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Claes Oldenburg ; Coosje van Bruggen. Le grotesque contre le sacré
Valentin Eric
GALLIMARD
30,50 €
Épuisé
EAN :9782070786275
Les sculptures publiques de Claes Oldenburg et de Coosje van Bruggen stigmatisent le grotesque urbain et architectural des mégapoles comme Chicago ou New York. Hanté par une mystique, le gratte-ciel, de Sullivan à Mies van der Rohe, devient pour lesOldenburg le symptôme du grotesque tragique ou tragi-comique de la modernité. Avec leurs objets surdimensionnés, les artistes pop dressent les figures sidérantes d'un monde hors de ses gonds, lié à une inversion et à une confusion des valeurs et se livrent à une critique de la technocratie et du mercantilisme. Ils débusquent les reliquats du sacré lié à un culte secret de l'effroi dans l'art et l'architecture de leur époque. La Pince à linge de Philadelphie, la Batte de base-ball de Chicago sont une parodie de la nostalgie du sacré présente dans l'art de Brancusi, et notamment dans sa célèbre Colonne sans fin symbolisant une métaphysique de la liberté et une conception traditionnelle du monument associée au fantasme d'une communauté organique et réconciliée. Les antimonuments burlesques, néodadaïstes et corrosifs de Claes Oldenburg et de Coosje van Bruggen exploitent les vertus curatives du comique, contre la sanctification de la raison, de l'ordre et de la morale qui s'est imposée dans l'histoire de l'art abstrait, l'architecture moderniste et l'art des ingénieurs. Biographie de l'auteur ÉRIC VALENTIN est titulaire d'un doctorat de philosophie et docteur en histoire de l'art de l'université de Nanterre (Paris X). Maître de conférences en esthétique à l'université de Picardie Jules Verne, il est l'auteur d'écrits sur l'expressionnisme autrichien, l'art allemand de la seconde moitié du XX"siècle, le Pop Art américain et la peinture abstraite russe, européenne et américaine."
Opérant un dialogue entre les performances de Nathalie Forget et de nombreux artistes ou théoriciens dont se réclame la plasticienne-musicienne, cet essai critique plonge au coeur des références mystiques, politiques, philosophiques, littéraires, d'une pratique singulière et exigeante. Dans ses oeuvres, la musicienne d'ondes Martenot défend des valeurs comme l'espérance, la douceur, l'amour, en s'inspirant des mystiques du coeur et des composantes Les plus lumineuses de la musique de Messiaen. Sa religiosité syncrétique et tolérante s'inspire du christianisme et du paganisme et la conduit à un dialogue avec des artistes concernés pareillement par le sacré comme Dieter Appelt, Joseph Beuys, Joel-Peter Within et Gina Pane. Si le merveilleux, la joie et la nature sont des composantes de certaines créations, le supplice peut étre aussi au coeur de l'une de ses performances qui évoque l'Agneau mystique. Nebreda est pour La plasticienne l'exemple même du supplicié aux prises avec l'atrocité pure. Au saint François de Messiaen avec ses stigmates imitant le crucifié, La performeuse, radicalement hostile à la sanctification chrétienne de la douleur, préfère le saint François tendre, fraternel, égalitaire et proche des pauvres de Léonardo Boff, théologien brésilien de la libération. La plasticienne associe ses oeuvres à la politique et à une critique du capitalisme, rejoignant ainsi l'histoire chrétienne de la protestation sociale désignée par Bloch et Vaneigem. Dans ses performances à Kinshasa, elle dénonce l'extrême violence qui ravage La République démocratique du Congo. Dans des oeuvres musicales rendant hommage à Scelsi, la musicienne cite également Kafka interprété par Adorno, Deleuze et Löwy.
Barnett Newman associe ses oeuvres à la mystique juive, qu il découvre en lisant Gershom Scholem. Dans ses tableaux, la couleur et la lumière expriment le divin. En se référant à la mystique juive, l'artiste honore la mémoire des Juifs pieux de l'Europe centrale assassinés par les hitlériens. Par ailleurs, le peintre est proche du messianisme libertaire et mystique d intellectuels d Europe centrale comme Landauer, Benjamin, Bloch et Buber. La spécificité de la mysticité des oeuvres de Newman est définie en la comparant avec celle de trois peintres abstraits : Mondrian, Rothko et Malevitch.
Cet ouvrage explicite les significations et les enjeux des références au christianisme et chamanismes sibériens et amérindiens dans les uvres de Joseph Beuys. En clarifiant les orientations politiques, esthétiques, philosophiques et religieuses de son art, en soulignant l'esprit humaniste, cosmopolite et libertaire de ses créations, on montre que les accusations de crypto-nazisme visant l'artiste n'ont pas de fondement. Cette défense n'exclut pas une évaluation critique nuancée.
Franklin Eric ; Valentin Laure ; Öttl Franz ; Burg
Eric Franklin, véritable pionnier de la visualisation au service de l'entraînement physique, nous explique dans ce nouveau livre comment améliorer notre technique et nos performances dans toutes les formes de danse : non seulement en stabilisant et renforçant le centre du corps, mais en perfectionnant aussi la coordination, l'équilibre, l'alignement et la souplesse. Cette méthode innovative, pensée pour libérer le corps et perfectionner les mouvements, permet d'obtenir une meilleure élévation sans tension, des pliés plus profonds, des sauts plus hauts, des tours plus précis, un meilleur en dehors ainsi qu'une extension et une ouverture amplifiées, le tout pour un moindre effort. Les techniques novatrices de ce livre ont fait leurs preuves et les exercices proposés aideront tous les danseurs à maximiser leur préparation corps-esprit. Couplé à une bonne technique de visualisation, le travail des muscles est plus efficace et s'enrichit d'une expressivité nouvelle. La préparation du danseur est un ouvrage indispensable pour tous les danseurs classiques ou modernes. C'est également un outil didactique fondamental à disposition des enseignants et de leurs élèves, et un texte de référence pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de l'entraînement idéo-moteur.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.