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Revue de sociologie 2021-2022. Vol. 91
Vander Gucht daniel
LETTRE VOLEE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782873176112
Ce numéro double de la Revue de l'Institut de sociologie contient un hommage à Claude Javeau (1940-2021), intellectuel et professeur de sociologie à l'Université libre de Bruxelles. Prenant plus que sa part à la vie intellectuelle de son temps (on lui doit notamment la notion de "belgitude"), comme expert et à l'occasion chroniqueur à La Libre Belgique, il est l'auteur d'une bonne vingtaine de manuels, de traités et d'essais sociologiques qui lui valurent d'être invité dans de très nombreuses universités internationales. Ce volume contient également un dossier consacré à la question migratoire et à la nécessaire notion d'hospitalité. Sommaire : Daniel Vander Gucht : La cérémonie des adieux - Hommage à Claude Javeau sous la direction d'Anne Van Haecht : Anne Van Haecht : Claude est parti ; Jean-Marie Brohm : Pour Claude Javeau. Remémorations : Paris-Bruxelles-Montpellier : Michel Meyer, Les définitions de la société selon Weber et Durkheim s'accordent-elles ? Vers une nouvelle synthèse Fabien Ollier : Du côté de la vie bien emplie. Claude Javeau en amicale connivence ; Olivier Ihl : La parole perdue... Sur la naissance de la théorie du suffrage ; Henri-Pierre Jeudy : Pour une autopsie de la trahison ? Magali Uhl : Culture visuelle et regard féminin. La neutralité axiologique à l'épreuve du "gaze" en photographie et au cinéma Christophe Dargère : L'arrangement du décor. Perspectives institutionelles et situationnelles d'un concept ; Firouzeh Nahavandi : "Pays sous-developpés" et stigmate ; Luc Van Campenhoudt : Le malentendu sous l'angle de la sociologie de la vie quotidienne ; Louis Jacob : Quelques orientations en hommage à Claude Javeau ; Patrick Vassort : Claude Javeau : imagination et résistance ; Inégalités et déplacements forcés : l'hospitalité comme dialogue et comme reconfiguration sociale sous la direction de LouisJacob et Myriame Martineau : Louis Jacob et Myriame Martineau : Introduction ; Simon Latendresse : L'hospitalité à l'ère des migrations de masse, ou comment sortir (enfin) de la biopolitique ? Une enquête dans deux refuges pour migrants à Mexico ; Pauline Neveu : L' "altérité hospitalière" : pour une prise en compte des différences inhérentes à la relation d'hospitalité ; Jean-Louis Genard : Enjeux moraux et politiques de l'exigence d'hospitalité.
L'An passé à Jérusalem est le journal de bord tenu à Jérusalem par un Juif européen qui effectua quatre longs séjours en Israël et en Palestine, de l'été 2004 jusqu'à la veille du retrait israélien de la bande de Gaza, à l'été 2005, soit une année durant. Convaincu que l'intérêt de ce journal tient moins à l'originalité de ses propos qu'à la vérité subjective et partiale de cette rencontre, longtemps différée car tant redoutée, avec la société israélienne, l'auteur a choisi de ne rien gommer de ce témoignage brut de la mise à l'épreuve d'une réalité âpre, complexe et à maints égards paradoxale. Il entend susciter un salutaire débat contradictoire et faire entendre ces voix - souvent israéliennes, du reste - que l'on prétend trop facilement dissidentes pour mieux les réduire au silence.
La définition de l'art politique a connu un bouleversement considérable au tournant des années 1970 avec l'abandon du paradigme absolutiste de l'art ("l'Art est tout") et du politique ("la Politique est tout") au profit de la mise en place d'un nouveau paradigme relativiste ("tout est art" et "tout est politique"). Au messianisme révolutionnaire des avant-gardes historiques se substitue ainsi un projet de réinvestissement et de réappropriation de l'espace public dans et par la pratique artistique. La question de la place des femmes en est l'un des aspects les plus marquants. A la lumière d'une tradition déjà séculaire d'art engagé, et à l'aide de quelques outils conceptuels simples empruntés à la sociologie et à la philosophie politique, cet ouvrage - qui s'adresse tant aux étudiants qu'aux amateurs et aux artistes eux-mêmes - tente de cerner la question récurrente de la responsabilité de l'artiste, et par la même occasion de mieux comprendre le propos de cet art contemporain qui continue à nous provoquer.
La Jalousie débarbouillée s'il est incontestable que le sentiment de jalousie est communément partagé dans nos sociétés comme dans nombre d'autres cultures, les sciences humaines, mobilisées dans ce livre, ont pu démontrer qu'il n'en est pas pour autant naturel, au sens d'un instinct universel, ni moins encore valorisé de la même manière dans toutes les sociétés et à toutes les époques. Il aura fallu la conjonction de la " libération sexuelle" et de la " démocratisation " de la passion amoureuse (jadis incompatible avec l'institution matrimoniale qu'elle minait, comme l'illustre exemplairement le mythe de Tristan et Yseult), sous la forme du coup de foudre et du mariage d'amour dans la société capitaliste, pour légitimer, c'est-à-dire "naturaliser" le sentiment de jalousie amoureuse. L'auteur s'attache ainsi à déconstruire cet édifice social construit à la gloire de la propriété privée amoureuse, pour plaider, sur le plan éthique, en faveur de l'incertitude amoureuse, seule morale adaptée - mais exigeante - à notre société démocratique, respectueuse tant d'autrui que de soi-même.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.