par l'écriture de ses souvenirs littéraires, réalisant ainsi une ambition autobiographique laissée en friche durant sa longue carrière d'auteur. Ces Carnets chronolytiques inédits, réunis et présentés par Natacha Vas-Deyres et Richard Comballot, offrent une vision plurielle d'un écrivain qui a révolutionné la science-fiction des années 1970. Cet ouvrage entend apporter un éclairage précis pour deux lectorats différents sur "l'énigme Jeury", c'est-à-dire la coexistence de deux carrières littéraires, constituées par la science-fiction dans les années 1970 - 1980 et la littérature générale à partir des années 1990. Témoignages précieux sur les milieux littéraires et médiatiques fréquentés par Michel Jeury, ces fragments autobiographiques sont à l'image de l'auteur qu'il était, hanté par le temps, partagé entre sa nature d'homme de la terre et d'étonnantes visions des sociétés du futur.
Le Temps semble a priori irréversible et l'homme n'accepte que difficilement l'effondrement des possibilités de l'avenir dans la fixité du passé. La science s'est emparée de cette problématique puissante dès les années trente à partir de la théorie de la relativité généralisée d'Albert Einstein. Mais bien avant l'apparition de la physique quantique et d'hypothétiques déplacements dans le temps ou dans des mondes parallèles, les littératures de l'imaginaire que sont la science-fiction et le fantastique ont parcouru le temps. Cet imaginaire, exploré de façon complémentaire par le cinéma, est une machine à voyager virtuellement dans des histoires de temps. La science-fiction expérimente le temps en tant que concept: elle le manipule en tous sens pour briser son irréversibilité et tenter d'agir sur des destinées collectives ou individuelles. La temporalité fantastique est marquée par une obsession anxiogène et toxique du temps passé. Le mythe puise ses racines dans un temps immémorial, cyclique. Symbole de la créativité des littératures et du cinéma de l'imaginaire, le temps est au coeur de l'individu, de sa subjectivité, de sa mémoire et de son rapport au monde physique.
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)