Ordinaire", "absurde", "injustifiée", "angoissante" : l'histoire de la philosophie regorge de termes pour exprimer une vie dont on ne saisit pas le sens, une existence dans laquelle on est jeté sans comprendre le rôle à y jouer, sans savoir si on existe vraiment. Du moins, postule Adèle Van Reeth, ces mots ont-ils été posés par des personnes qui n'avaient pas porté d'enfants. Sans nullement tomber dans l'injonction à la la maternité, ni remettre en question l'idéal féministe d'émancipation du rôle de mère, Adèle Van Reeth part de sa propre grossesse pour expliquer combien être porteuse d'un être humain à l'intérieur d'elle-même a doté son existence d'une telle réalité qu'elle ne pouvait plus douter de son sens. Un récit touchant, personnel, questionnant et à rebours de l'histoire de la philosophie.
4e de couverture : "La vie ordinaire est une vie d'hypocrite. On fait comme si c'était ?déjà ça? de vivre ?tranquillement?, comme si on ne voulait pas d'aventure. Comme s'il suffisait de se la couler douce dans les plis du laisser-être pour atteindre la tranquillité tant recherchée. Sauf que la plupart du temps, on n'y arrive pas.Puisque l'existence humaine est à la fois provisoire et continue, puisque rien ne dure et que le temps ne se retient pas, la tranquillité n'est pas de ce monde. Et c'est tant mieux. Que le dard de l'intranquillité vous pique encore et encore ! Demandez-vous, au moins une fois, si le nombre d'années parcourues, les épreuves et les angoisses endurées, si vous avez vécu tout ça pour vous réfugier dans la mauvaise foi de l'émerveillement ordinaire, sans jamais vouloir fouiller en dessous, remuer la vase qui étouffe vos désirs et vous fait croire qu'être quelqu'un, c'est peser lourd, et s'accrocher aux horaires comme si la vie en dépendait."
Résumé : En être ou ne pas en être, telle est la question du snob. Mais a-t-il vraiment le choix ? Et si, plus qu'une comédie mondaine, le snobisme était une passion douloureuse, un esclavage ? Le snobisme est un désarroi ou, pire, un divertissement. Et le snob est un clown triste. Mais s'il n'est pas risible, c'est qu'il a, parfois, la sagesse de se moquer de lui-même... Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture "Les Nouveaux Chemins de la connaissance" d'Adèle Van Reeth.
Présentation de l'éditeur Pourquoi est-il essentiel de prendre la méchanceté au sérieux ? Parce que contrairement au criminel, qui est jugé d'après ses actes, et au sadique, qui est pris dans une perversion du désir, le méchant est celui pour qui le mal est devenu une habitude. Composante secrète de l'intériorité d'un individu, la méchanceté renvoie à une série de présupposés moraux sur la liberté, le caractère, l'intention et la faute. Penser la méchanceté, c'est donc s'interroger sur la difficulté contemporaine à proposer une évaluation morale de la société et des individus. Mais sommes-nous encore prêts à assumer de telles réflexions concernant la nature de l'homme ? Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.
Le chagrin conduit le coeur vers la littérature et la philosophie dans l'espoir d'y trouver une consolation, comme un enfant se réfugie dans les bras de sa mère. Mais les mots des autres ne consolent pas. Regarder la mort en face, n'est-ce pas constater notre condition d'êtres résolument inconsolables ?Qu'est-ce que ça change, vraiment, de perdre son père ? Sans croyance en un au-delà, que signifie l'ultime disparition de ce qui est ? Rien ne change, et pourtant le monde n'est plus le même. Il faut s'habituer à vivre dans un monde sans lui. La vie continue, les matins se succèdent, les enfants grandissent, un nouveau chat rejoint la maison, et après la grande tristesse c'est la peur de l'oubli qui survient.Et si tout redevenait comme avant ? La vie, même dans l'impossible face-à-face avec la mort, se trouve dans cette alternative : quand le temps s'étire, on s'ennuie ; quand le temps s'arrête, on gémit. Le drame n'est-il qu'une suspension provisoire de nos soucis ? Mais alors, nous autres, êtres inconsolables, avons-nous la possibilité de jouir de l'existence en connaissance de cause ?A. V. R.
Résumé : Chaque année, les élèves de terminale n'ont que dix mois pour se préparer à l'épreuve de philosophie, connaître une vingtaine de notions et d'auteurs, et aiguiser leur réflexion. Comment se préparer à cette épreuve du baccalauréat ? Les Nouveaux Chemins de la Connaissance et huit professeurs de philosophie proposent ici de décortiquer quatre sujets de dissertation et d'expliquer quatre textes, susceptibles de tomber le jour J. Chaque professeur s'est mis dans la peau d'un candidat et explique, au fur et à mesure des questions d'Adèle Van Reeth, la méthode à mettre en place (introduction, plan et conclusion, développement des arguments et exemples). Destinés aux candidats du baccalauréat, ces entretiens, dotés de plans détaillés et de "zoom" sur les auteurs ou les notions, sont un outil de révision afin d'avoir les bons réflexes méthodologiques le jour de l'épreuve, de parvenir à jongler entre auteurs et notions, mais aussi de pouvoir s'impliquer personnellement dans la réflexion proposée par le sujet ou le texte, le tout en quatre heures.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.