
Poids et mesures. Une comparaison
Depuis ce matin froid de janvier 1961 où ils ont commencé à travailler ensemble dans le "Bureau des poids et mesures", Karl Dijk a été le collègue du narrateur. Pendant 45 ans, ils ont partagé un bureau, arpenté le pays, contrôlé les commerces et les petits vendeurs de ferme, les étals de marché et les institutions pour s'assurer que les balances et les poids étaient conformes au poids standard, le "grand K", établi par des scientifiques à la fin du XVIII e siècle et conservé depuis lors au Pavillon de Breteuil à Paris. Au gré des souvenirs que le narrateur garde de son collègue, le lecteur suit les grands changements qui ont marqué leur vie et leur travail. Le Bureau se muera en une entreprise privée orientée sur le service. Et l'attitude de Dijk, personnage inflexible et rivé à ses habitudes, lui vaudra d'être "mis au placard" à la fin de sa carrière, tandis que le narrateur, non sans nostalgie, baigne dans les souvenirs d'une vie de famille riche et valorisante. La dynamique relationnelle entre les deux hommes se déploie dans un contexte très particulier car ils incarnent en quelque sorte l'orthodoxie absolue dans un monde où tout va changer : un kilo est un kilo et un mètre, un mètre. Il n'y a pas à transiger avec les commerçants. L'équité, l'honnêteté et l'intégrité, pourtant étroitement liés au système commercial, semblent bien plus difficiles à mesurer. Et avec le progrès des sciences, il apparaît rapidement que même le "grand K" a subi les influences du temps. Poids et mesures, en plus d'être le portrait sensible de deux hommes très différents, nous offre le récit d'une époque révolue : celle du boucher du village et des commerces familiaux ; celle de la cigarette encore permise au bureau et des femmes auxquelles on demande de quitter leur poste une fois qu'elles se sont mariées ; celle, enfin, du patron qui devient gestionnaire. Ce texte à la fois sobre et sensible est ainsi traversé par la question de l'immuable. Fin observateur des changements que la modernité impose, Hans Marten van den Brink évoque de façon profondément touchante l'intransigeance du temps qui passe.
| Nombre de pages | 208 |
|---|---|
| Date de parution | 15/03/2018 |
| Poids | 275g |
| Largeur | 142mm |
| SKU: | 9782072716850 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782072716850 |
|---|---|
| Titre | Poids et mesures. Une comparaison |
| Auteur | Van den Brink H-M ; Losman Danielle |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 142 |
| Poids | 275 |
| Date de parution | 20180315 |
| Nombre de pages | 208,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sur l'eau
Van den Brink H-M ; Concas AnitaLe bonheur d'Anton était fait "de chair, de muscles, de soleil et de bois, d'eau et de pierre". Un bonheur concret, palpable: ses entraînements d'aviron dans un élégant deux sans barreur, avec David, son coéquipier. Nous sommes en 1939, pourtant, et Amsterdam, comme toute l'Europe, retient son souffle, mais Anton ne vit que pour ces longues sorties sur la rivière, pour cette entente parfaite avec un autre corps accomplissant les mêmes mouvements et gestes que lui, ces coups d'aviron parfaitement synchronisés, cette impression de glisser sur l'eau... Sur l'eau, roman sur l'amitié et le bonheur, frappe par l'élégance de son écriture. Les pages que van den Brink consacre à la beauté fascinante de l'eau, de même que ses descriptions des corps dans l'effort sportif, rendent compte, avec grâce, du plaisir d'être vivant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,60 € -

A vous le studio !
Van den Abeele AlainIl y a cinquante ans, l'homme marchait sur la lune, Jacky Ickx remportait les premières 24 Heures du Mans, Eddy Merckx gagnait le Tour de France et la Belgique chavirait de bonheur. Alain van den Abeele raconte, sans fard, 50 ans d'une vie de journaliste doublée de celle d'un passionné de cyclisme et de rallyes automobiles. Les souvenirs abondent au fil des pages : l'épopée de l'émission de télévision Mobiles, le Rallye de Bruxelles, la naissance d'Autoworld, la vie de champions extraordinaires, les Belges Eddy Merckx et Jacky Ickx sans oublier Roger De Vlaeminck, Felice Gimondi ou Walter Godefroot, Juan-Manuel Fangio, Nikki Lauda, Alain Prost, Jackie Stewart... L'auteur a bâti une carrière plaçant, au-dessus de tout, une volonté d'informer, de donner aux auditeurs des clefs pour mieux comprendre mythes et symboles. Alain van den Abeele nous livre 50 ans de direct dans un ouvrage passionné et passionnant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

Les trappistes. Bières de tradition
Van den Steen Jef ; Crab JanRichement illustré, Les Trappistes. Bières de tradition est le seul ouvrage de référence consacré à toutes les bières trappistes.Les bières trappistes rencontrent un succès phénoménal tant en Belgique qu'à l'étranger, elles sont réputées pour leurs qualité et goût exceptionnels. Mais qui sont les trappistes ? Et comment obtiennent-ils ces breuvages divins ? Les frères brasseurs, qui gardent jalousement le secret de leurs brassins, nous guident à travers leurs installations et nous initient aux parfums, aux couleurs et aux saveurs de lest trappiste. Cet ouvrage retrace l'histoire et la vie des abbayes, il présente la bière trappiste dans toutes ses variantes et aborde les autres produits trappistes tels le fromage, notamment.ÉPUISÉVOIR PRODUIT35,96 € -

Un coeur gros comme une maison. Comprendre et accompagner l'enfant hypersensible
Van den Daele Ilse ; T'Kindt Linda ; Guillot FélicQui sont les enfants hypersensibles ? Comment cette sensibilité à fleur de peau se manifeste-t-elle ? Comment vivre avec un enfant hypersensible ? Le rassurer ? L'aider à avancer ? A s'épanouir ? Comment l'aider à cultiver ses forces et à développer son estime de soi ? Comment réagir au quotidien ? On estime que 15 à 20 5/o des enfants sont hypersensibles. Un phénomène qui pourtant reste encore fort méconnu, générant de nombreux malentendus. Ces enfants ne reçoivent d'ailleurs pas toujours le soutien dont ils auraient besoin pour s'épanouir. Un caurgros comme'nru maison fournit les réponses aux questions que se pose tout parent sur le sujet. Truffé d'exemples, d'astuces concrètes et de conseils pratiques applicables à la maison et à l'école, cet ouvrage est le soutien idéal pour les parents et les enseignants.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,95 €
Du même éditeur
-
Le Coran
ANONYMES/GROSJEAN4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.ÉPUISÉVOIR PRODUIT61,00 € -
Oeuvres romanesques. Tome 1, Poèmes de guerre et d'après-guerre
Hemingway ErnestRésumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.EN STOCKCOMMANDER77,50 € -
Oeuvres
Constant BenjaminRésumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.ÉPUISÉVOIR PRODUIT73,50 € -
Souvenirs intimes de David Copperfield. De grandes espérances
Dickens CharlesTraduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.ÉPUISÉVOIR PRODUIT69,50 €
De la même catégorie
-
La peur
Zweig Stefan ; Stickan Jörg ; Zieberfarb SachaPar envie de se divertir, Irene Wagner, épouse d'un riche avocat, entretient une liaison avec un musicien, jusqu'au jour où, en sortant de chez son amant, elle est bousculée par une femme qui la reconnaît. Dès lors, Irene vit dans la peur. Victime d'un odieux chantage, elle paie des sommes de plus en plus folles, sans savoir comment expliquer ces dépenses inconsidérées à son mari, et perd tout ce qui fait son existence. Par souci à la fois de modernisation et de fidélité à la version originale, la collection " Pavillons Poche " publie ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig dans une traduction inédite en poche.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,00 € -
Fonny
Joris Lieve ; Hooghe MarieRésumé : Alors qu'elle travaille à un nouveau livre, Lieve Joris apprend que son frère Fonny est dans le coma après un accident de voiture. Enième épisode du drame familial tissé autour de la trajectoire de cet aîné magnétique et tourmenté qui, par ses égarements et son énergie (auto)destructrice, a toujours occupé une place à part. Mue par le besoin d'écrire ce nouveau bouleversement, peut-être pour conjurer les distances, les tensions, les manquements, l'auteur décide de consigner les conversations, visites et péripéties occasionnées par l'événement, qui mobilise toute la famille ? un véritable grand huit émotionnel. En contrepoint du récit de ce rassemblement au chevet du blessé, elle livre ses souvenirs d'enfance dans la commune flamande de Neerpelt, esquissant les étapes de son itinéraire, amorcé comme une évasion. Et convoque également les histoires que lui a transmises sa grand-mère, notamment le destin de ses oncles missionnaires, figures tutélaires de sa jeunesse. Avec lucidité et courage, Lieve Joris, qui n'a cessé d'arpenter des contrées lointaines pour recueillir et transcrire la parole de l'autre, s'aventure ici sur le territoire de l'intime, portant son regard clair sur son propre cheminement ? un retour sur ses racines après une vie de voyages.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,50 € -
Le bosquet
Kinsky Esther ; Le Lay OlivierEn trois tableaux et trois voyages, ce roman dessine des itinéraires italiens, loin des sentiers battus. Le premier trajet qu?emprunte la narratrice, seule, avait été planifié à deux. Mais M., l?être aimé, est décédé deux mois plus tôt. Nous sommes en janvier, et les brumes enveloppent les collines autour d?Olevano, près de Rome, où une maison avait été louée par le couple. La narratrice a emporté quelques vêtements du défunt, mais on lui dérobe la valise juste avant son arrivée. Elle essaie de prendre ses marques malgré tout, se promène dans les oliveraies, va jusqu?au cimetière de la petite commune, se renseigne sur les gens enterrés sur place. Un autre souvenir d?Italie lui revient. Elle est adolescente, son père est amoureux de la langue italienne et du pays. Une effrayante dispute entre ses parents précède alors un incident sur la plage, quand le père nage si longtemps et si loin de la côte que tout le monde le croit noyé. La petite fille pense qu?elle devra rester en Italie et se débrouiller avec les quelques mots que le père lui a appris? Puis la narratrice adulte entreprend un autre voyage en explorant la région du delta du Pô. Elle cherche le jardin des Finzi-Contini à Ferrare, longe des canaux déserts et découvre des stations balnéaires abandonnées. Elle visite une nécropole étrusque, et devant les mosaïques de Ravenne, repense à son père et à ses explications.Les choses rapportées, les anecdotes et péripéties se déploient sous nos yeux dans des nuances infinies pour dire les couleurs, les odeurs d?un bosquet, d?une colline, d?une plage, d?un canal, d?un olivier, du ciel. En creux, ce texte d?une infinie richesse, sublimant les paysages et les lieux traversés par une langue inouïe de précision, raconte le deuil, l?absence et l?amour.Traduit de l'allemand par Olivier Le LayNotes Biographiques : Esther Kinsky est née en 1956. Traductrice renommée en Allemagne, notamment de poésie anglo-saxonne, elle a longtemps vécu à Londres, puis séjourné en Europe Centrale et en Italie. Parmi les nombreuses distinctions qu?elle a reçues, citons le Prix Paul Celan et le Prix Franz Hessel, et, pour Bosquet, le prestigieux Prix de la Foire de Leipzig. La traduction de son roman La Rivière chez Gallimard en septembre 2017 lui a valu un accueil enthousiaste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT25,10 € -
Parce que les fleurs sont blanches
Bakker Gerbrand ; Antoine FrançoiseRésumé : Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyerdes cartes postales envoyées depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure. Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi. à la rentrée, Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ... Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante. Traduit du néerlandais par Françoise AntoineÉPUISÉVOIR PRODUIT18,80 €








