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Complexité du posthumanisme. Trois essais dialectiques sur la sociologie de Bruno Latour
Vandenberghe Frédéric ; Vaugrand Henri
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782296015029
Après la révolution économique globale et la révolution digitale ou cyber-révolution, voici advenue la révolution génétique, celle de la biologie moléculaire et de ses applications bio industrielles. Les nouveaux développements dans les biosciences et les tentatives de la techno industrie pour transformer la vie même en marchandise montrent que le néocapitalisme mondial ne fait pas que coloniser la vie quotidienne mais que son intention est de réifier et de coloniser la vie elle-même à la recherche du profit. La conjonction du capitalisme, de l'informatique et de la génétique semble ouvrir la voie à la modification technologique et à la marchandisation de la nature humaine et, ce faisant, à un nouveau genre de réification (Verdinglichung) que ni Marx ni Lukacs n'avaient entrevu en forgeant le concept : en dépassant les anciennes distinctions ontologiques entre l'animal, l'homme et l'objet, les techno sciences peuvent les réduire à des gènes, des molécules et des machines qui peuvent être mélangés et recombinés en un monstrueux artefact vivant. Frédéric Vandenberghe propose ici une analyse critique du post-humanisme dans une perspective humaniste qui, si elle exagère parfois l'étendue du risque, ou si elle semble catastrophique voire conservatrice, est avant tout une lutte politique contre les nouvelles réifications de notre époque. En étudiant les philosophies et les sociologies post-humanistes de la technologie, l'auteur y voit les expressions idéologiques de la logique culturelle du néocapitalisme et il les utilise comme des sources pour développer une critique post-marxiste de l'économie bio politique.
A quel modèle de scientificité les sciences humaines et sociales doivent-elles donc se rapporter ? Passées les références enflammées de jadis à Bachelard et à la rupture épistémologique, au positivisme logique ou empirique, à la réfutabilité de Popper, etc., la question semble presque oubliée, au profit de considérations méthodologiques à petite ou moyenne portée. Elle est pourtant toujours bien là, irrésolue. C'est dans ce silence qu'il devient urgent de prendre connaissance du réalisme critique, cette philosophie des sciences humaines, impulsée par Roy Bhaskar (1944-2014), totalement inconnue en France, mais si importante dans l'univers anglo-saxon. A partir d'une critique radicale du positivisme et du scientisme, dont il montre pourquoi il ne tient déjà pas dans le domaine des sciences dures, et dans le sillage d'Aristote, Hegel et Marx, le réalisme critique s'oppose à tout réductionnisme. Il ouvre (via Margaret Archer notamment) à une pensée des interrelations entre la structure sociale, la culture et les personnes qui rendent le pouvoir aux acteurs en soulignant l'importance de leur réflexivité. L'introduction du réalisme critique dans le monde francophone pourrait bien conduire à une révolution paradigmatique dans les sciences sociales et humaines.
Vandenberghe Tom ; Verplaetse Eva ; Thys Luk ; Goe
Bangkok street food vous invite à concocter chez vous tous les plats thaïlandais les plus savoureux : phad thaï, porc croustillant, curry de crabe sauté, liserons d'eau frits... Tom vous emmène à la découverte des plats cuisinés par les vendeurs ambulants et sur les marchés de Bangkok, pour le plus grand plaisir de vos papilles !
Si les sciences sociales ne réussissent pas à se dégager de l'utilitarisme, elles risquent fort de connaître le même destin que les sociétés et les universités ? elles ne seront plus une vocation, mais une profession, et en tant que telles une simple extension du Marché et de l'État.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.