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Expo54. Edition bilingue français-anglais
Varda Agnès ; Ridgway Tom
DELPIRE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791095821632
En juin 1954, Agnès Varda ouvre les portes de sa maison rue Daguerre pour présenter, dans sa cour, à même les murs, un choix de portraits, nus, natures mortes. Sa rue et ses voisins sont des sujets privilégiés, comme Alexander Calder, rencontré grâce à Jean Vilar, ou encore Hans Hartung et Brassaï. Les visiteurs découvrent des images frappantes par leur style, annonciatrices de l'esthétique de toute une carrière. Transparaissent déjà son humour et son amour des mots ; la personnalisation d'objets du quotidien à travers ce qu'elle nomme ses " drôles de gueules " ; la patate en forme de coeur presque cinquante ans avant son documentaire Les Glaneurs et La Glaneuse ; les premières images de Sète où la photographe discerne des lignes de force, agence les perspectives, joue avec les formes et les textures jusqu'à la limite de l'abstraction. Agnès Varda nous incite à découvrir ce qu'elle voit de ses " yeux curieux ".
Résumé : Avec La Pointe-Courte, Agnès Varda produit en 1954 un film radical alternant un style graphique et réaliste qui n'a pas échappé aux cinéphiles avertis de l'époque. Le film arbore une indépendance artistique qui rompt avec les codes du cinéma de son temps au point d'être qualifié de précurseur de la Nouvelle Vague. Pour préparer son film, la jeune femme entreprend une sélection minutieuse de ses photographies, parmi les quelque 800 vues prises à Sète entre 1949 et 1954. Elle constitue ainsi neuf planches de photographies de références et de repérage qui lui inspirent des scènes, des atmosphères et même des plans fixes du film, qu'elle détaille dans un scénario rédigé avec soin. Il n'est pas ici question de photographies de plateau ou de tournage mais bien de ce qui a préexisté à l'idée du film ou participé à sa conception. Ses sujets et motifs de prédilection sont encore confirmés par la redécouverte de tirages d'époque ou tardifs, reflets de ses préférences et révélateurs d'une vision.
Ce livre rassemble une centaine de photographies réalisées tout au long d'un parcours de plus de 40 ans. Véronique Godard vient d'une famille d'images (s ur cadette de Jean-Luc Godard), elle passe, de 1954 à 2000 du Kodak baby au Hasselblad. Au long de ses nombreux voyages, elle capte des instants personnels. Ce livre fait écho de cet ensemble de photographies, sans vraiment de sujets, oscillant entre la poésie, le constat social, des portraits, des architectures ou des paysages... "Le comment: ranger, classer quarante ans de photos prises par une amatrice un peu myope, fille d un milieu familial où la photographie a servi d histoire; ranger et classer des images positives et des négatifs, des diapos, quelques «6x9», retrouvées dormant dans une valise ou des albums, prises au gré d une vie en mouvements, de longs séjours par ci par là, ou même sur place. Puis, de ces représentations photographiées, fabriquer un objet, y ajouter quelques ponctuations, des points de vues, en gros plans ou en petites suites. Le pourquoi est simple: un fort désir, auquel s ajoute l encouragement affectueux des uns et des unes, de recomposer un chemin de vie dans les photographies regroupées ici, d y trouver des correspondances transparentes mais aussi des images décalées, parfois absurdes. Et cela de part et d autre du lac Léman, en mer Méditerranée, d un côté à l autre de l Atlantique, sur les rives droite et gauche de la Seine. Avancer, souvent sur place, en amont et en aval de ma vie tout court." Véronique Godard, extrait du texte
Résumé : En décembre 1962, deux mois seulement après la crise des missiles, Agnès Varda se rend à Cuba. Elle est alors, comme bon nombre d'intellectuels français, fascinée par cette île et son leader charismatique, et souhaite réaliser un film pour comprendre ce mélange si particulier de socialisme pur, de sensualité et de cha-cha-cha. Afin de conserver sa liberté de mouvement, elle troque la caméra pour l'appareil photo, avec l'idée de filmer ensuite ses photographies réanimées au banc-titre. Bien que n'ayant pas été conçues comme de la photographie d'art, les clichés de Salut les Cubains (1964), présentés pour la première fois dans cet ouvrage, sont d'une qualité exceptionnelle. C'est de la street photography sans contrainte. On y retrouve le style à la fois vif mais toujours bienveillant d'Agnès Varda. L'artiste crée avec cette série une tension entre images fixes et images animées qui réside au coeur de son oeuvre. L'ouvrage présente également les archives - canets de notes, croquis, pages de montage - d'Agnès Varda et quatre textes s'attachant à replacer le travail de l'artiste dans son époque (François Hourmant), à décoder les liens entre photographie et cinéma (Valérie Vignaux et Karolina Lewandowska), et à porter un regard sur l'ensemble de son oeuvre (Clément Chéroux).
Carnet de notes ou catalogue en préparation, ce livre accompagne l'exposition L'Ile et Elle et fait voir les lieux et les gens de l'Ile de Noirmoutier qui ont inspiré Agnès Varda. Plus que dans l'île, on circule dans l'esprit vagabond de l'artiste qui, depuis peu, décline sa pratique de cinéaste dans des vidéos et installations pleines de surprises. A un entrelacs de textes, photographies, maquettes d'installation et images collectionnées s'ajoutent des dessins de son complice Christophe Valleux qui a su la croquer en plein travail.
En 1955, Robert Frank sillonne les Etats-Unis. Appareil photo à la main il immortalise les instants de vie des Américains qu'il croise sur sa route : une serveuse dans un diner, un homme tatoué en train de faire la sieste, des ouvriers au travail, un cireur de chaussures, des fêtards, des amoureux, des motards, la route elle-même... Il ne s'agit pas d'un reportage mais d'un ensemble de notes prises sur le vif : Robert Frank fait naître une nouvelle iconographie où des visages anonymes s'amalgament au bord de routes tristes, dans les excroissances urbaines ou les vides d'un territoire démesuré. Les lieux et les visages pris à la volée sont souvent flous, la composition est parfois décentrée. La fréquence et la profondeur des noirs creusent les images, leur conférant un pouvoir d'abstraction. Pour la première fois en 1958, une sélection de 84 photographies en noir et blanc est publiée par Robert Delpire... dans l'indifférence générale. Jugé triste, pervers, voire subversif à l'époque, le livre devient progressivement un classique de la photographie. 60 ans après sa première publication, l'ouvrage, toujours très actuel, reparaît dans une édition revue et corrigée par Robert Frank lui-même. Couverture, format, papier et traitement des photographies ont été modifiés et se rapprochent de l'édition américaine. La préface de jack Kérouac bénéficie d'une nouvelle traduction de Brice Matthieussent.
Résumé : Picasso est l'un des artistes les plus brillants de sa génération : extrêmement prolixe, il s'est adonné à de multiples techniques différentes, de la peinture à la sculpture, en passant par la céramique ou la tapisserie et bien sûr l'illustration sous toutes ses formes ? dessin, lithographie, gravure, en petits et en grands formats, en couleur et en noir et blanc... Ce travail d'illustration forme un ensemble hétéroclite et protéiforme, représentatif de son oeuvre toute entière. Picasso a collaboré sa vie durant à un grand nombre de livres illustrés ? et pourtant, cette activité est restée bizarrement assez peu connue. Amateur de livre et d'écriture, de mots et de jeux graphiques, Picasso a rencontré de nombreux auteurs de son temps : Apollinaire, l'un des ses compagnons les plus proches, mais aussi Max Jacob, André Breton, Paul Eluard, René Char, Pierre Reverdy parmi les plus connus. Il a aussi illustré des grands classiques, comme Ovide, Aristophane, Buffon, Balzac ou Mérimée. Enfin, il a collaboré à des ouvrages de tauromachie, sa grande passion, ainsi qu'à des revues littéraires et artistiques ou à certains journaux, notamment communistes en raison de son engagement politique. A travers ces illustrations, c'est finalement toute la palette de Picasso qui apparaît depuis les inspirations cubistes, africaines, surréalistes jusqu'à un expressionnisme ludique, cocasse et provocateur...