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Heliand. L'Evangile de la mer du Nord
Vanneufville Eric ; Rouche Michel
BREPOLS PUBLISH
29,95 €
Épuisé
EAN :9782503528663
Ce poème germanique de près de 6000 vers a été composé entre 822 et 84o, vraisemblablement vers 825, dans les premières années du règne de Louis le Pieux, par un érudit chrétien, sans doute compagnon du Frison Liudger. Ce dernier était le continuateur de l'oeuvre, en pays frison et saxon, des évangélisateurs anglo-saxons du VIIIème siècle, dont Willehad, lequel avait succédé à Boniface, tué en 754 à Dokkum alors qu'il poursuivait l'évangélisation entreprise par Willibrord. La langue utilisée, qualifiée de Vieux-Saxon par les spécialistes, était donc tout à fait familière à son auteur. Celui-ci, soucieux d'assurer le succès de l'Evangile dans les c?urs à la suite de la dure conquête par Charlemagne de la Frise Occidentale et du pays saxon, usa d'une langue connue des peuples riverains de la Mer du Nord au début du IXeme siècle. Surtout, il apporta au texte de l'Evangile, basé sur des manuscrits et travaux provenant de Fulda, abbaye fondée par Boniface, des adaptations d'ordre sociologique propres à susciter l'adhésion des peuples rudes et fiers de ces contrées nordiques. En ce sens, le Heliand n'est pas seulement une reprise de l'Evangile: il est aussi le document particulier par lequel les évangélisateurs des pays riverains de la Mer du Nord font entrer le lecteur dans la société des nouveaux convertis d'entre Weser, Ems et Lauwers, fraîchement vaincus et soumis par les Francs. La présente traduction, en prose, est accompagnée du texte germanique tel qu'édité à Halle en 1878 par Eduard Sievers, et de commentaires et annotations. Elle est précédée d'une introduction historique et d'un lexique de termes empruntés au Heliand et comparés à quatre langues germaniques proches, avec traduction en français.
Alors que s?effondre l?idée d?une identité du sujet à portée universelle (nationale, politique, familiale ou autre), nous cherchons désespérément un appui sur quelque chose qui nous appartienne en propre, sans aucune contestation possible. Or, le corps semble répondre à cette exigence contemporaine : habeas corpus. De croire que nous l?avons, nous en venons même à imaginer que nous le sommes : nous sommes cette image que nous renvoie le miroir, flatteuse ou désespérante, jamais indifférente. La mode nous offre cette identité singulière, changeante, et en même temps universelle, à laquelle nous aspirons tant. Elle nous fait désirer, elle nous rend (croyons-nous) désirables. De la mode nous voici insensiblement amenés au symptôme, le signe de ce qui ne va pas dans le réel et qui touche toujours au corps, et donc à son image, puisque c?est tout ce que nous en appréhendons. Nos symptômes, ces " événements de corps ", disait Lacan, s?enracinent dans l?imaginaire contemporain. Loin d?être intemporels, ils empruntent leur " enveloppe formelle " à des courants sociaux qui les façonnent, à des modes.
Vanneuville Rachel ; Gandreau Stéphane ; Gilbert C
Résumé : Présenté comme un outil incontournable de la gestion des risques collectifs, le principe de précaution fait néanmoins l'objet d'importantes controverses en France depuis une quinzaine d'années : quel contenu lui donner ? Qui doit le mettre en ?uvre et comment ? C'est à comprendre la nature et la teneur de ces controverses que cette étude est consacrée, visant plus spécifiquement à mettre en lumière les enjeux liés à la juridicisation du principe. Refusant de considérer le droit comme un simple reflet des évolutions sociopolitiques, il s'agit de prendre au sérieux le rôle des juristes dans les débats sur la précaution. Comment interviennent-ils dans les controverses ? Quels sont les enjeux, pour le droit, et en particulier le droit administratif, à se saisir du principe de précaution ? Quels en sont les effets sur les politiques de gestion des risques ? A partir d'une analyse des discours sur la précaution et de la jurisprudence administrative, cet ouvrage, réalisé dans le cadre du programme de recherche EPR (Evaluation et prise en compte des risques naturels et technologiques) du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, s'attache à restituer le cadrage des débats français en la matière, à comprendre la place qu'y tiennent le droit et le juge administratifs pour s'interroger sur le mode de gouvernement des risques qui se joue dans cette saisie juridique du principe de précaution.
Jean-Marie Gantois, né en 1904, est demeuré en esprit sa vie durant, jusqu'à sa mort en 1968, ce jeune contemporain d'une époque caractérisée par des idéologies typiques de l'Entre-deux-guerres : nationalismes, impérialismes et colonialismes propices au racisme, suscitant des vocations politiques extrêmes issues de la gauche comme de la droite. Pour sa part, prêtre imprégné de sa Flandre rurale et catholique, l'abbé Gantois n'a pu éviter tout à fait le contact de cette atmosphère des années Trente et de ses confrontations idéologiques exacerbées par le verbe, l'écrit et de rudes manifestations antagonistes. Gantois a élaboré sa doctrine personnelle depuis les années 1920 et a placé son amour passionné et idéaliste voire mystique, de sa patrie flamande. Il a choisi d'exalter la germanité de sa région natale en chantant l'épopée de ces bas pays d'entre Somme et Mer du Nord, jusqu'à l'Ems, dont les fondations étaient, selon son concept, nordiques et sûrement pas méridionales et méditerranéennes. Peu à peu, il se résolut à afficher ouvertement, et avec quelque succès son idéologie pangermaniste européenne. Son attitude culmina alors sous l'occupation allemande de la France du Nord de 1940 à 1944, qu'il estimait protectrice pour son Vlaamsch Verbond van Frankrijk fondé avant 1930. Il ne se fourvoya pas dans le nazisme mais il s'affirma comme flamand des rives de la Mer du Nord et non pas français. A la libération, il fut évidemment arrêté, jugé, et condamné. Isolé en France, moins en Belgique, il adhéra aux idées fédéralistes en vogue, révisées selon ses conceptions particulières. Néanmoins, la revendication flamande ne trouva jamais grâce auprès de Paris. L'image de l'abbé Gantois servit de prétexte pour bloquer toute avancée dans ce domaine.
Aux Pays-Bas, les historiens ont intégré en partie, selon les territoires et les époques, l'histoire de la Flandre. Leurs collègues belges ont fait de même. En France, la Flandre de France, en tant que telle, a fait l'objet de différentes études, surtout par des historiens francophones. Il manquait à cet ensemble de travaux divers et non coordonnés, une vision globale et harmonisée, dépassant les clivages habituels et surtout tenant compte des apports néerlandophones. Bref, la lacune c'était le "point de vue flamand", forcément différent de celui de Paris, Bruxelles ou Amsterdam, habituellement véhiculé. C'est dans cet esprit qu'a été conçu et réalisé le présent ouvrage, qui s'appuie sur les racines de la Flandre médiévale en son intégralité, depuis l'Escaut jusqu'à la Scarpe, puis sur les modifications apportées par les princes et les monarques, depuis les Bourguignons jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Se pose aussi la question de l'identité flamande, celle d'un peuple divisé sur trois états. Ces derniers, plus ou moins motivés par la reconnaissance du peuple flamand, abordent différemment la question de cette identité.
Louis Antoine (1846-1912), ouvrier autodidacte wallon, un temps attiré par le spiritisme, rompit avec le catholicisme ambiant pour fonder une religion nouvelle basée sur une doctrine et des écritures monothéistes originales : le mal et la maladie viennent de la matière ; l'homme peut s'en débarrasser en prenant conscience de sa nature spirituelle. Le charisme et la réputation de thaumaturge du "Père Antoine" lui attirèrent beaucoup de sympathisants dans les couches populaires en voie de déchristianisation. Après la mort du "Père", son épouse, la "Mère", le relaya dans l'organisation de la nouvelle foi, largement décentralisée et dotée de rites fort sobres. Il existe ainsi en Wallonie et dans le Nord de la France une cinquantaine de temples antoinistes qui accueillent des fidèles, en nombre relativement restreint, mais aussi tous ceux qui cherchent un remède à leurs souffrances. Maître de conférences en psychologie sociale à l'Université de Lille, Régis Dericquebourg a mené une enquête sur le terrain. Resituant l'antoinisme dans le cadre des religions de guérison dont il est le spécialiste, il donne ici la première description systématique et impartiale de cette religion méconnue, dont il souligne l'extrême discrétion, explicite la doctrine, cite les textes principaux et dévoile le fonctionnement concret.