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Ainsi pensait Zarathoustra. Une philosophie avant la lettre
Van Sevenant Ann
NON LIEU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782352702436
L'histoire de la philosophie commence avec la pensée de Zarathoustra, mille ans avant la naissance de la philosophie grecque. L'étude d'Ann Van Sevenant se fonde sur l'un des textes les plus anciens de l'humanité, appelés les Gathas. Ces chants, attribués à Zarathushtra Spitama, sont à l'origine de la religion zoroastrienne, qui a eu une influence considérable sur les trois monothéismes et qui est encore pratiquée aujourd'hui par 250 000 personnes dans le monde. Mais il y a aussi une dimension existentielle dans la pensée de Zarathoustra dont les grands philosophes orientaux et occidentaux se sont inspirés tout au long de l'histoire, entre autres, Pythagore, Héraclite, Platon, Aristote, Plotin, Mani, Augustin, Avicenne,Thomas d'Aquin, Pléthon, Ficino, Spinoza, Hume,Voltaire, Kant, Hegel et Nietzsche. Cet ouvrage propose une nouvelle approche de la philosophie à partir de Zarathoustra.
Résumé : Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu'ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire...
L'écriture philosophique a toujours été un travail de précision. Parmi les éléments dont elle est composée, les caractères alphabétiques et les données graphiques jouent un rôle d'importance égale. Depuis la visualisation électronique de l'information, les outils de travail du philosophe se sont manifestement multipliés. Mais bien avant cette visualisation, le philosophe disposait déjà de précieux instruments minimalistes pour attirer l'attention sur les qualités métadiscursives du texte. Dans cet essai, Ann Van Sevenant mesure l'impact de ces signes appelés non verbaux, sans lesquels la philosophie n'aurait pu pleinement se développer. Ainsi, les parenthèses, les guillemets et les italiques sont considérés comme des signes insertifs ou importants. Ils permettent d'introduire de nouvelles significations dans le texte, véhiculent des arrière-pensées et facilitent l'importation de langues étrangères. Etant donné que rien n'assure que le multimédia le plus polychrome, polyphone et polyglotte. conduise par définition au multilinguisme, rien n'indique, inversement, que le texte imprimé soit uniquement monolingue.
Résumé : Quand la notion d'état providence dérape, jusqu'où ira l'absurdité bureaucratique dans la recherche du bonheur pour tous ? Une série de tableaux pour des destins qui s'entrecroisent jusqu'à la terrible conclusion qui les rassemblera. Quand la société pousse à son paroxysme les idéaux d'égalité sociale, le résultat peut facilement tomber dans l'absurde. Par exemple, pour éviter les déficits chroniques de la sécurité sociale, quel meilleur moyen que d'interdire aux gens de prendre des risques avec leur santé ? Quitte à instaurer une police médicale et à mettre les contrevenants à l'amende... Trois histoires kafkaïennes à faire peur qui brossent un portrait terrifiant d'un monde trop règlementé.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Ce livre, fruits de nombreuses études de terrain menées par l?auteure dans les années 1990, étudie le phénomène des vierges jurées, ces femmes qui deviennent hommes, dans le nord de l?Albanie. Il explique comment, pour clore un cycle de "reprise du sang", des femmes prennent socialement la place des hommes au sein de famille décimée par la vendatta. Le marqueur principal de cette "masculinisation" est l?habit. Pour devenir homme, la transformation doit être totale : ces femmes acquièrent le droit de porter le pantalon, interdit aux femmes dans cette région. L?accès aux prérogatives masculines (droit de boire, de fumer, de mener un troupeau, de porter le fusil, négocier les conflits familiaux) est aussi, et surtout, accompagné de l?obligation de chasteté. Devenant homme, ces femmes renoncent à tous rapports sexuels (essentiellement pour éviter l?enfantement, marqueur de la position sociale peu enviable de la femme dans la société). A partir d?une situation bien spécifique, le nord de l?Albanie régie par le code du Kanun, l?ouvrage d?Antonia Young montre en quoi la construction du genre est avant tout social, et non pas un phénomène naturel déterminé par des organes sexuels reçus à la naissance. Si la société n?a pas assez d?hommes pour assumer les tâches dévolues traditionnellement aux hommes, alors les femmes sont transformées en hommes par cette société. En plus de l?étude d?Antonia Young, traduit par Jacqueline Dérens, l?ouvrage comporte une préface de Nicole Pellegrin, éclairant les enjeux de la question du genre aujourd?hui. Il comporte également une douzaine de photographies noires et couleurs, un aparat critique enrichi, une annexe sur le Kanun, un index des lieux et une carte du nord de l?Albanie.
Que reste-t-il des Printemps arabes ? Le succès relatif de la révolution dans un seul pays, la Tunisie, et un échec général dans les autres ? Pourquoi la Tunisie ? Pour répondre à cette interrogation, après une remise en perspective historique nationale et internationale de la présomption d'une "exception autoritaire arabe", une comparaison s'impose des trajectoires des insurrections tunisienne et arabes. Dans ces Printemps, le temps insurrectionnel tunisien occupe une place à part : il les précéda tous et servit aux autres peuples de moteur et de modèle. Il fut particulièrement complexe dans son déroulement et son issue, la chute du président Ben Ali, résulta d'une exceptionnelle, voire aléatoire, combinatoire de facteurs qui est ici reconstituée. Aux portes d'une Libye chaotique et au terme de quatre années de combats et débats souvent durs, la Tunisie est entrée dans une phase post-révolutionnaire et bénéficie depuis et jusqu'ici d'un régime démocratique d'une "solide fragilité". S'agissant des autres pays du front des Printemps arabes, voire de l'ensemble du monde arabe, qui peut sérieusement dire, au regard d'un retour dans ces régions du séculaire "Grand Jeu" international, que les apparents échecs et les impasses actuelles sont imputables à un déficit démocratique des peuples arabes, qui peut assurer que, là où elles semblent en panne actuellement, la page des révolutions est définitivement tournée ?