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ISLAMISATION ET ARABISATION DE L OCCIDENT MUSULMAN MEDIEVAL VIIE XIIE SIECLE
VALERIAN
PUB SORBONNE
48,00 €
Épuisé
EAN :9782859446772
Dès le VIIe siècle, les premières expéditions musulmanes touchent l'Afrique du Nord encore partiellement dominée par Byzance. Elles atteignent le Maghreb extrême à l'aube du VIIIe siècle et s'étendent ensuite au-delà du détroit de Gibraltar. De l'actuelle Tunisie partent les contingents musulmans qui mettent le pied en Sicile au IXe siècle, plaçant l'île sous domination islamique pendant deux siècles. L'islamisation, entendue comme la construction en ces territoires d'institutions et de sociétés islamiques, ne fut ni immédiate, ni homogène. Les variations locales du rythme et de la géographie de l'islamisation donnent à réfléchir sur les étapes et les modalités de ce long processus: conversions, socialisation des convertis, action "par le haut" des autorités politiques et religieuses, acculturation des populations... En effet, lors des premiers siècles suivant la conquête, ce ne fut pas une norme unifiée de l'Islam qui s'imposa mais plusieurs interprétations héritées des conflits dogmatiques éclos en Orient, diffusées dans l'Occident musulman puis infléchies par le contexte local, humain, social et culturel. L'arabisation, c'est-à-dire la diffusion écrite et orale de la langue arabe, constitue l'un des vecteurs de diffusion de l'Islam, mais non le seul, comme le prouve, entre autres, la permanence de la culture berbère jusqu'à aujourd'hui. Les treize contributions réunies dans ce volume, résultat d'un séminaire organisé en 2006-2007, réunissent historiens des textes et de la culture matérielle. Prenant en considération la diversité de cet Islam médiéval, elles permettent d'offrir une nouvelle approche de l'histoire des premiers siècles de l'Occident islamique.
Résumé : L'économie circulaire est un concept aux résonnances utopiques. Il évoque une économie idéale où rien ne se perdrait et tout se créerait à partir d'objets usés puis recyclés, une économie qui suffirait à ses besoins sans épuiser les ressources limitées de la planète. L'économie circulaire, proche en cela des énergies renouvelables, semble désormais le mot d'ordre d'une mobilisation, et presque un principe d'organisation économique : tous les acteurs de la société, individus, entreprises et puissance publique, devraient s'employer à dessiner entre eux le cercle qui permet d'épargner les ressources. Ce rêve d'une économie idéale dotée d'une organisation rigoureuse n'est pourtant pas propre aux utopistes. De nombreux rapports, de la sphère publique ou de cabinets de conseil privés, nous engagent à mettre en oeuvre une économie circulaire dont on suppose a priori qu'elle apporte toujours des bénéfices économiques. Or il nous est apparu important de poser sur un objet chargé de rêve un regard d'économistes, et de mettre l'utopie à l'épreuve du calcul de coûts. Cet effort, selon nous trop absent des publications sur le sujet, permet de distinguer, dans le recyclage, ce qui crée de la valeur économique et ce qui en détruit aux conditions de marché actuelles. De nombreuses entreprises créent déjà de la valeur en faisant de l'économie circulaire sans le dire, et parfois sans le savoir car l'effort d'économie de matière ou de réutilisation des rebuts précède évidemment le concept d'économie circulaire. Faut-il pour autant s'en tenir à l'évaluation de la rentabilité actuelle ? Ce serait contester à la société la capacité d'investir sur le long terme, de supporter des coûts aujourd'hui pour en retirer les bénéfices demain ou après-demain.
Un album pour s'amuser à coupler des oiseaux qui, en additionnant leur forme et leur nom, donnent d'autres oiseaux rigolos : "le martin-pêcheur + le merle noir = le merlin pêcheur" ; "le canard colvert + la mésange bleue = le canard bleu à crête verte"... De sommes en sommes, les résultats toujours plus inventifs ouvrent des perspectives infinies. Par un artiste et designer encore inédit.
The business world has suffered from manicdepressive illness for at least a quarter of a century. Economic contractions follow speculative manias, but as soon as we are in an economic contraction, corporations and markets try to identify the next investment wave, - the next mania that will drive up stock prices, profit and compensation.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.