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Réduit à rien. Les derniers jours de maître Eckhart
Valléjo Rémy
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204143127
Des chrétiens aux bouddhistes, des mystiques aux poètes, Maître Eckhart parle à toutes et à tous du détachement. Son meilleur connaisseur, Rémy Valléjo, le rejoint sur la route de l'excommunication et de l'exil, le dernier mois de sa vie. Il nous raconte la fin du Maître et comble le vide qu'avait laissé l'histoire. Eblouissant. A l'entour de l'an 1328, accusé d'hérésie, jugé par l'Inquisition, désavoué par Rome, Maître Eckhart, le grand théologien dominicain du Rien, se trouve réduit à rien alors que la mort avance au-devant de lui. Or, de ces derniers jours, nous ne savons également presque rien. Celui qui s'enracine dans l'éternité et que ses ennemis pourchassent dans le temps, décède en un lieu, une saison, un jour et une heure dont aucun manuscrit médiéval n'a gardé la mémoire. Sept siècles plus tard, c'est au coeur de cet exode que le rejoint son meilleur commentateur, Rémy Valléjo, en se faisant le compagnon et le chroniqueur de ce voyage au bout de la nuit qu'a entrepris le Maître, entre son procès à Cologne, son passage par Strasbourg et sa disparition sur la route d'Avignon afin d'en appeler à l'autorité du pape Jean XXII ; et en s'instituant le scribe de l'aboutissement lumineux d'Eckhart, abandonné de tous mais libre de tout, à ce point extrême où l'homme est à jamais saisi par la Déité. Une enquête mystique, un essai littéraire et un récit passionnant.
Résumé : Alix est bouleversée, son demi-frère Alban, doctorant en chimie, issu d'une famille bourgeoise française, s'est converti à l'islam. Redoutant le pire, Alix va tout chambouler : sa vie d'abord, celles de sa mère et de son beau-père, celles des nouveaux amis d'Alban, quitte à le mettre en danger. Il s'agit de lutter contre l'obscurantisme qui envahit Alban et le transforme petit à petit en Abdelkrim. Il ne peut être qu'un pion manipulé. Et pourtant...
«J'estime que cet ouvrage, surtout en raison des beautés de premier ordre qu'il contient, mérite d'être publié»: le 22 avril 1914, Mgr Adam, vicaire général du diocèse de Paris, signe l'imprimatur d'un texte de Jean Tauler à paraître chez Tralin, «libraire-éditeur, 12, rue du Vieux Colombier». Le traducteur de ce texte, qui a voulu rester anonyme, nous est présenté par l'éditeur comme «l'un des prêtres les plus distingués du diocèse de Strasbourg», «chanoine, archiprêtre aussi modeste que savant».Voici alors 40 ans que l'Alsace a été annexée par le Reich allemand et le mystérieux chanoine strasbourgeois n'a pas renoncé à user d'un français raffiné pour faire découvrir à ses contemporains les trésors de la plus haute mystique. Deux mois plus tard, l'attentat de Sarajevo rouvre les anciennes plaies: le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France. S'étonnera-t-on si l'édition Tralin du Livre de la pauvreté spirituelle est passée quelque peu inaperçue et si ce texte «de premier ordre» reste aujourd'hui encore inconnu en français? Comme si un sort malin s'acharnait sur cet ouvrage lumineux...De tous les livres parus sous le nom du disciple de Maître Eckhart, Charles Schmidt, l'un de ses meilleurs spécialistes, estimait que ce texte bien structuré et d'une pensée très proche des Sermons «tenait le premier rang parmi les oeuvres authentiques et qu'il devait lui être attribué sans conteste». Bien que contemporains de Tauler, aucun des manuscrits des Sermons n'est autographe. Si ceux du Livre de la pauvreté spirituelle sont plus tardifs (1429 et 1448) et anonymes, il n'empêche que ce texte admirable n'a cessé pendant plus de quatre siècles d'être attribué à Tauler, avant que le P. Denifle, en 1877, ne suscite les doutes.«Aussi bien, concluait le vaillant éditeur de 1914, l'ouvrage dont nous offrons la traduction peut être de qui on voudra: le lecteur jugera s'il est digne ou indigne de Tauler, sous le vocable de qui, par une ancienne habitude, nous le mettons. Pour nous, il suffit que ce livre soit destiné à faire, encore aujourd'hui, quelque bien aux âmes, et cela, nous l'espérons fermement. C'est le seul but que nous ayons en le publiant.» Un siècle plus tard nous n'avons d'autre conviction ni d'autre but.Jean Tauler est né à Strasbourg vers 1300 et mort en 1361 dans cette même ville. Dès quatorze ans, il entre au couvent des dominicains. On ignore s'il est envoyé au studium générale de Cologne où enseigne Maître Eckhart, mais il semble avoir séjourné dans cette ville. On le retrouve à Strasbourg où la plus grande partie de ses sermons s'adressent à des religieuses dominicaines et des béguines, mais aussi à un public de laïcs, les Amis de Dieu.En 1339, Tauler séjourne plusieurs mois à Cologne, où il a l'occasion de mieux connaître la pensée de Maître Eckhart. La même année, le pape Jean XXII frappe Strasbourg d'interdit et les dominicains se réfugient à Bâle: Tauler y demeurera quatre ans. Selon Surius, Tauler se serait également rendu à Groenendael pour y rencontrer Ruysbroeck.Tauler meurt à Strasbourg en 1361, date inscrite sur la pierre tombale conservée en l'église du Temple-Neuf.
Pour entrer dans Vallejo, on peut aller voir sa tombe au cimetière du Montparnasse, douzième division. Il y a un bac de roses fanées, un tout petit angelot de plâtre, plusieurs cartes postales et de visite latino-américaines récentes, avec ou sans tickets de métro, abîmées par la pluie. On lit en espagnol des mots comme «éclairs de tendresse», toute l'admiration des voyageurs pour celui qui écrivait: «S'il pleuvait cette nuit, je me retirerais à mille ans d'ici.» Il pleut, mais il est là...Une main a déposé sur la stèle, sous un gros caillou, ce mot détrempé: «Pour aimer Vallejo, il faut le lire.» Il fallait donc le traduire. Une première traduction, voilà quinze ans, déjà chez Flammarion, ne donnait pas satisfaction. En voici une autre, plus sobre. Elle bute, avec modestie, sur le rythme, les sonorités, les néologismes, les tendres violences intérieures faites à l'espagnol. Traduire Vallejo, c'est comme traduire Rimbaud: chaque poème pourrait faire l'objet de versions toujours refaites, toujours insatisfaisantes, jusqu'au moment où l'on rêverait la dernière, l'idéale, celle qui rend justice au coeur de la langue, puis on mourrait avant de se réveiller pour l'écrire. (Philippe Lançon - Libération du 14 mai 2009 )
Le rôle de la belle-mère n'est pas facile. Le nombre de familles recomposées augmentant, de plus en plus de femmes se retrouvent à devoir élever des enfants qui ne sont pas à elles, ce qui demande beaucoup de souplesse et de diplomatie. Ce livre propose de les aider à inventer la meilleure façon d'être belle-mère, en évitant les pièges les plus courants. Pourquoi le rôle de la belle-mère est-il si compliqué? Comment trouver sa juste place, ni trop copine, ni trop distante, ni trop rigide? Comment exercer une autorité sans se substituer à la mère des enfants? Comment s'inscrire dans une histoire qui a commencé avant soi? Quel est le rôle du père des enfants? Comment élever les enfants de son compagnon et les siens, notamment quand on ne leur donne pas la même éducation? Comment gérer l'arrivée d'un nouveau bébé? Comment réagir face à un adolescent? Et si la mère est décédée?.... Biographie de l'auteur Marie-Claude Vallejo est pédopsychiatre à Toulouse. Mireille Fronty est journaliste.
Résumé : "Ne pas épouser une jeune femme. Ne pas rechercher la compagnie des jeunes à moins qu'ils ne le désirent réellement. Ne pas être acariâtre, morose ou soupçonneux. Ne pas parler beaucoup ni surtout de moi-même. Ne pas vouloir passer pour un homme qui observe toutes ces règles, de peur de n'en observer aucune". Des formules emplies d'une sagesse légère aux tours pascaliens, inscrites dans une profonde réflexion centrée sur l'homme, sa folie, sa sottise, sa misère.
Résumé : Cela fait des siècles que des hommes et des femmes, philosophes, thérapeutes, mystiques, écrivains, poètes, anonymes, se penchent sur le quotidien et trouvent les mots pour dire son poids mais aussi sa saveur et son ambition. Ils ont écrit des textes, refuges qui à un moment de notre vie, peuvent nous aider à traverser le jour quand il est difficile. Nous avons tous besoin de ces textes compagnons pour nous aider à renouveler notre regard, à nous interroger et à retrouver l'espérance. Ils ont vécu cette expérience et en témoignent : Christophe André, Catherine Bensaïd, Benoît Billot, André Charbonnier, Christelle Crosnier, Véronique Desjardins, Dipamrita, Catherine Ducrocq, Luc Ferry, Alexandre Jollien, Jonathan Lehmann, Jean-Yves Leloup, Michael Lonsdale, Denis Marquet, Serge Marquis, Christine Michaud, Fabrice Midal, Marion Muller-Collard, Colette Nys-Mazure, Philippe Pozzo di Borgo, Jean-François Rial, Blanche de Richemont, Romain Sardou, Perla et Jean-Louis Servan-Schreiber et Martin Steffens.
4e de couverture : « La marche, on n'a rien trouvé de mieux pour aller plus lentement. Pour marcher, il faut d'abord deux jambes. Le reste est vain. Aller plus vite ? Alors ne marchez pas, faites autre chose : roulez, glissez, volez. Ne marchez pas. Car marchant, il n'y a qu'une performance qui compte : l'intensité du ciel, l'éclat des paysages. Marcher n'est pas un sport. » Frédéric Gros explore ici, en une série de méditations philosophiques et en compagnie d'illustres penseurs en semelles (Nietzsche et Rimbaud, Rousseau et Thoreau, Nerval et Hölderlin...) mille et une façons de marcher - flânerie, errance ou pèlerinage -, comme autant d'exercices spirituels.