Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Van Dyck graveur. L'art du portrait
Torres Pascal
LE PASSAGE
28,40 €
Épuisé
EAN :9782847421095
L'histoire du portrait, origine mythique du dessin, de la peinture, de la représentation est profondément bouleversée par les arts graphiques. Lorsque le portrait peint, oeuvre unique, demande sa traduction gravée, sa multiplication, l'image du sujet portraituré perd son caractère d'unicité, devient symbole, comme une monnaie antique présentera toujours le profil d'un césar vidé de toute substance humaine, déifié. Par une double circonstance du hasard, le recueil de portraits gravés initié par Van Dyck, et publié de façon apocryphe sous le titre de l'Iconographie, ouvre une nouvelle étape dans l'histoire du portrait : sa diffusion internationale sur plus de trois siècles impose au portraitiste des normes, des dogmes académiques dont Roger de Piles se fera le héraut. Mais la première conséquence de la célébrité de l'Iconographie est la recherche effrénée, par les collectionneurs, des premières épreuves autographes réalisées par Van Dyck. Ainsi la plupart des dessins préparatoires, et des premiers états corrigés par la main de l'artiste, brûlent lors de l'incendie de l'atelier de Boulle à qui ils appartenaient. Cette recherche de l'authentique, de l'unique, simple contradiction de la nature multiple du portrait gravé, appartient à l'histoire des collectionneurs, parmi eux au baron Edmond de Rothschild qui réunit l'un des plus beaux ensembles d'études de la main de Van Dyck que le Louvre présente, sous le titre Van Dyck graveur, l'Art du portrait, aux côtés des cuivres originaux que la Seconde République avait acquis pour la chalcographie du Louvre, et des estampes les plus fameuses gravées par Van Dyck ou par son atelier.
L?apparition de l?estampe constitue un phénomène majeur pour l?histoire et l?art en Occident. Au tout début du XVe siècle, artistes et graveurs expérimentèrent diverses techniques, principalement la xylographie, la gravure sur métal en relief et la gravure au burin, permettant par l?impression d?une matrice gravée et encrée sur un support de créer et de diffuser des images multipliables à l?identique. Si les estampes circulèrent très vite partout en Europe, les régions germaniques en furent le foyer originel, bien avant que cette invention ne fût transposée dans le domaine de l?impression des textes par Gutenberg dans les années 1450. En articulant deux fonds majeurs en France et en Europe, la collection de la Réserve du département des Estampes de la Bibliothèque nationale et la collection Rothschild du département des Arts Graphiques au musée du Louvre, Les Origines de l?estampe dans les écoles du Nord (1400-1470) présente les différentes étapes de l?évolution de l?estampe, ses acteurs et ses modalités de production, ses rapports avec les autres arts et ses usages, depuis les toutes premières gravures sur bois en Allemagne en 1400 jusqu?au début de la carrière de Martin Schongauer, graveur rhénan qui changea fondamentalement le statut de l?estampe au sein des arts.
Je souhaiterais évoquer le livre sans passer par l?écrit. C?est, en quelques propositions plastiques, un hommage visuel au livre », déclare Jean-Philippe Toussaint à propos de l?exposition Livre/Louvre, pour laquelle le musée du Louvre lui a donné carte blanche. Dans le prolongement exact de cette exposition, La main et le regard. Livre/Louvre est un ouvrage qui, par l?image et non par l?écrit, entend rendre hommage au livre; mise en abyme apparemment paradoxale et pourtant naturelle pour un écrivain, Jean-Philippe Toussaint, qui est aussi cinéaste et plasticien. Jean-Philippe Toussaint, à propos de son livre La main et le regard. Livre/Louvre:"Le livre est une partie intégrante de l?exposition. Je l?ai conçu comme une création visuelle autonome, une composition lumineuse, insolente, mélancolique et colorée. Ce qui m?intéresse, c?est de mettre en relation des éléments qui ne sont pas nécessairement équivalents, une gravure de Dürer et une photo de Zidane, des tableaux de la Renaissance et des mains de lecteurs dans le métro de Tokyo. J?essaie de créer des correspondances, aussi bien horizontales, la page de gauche par rapport à la page de droite, que verticales, telle page par rapport à celle qui suit ou à celle qui précède. Il y a là des images de l?exposition au Louvre, mais aussi des images de mes films, des images personnelles, des images intimes de mon propre cerveau captées par les techniques les plus récentes de l?imagerie médicale. Dans cette façon de mettre toutes ces images en relation, parfois j?illustre, je complète, et il en ressort une harmonie de sens ou de tonalité, parfois je heurte, je bouscule, j?entrechoque, et cela crée un dynamisme, un appel d?air, un contraste, un déséquilibre.""
Forteresse militaire, palais royal, musée, symbole de la royauté, emblème de la République, le Louvre poursuit sa métamorphose depuis plus de huit siècles. L'Histoire s'y révèle. Les plus grands chefs-d'oeuvre y abondent, et pourtant, malgré sa célébrité, le premier musée du monde demeure un labyrinthe méconnu.Il fallait un guide comme Pascal Torres, au regard aussi passionné que précis, pour explorer ces mille dédales et en approcher les symboles. Depuis les funérailles d'Henri IV jusqu'à la tourmente déclenchée par la pyramide de verre, entre Nicolas Poussin, Georges Braque ou Belphégor qui hantent toujours ses murs, des pérégrinations de La Joconde ou de la Vénus de Milo aux découvertes archéologiques les plus récentes, c'est une autre histoire du Louvre qui se raconte au fil de ces pages. Pascal Torres nous donne à voir un monument en perpétuelle transformation, pour mieux en saisir le sens.
Pascal Torres nous raconte un monument en perpétuelle transformation, pour mieux en saisir le sens : une visite guidée pour découvrir l'histoire de ce lieu incomparable, dont les tableaux ne sont pas les seules richesses... On connaît le prestigieux musée, qu'aujourd'hui le monde entier nous envie. On connaît moins l'histoire du lieu, reflet de l'histoire de France, tour à tour forteresse, palais et symbole républicain. Depuis la fondation du Louvre de Philippe Auguste au XIIe siècle jusqu'à l'internationalisation du musée au XXIe, le Louvre se révèle ici à travers des épisodes marquants de son histoire (une visite nuptiale de Napoléon Ier et de Marie - Louise, le rapt de la Vénus de Milo, l'incendie des Tuileries, le vol de la Joconde, etc.) ou les oeuvres les plus emblématiques (le Grand Sphinx de Tanis, les Chevaux de Marly , Le Sacre de l'Empereur de David , etc.) qui l'ont fait tel qu'il est aujourd'hui : le palais des rois et de l'art - roi.
Avec Skiatook Lake, Jubert & Séverac signent un polar imprégné de réalisme et d'authenticité, un véritable western noir qui dépeint les rapports entre Blancs et Indiens aujourd'hui, dans une Amérique où règne la loi du plus fort. Hominy, Oklahoma, l'Indienne osage Christine Longwalk est retrouvée morte dans une voiture sans conducteur après le passage d'une tornade. Accident ? Enlèvement lié à ses relations avec le Conseil minier ? Jack Marmont, chef-enquêteur de la police tribale, hérite de l'affaire dans un contexte explosif : le gisement de pétrole qui dort sous les pieds des Indiens attise les convoitises, et le projet de parc éolien échauffe les esprits des jeunes activistes de la tribu qui voient là l'occasion de se révolter contre l'hégémonie blanche. A la recherche de la vérité, Marmont va évoluer en terrain miné et enquêter seul contre tous. Un roman écrit après un séjour des deux auteurs dans la réserve osage, en Oklahoma. Reçus comme amis de la Nation, ils ont eu l'opportunité de rencontrer les acteurs sociaux, économiques, politiques, culturels et spirituels de la tribu, et ainsi de rapporter le matériau d'un polar imprégné de réalisme et d'authenticité. Un véritable western noir qui dépeint les rapports entre Blancs et Indiens aujourd'hui, dans une Amérique où règne la loi du plus fort.
La destinée extraordinaire d'Helen Keller, enfant aveugle, sourde et muette, tenue pour folle et puis surdouée, beaucoup la connaissent. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des Etats-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée. Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche, tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.
Marie Marvingt est une femme exceptionnelle qui collectionna un nombre considérable d'exploits sportifs et fit preuve tout au long de sa vie d'une générosité et d'une bravoure hors du commun. Pionnière du féminisme, la " fiancée du danger " est tombée dans l'oubli. Avec ce roman, Michèle Kahn lui redonne sa place prééminente parmi les figures majeures du XXe siècle.Femme exceptionnelle, surnommée " la fiancée du danger ", Marie Marvingt (1875 ? 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.
Résumé : Le destin d'une femme, amie des arts, pionnière d'un féminisme qui bouscule les conventions de son époque. Au lendemain de la guerre de 1914, Yvonne Vierne, jeune femme intrépide, crée à Paris La Porte étroite, une petite librairie située au 10 rue Bonaparte, spécialisée dans la bibliophilie, l'art et la poésie. Elle y fait la rencontre de Henri-Pierre Roché, le futur auteur de Jules et Jim, grand ami des peintres et grand collectionneur, qui l'introduit dans un monde pour elle fascinant, celui de la modernité littéraire et artistique parisienne. Très vite, sa librairie devient le centre autour duquel gravite toute l'avant-garde - Gide et Roché, bien sûr, mais aussi Picasso, Derain, Dufy... Jusqu'au jour où un beau jeune homme pousse la porte de sa boutique : c'est le coup de foudre, et bientôt un mariage d'amour qui la fait entrer dans la grande bourgeoisie parisienne mais l'oblige, la mort dans l'âme, à abandonner sa librairie. Pour sa belle-famille, très conservatrice, il est en effet inconcevable de la laisser continuer son activité. Mais si elle accepte ce changement radical d'existence, Yvonne ne peut renoncer à son goût pour l'art : elle se met à collectionner des artistes de son temps, et en particulier un certain Sanyu, peintre chinois alors totalement inconnu, dont les Chrysanthèmes roses dans un vase blanc, beaucoup plus tard, à l'heure de sa gloire, aideront sa famille à surmonter les multiples épreuves que lui réserve la vie.