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DEJA VU - ESSAI SUR LE RETARD DE LA CREATION AU CINEMA
Van Eynde Laurent
VRIN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782711630523
Ce livre explore quelques-unes des formes selon lesquelles la mélancolie devient moteur de l'acte de création artistique. Le cinéma hollywoodien, qui assume pleinement son statut d'art industriel, est le terrain choisi pour cette exploration. L'histoire du cinéma, brève pourtant, est l'une des plus discontinues qui soit, traversée de ruptures formelles, techniques et esthétiques. Ainsi, la création cinématographique est-elle tout particulièrement dépendante d'une historicité heurtée qui la confronte sans cesse au fait d'être dans un " après " - après une forme, un enjeu, une invention, un genre qui s'effacent mélancoliquement. Il s'agit donc de penser le cinéma comme lieu où la création s'assume comme recréation, dans la répétition d'une origine perdue et pourtant encore si prégnante. L'auteur analyse des films de William Dieterle, Alfred Hitchcock, Billy Wilder, Brian De Palma et enfin Damien Chazelle.
Alfred Hitchcock a investi sans reste les conditions mêmes de l'image cinématographique: formes perceptives et narratives, mais aussi déterminations propres à une production industrielle, possibilités offertes par la « reproductibilité technique », sidération du « spectaculaire » hollywoodien, etc. Hitchcock s est ainsi posé en formaliste d'une image autosuffisante jusqu à en devenir trop réelle, « hyperréelle ». Mais il redouble aussi bien ce mouvement instituant d'une réflexivité de l image, en ne cessant de montrer « ce qu'il fait », d'avertir le regard fasciné de la puissance de son image. C est dans le même élan qu Alfred Hitchcock crée, dessine, compose, et s interroge sur la culpabilité du faire-image. L analyse de six films majeurs se veut une contribution à une philosophie de l image et de ses formes.
Anthony Mann. Arpenter l'image est le premier ouvrage en français qui propose une analyse des films majeurs de l'un des plus importants réalisateurs hollywoodiens classiques, Anthony Mann (1906-1967). Celui-ci s'est investi dans les genres les plus importants de l'art cinématographique : film noir, western, film de guerre, péplum. Les auteurs visent, à travers ces analyses, à réfléchir l'image cinématographique et à contribuer à une philosophie de l'image. C'est que l'ambition de Mann est bien réelle : il s'obstine, tout au long de sa carrière, à comprendre ce qu'est l'image et l'action qu'elle donne à voir. Mann raconte et s'efforce de comprendre en même temps, à même ses images, ce que c'est que de narrer en image, ce qu'est une action qui est de part en part image. Mann arpente les images qu'il compose.
Si Goethe a souvent proclamé qu'il n'avait pas le sens de la philosophie, l'?uvre de Kant a pourtant durablement retenu son attention. Sa lecture s'est pour l'essentiel portée sur la Critique de la faculté de juger, en laquelle il reconnaissait une tentative fondamentalement originale de penser, dans l'unité de notre expérience, la création géniale et le savoir d'une vie organique de la nature. L'esthétique de Goethe peut ainsi apparaître comme l'un des commentaires les plus originaux de la troisième Critique.Ce livre, entre métaphysique et esthétique, rend compte de manière détaillée de la lecture de Kant par Goethe et situe cette rencontre hors du commun dans le contexte historique de l'émergence du romantisme, du classicisme et de l'idéalisme allemands. La richesse philosophique et littéraire de l'époque est encore féconde aujourd'hui. L'interprétation de Kant par Goethe en est sans doute l'une des démonstrations les plus convaincantes. La philosophie contemporaine ne cesse de s'expliquer avec Kant et la littérature allemande de dialoguer avec Goethe. Leur face-à-face, dont nous mesurons mieux aujourd'hui l'enjeu mais aussi les aboutissements, est un des moments fondateurs de notre modernité.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.