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Descartes
Van Damme Stéphane
SCIENCES PO
16,50 €
Épuisé
EAN :9782724608250
Descartes, c'est la France ! ", s'exclamait André Glucksmann en 1987 à l'occasion du 350e anniversaire de la première parution du Discours de la méthode... Mais Descartes fut aussi un janséniste pour les uns, un protestant pour les autres, l'éminent représentant de la philosophie républicaine, voire, dans l'immédiat après-guerre, un penseur petit-bourgeois. Comment rendre compte de cette succession d'images souvent contradictoires ? Que disent-elles de Descartes et de sa pensée ? Pourquoi ont-elles été l'objet de tant d'appréciations divergentes ? Comment se sont forgées à la fois une posture sociale et intellectuelle et l'idée que le cartésianisme constitue la voie française de la philosophie moderne ? Pour répondre à ces différentes questions, cet ouvrage tente l'histoire culturelle d'une " grandeur " philosophique. L'auteur questionne la réception, la négociation, la contestation et la stabilisation d'une référence culturelle majeure entre 1650 et aujourd'hui, identifie les innovations et les ruptures qui ont rendu possible l'interprétation d'une révolution cartésienne. Des Pays-Bas à la Corée du Sud, de Leibniz à Martial Guéroult, on suit le cheminement tortueux de cette progressive universalisation de la figure cartésienne. Soldat, homme de lettres, mathématicien, expérimentateur, conseiller du prince, Descartes ne se laisse pas enfermer facilement dans des catégorisations simplistes, mais incarne un être partagé entre plusieurs modes d'action, dont l'identité sociale se cherche sur des théâtres d'opération divers et contradictoires. En multipliant les angles d'approche, en articulant le temps court de la vie du philosophe et le temps long de sa réception, ce livre insiste sur l'originalité du dispositif publicitaire créé par Descartes et sur sa longévité.
Résumé : La métropole n'est plus dans la ville s'indigne-t-on sous le règne de Louis XIV ! Le temps des capitales culturelles s'ouvre en effet sur une crise de la représentation urbaine en raison de l'agrandissement sans précédent des villes occidentales. Dignes héritières des puissantes cités de l'Antiquité, de Babylone, d'Athènes ou de Rome, les métropoles de la modernité sont hantées depuis la Renaissance par la possible fin de la civilisation urbaine. Pour donner à lire l'avenir, les hommes de sciences se tournent alors vers le passé et se lancent dans une quête inlassable des origines de la ville, sources de toute grandeur. L'archéologie urbaine qui se développe à Londres et à Paris entre le XVIIe et le XIXe siècle va ainsi constituer un véritable paradigme pour penser toute approche historique de la ville, de l'histoire physique à l'histoire matérielle, en passant par l'histoire visuelle. Science partisane, ce savoir conforte un nouvel imaginaire politique qui repense le lien entre appartenance et territoire à mesure que l'émigration urbaine s'intensifie et que les métropoles s'élargissent. Une identité métropolitaine s'invente alors. Ce livre-enquête déchiffre et restitue ce travail de mise en visibilité d'un devenir urbain, des recherches antiquaires aux musées de ville.
L'auteur vous propose de revisiter l'histoire des sciences de la Renaissance à nos jours. Ce dossier s'appuie sur les travaux de la nouvelle histoire des sciences qui s'écrit depuis les années 1970. Désormais, l'historien des sciences tente de comprendre comment les hommes, situés dans des lieux et des sociétés différenciés, insérés dans des réseaux multiformes, croisant sciences, techniques, savoirs et savoir-faire ont participé à l'évolution de notre monde. En bref, voici un dossier qui ravira tous ceux que l'histoire de sciences passionne qu'ils soient étudiants, amateurs éclairés ou simplement curieux de son histoire.
Absolutiste, le XVIIe siècle ? Faut-il toujours s'en tenir à des grands personnages et à des événements marquants ? Pourquoi ne pas regarder les choses autrement, par en bas ? En compagnie d'Alexandre Dumas, grand amateur de l'époque de Louis XIII et de Louis XIV, les historiens Ernest Lavisse et Pierre Goubert partent à la découverte de la France et de ses habitants, rencontrant soldats, paysans, moines, sorcières, libertins et... esclaves. Parcourant le royaume et ses colonies, ils croisent aussi Descartes, Molière, d'Artagnan et quelques autres. En six chapitres alertes, où l'on se rend compte que Versailles n'est pas (toute) la France, ils bouleversent joyeusement bien des certitudes sur le prétendu " Grand Siècle ".Table des matières : Le récitLes dossiers :Sous les pavés, la FrondeLa Fronde parlementaireLes nobles s'en mêlentAmazones et diplomatesPamphlets et mazarinadesLe saint siècleHaro sur l'édit de NantesLa fabrique du cathoLa position des missionnairesJuifs et jansénistesL'économie à tout prixC'est la crise !Rentiers et canaillesDe quoi Colbert est-il le nom ?La morale de l'économieBienvenue en villePrévôts et échevinsDes foires et des muraillesLe règne du décorQui sont les citadins ?La nature... sans les jardinsLa France étrangèreLe théâtre du mondeGens d'Islam à VersaillesFrance, terre d'accueil ?Si Versailles m'était conté !Versailles, côté courVersailles, côté jardinUn choc écologiqueSouvent imité, jamais égaléChronologieBibliographieBiographie des auteurs.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.