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Thomas Hirschhorn et Georges Bataille. La foudre et les flammes
Valentin Eric
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343159614
En 2002, Thomas Hirschhorn a dédié un monument à Georges Bataille dans une banlieue de Kassel, habitée par des immigrants turcs. Ce livre resitue l'oeuvre dans l'ensemble de la production de l'artiste suisse, dégage son originalité dans l'histoire récente du monument et, plus généralement, dans l'art public. Au coeur du Monument Bataille, Hirschhorn indique que c'est la phase acéphale de l'écrivain qui lui importe. L'artiste rend hommage à Bataille, l'intellectuel révolutionnaire des années 1930, le libertaire qui ne veut ni Dieu ni maître, le critique des platitudes du rationalisme, le chantre de la passion, de l'exaltation et de la vie jusque dans la mort. L'artiste suisse s'intéresse à Bataille notamment pour son ouvrage cardinal La Part maudite et sa notion centrale le don, au service d'une vie souveraine et solaire opposée aux logiques mortifères du profit capitaliste. Dans son monument, l'artiste suisse montre un agrandissement d'une photographie du supplicié chinois qui fascina Bataille. Il y a une affinité fondamentale entre cette image et les corps humains détruits dans les collages du plasticien ou ses mannequins à clous qui montrent la tête de la Gorgone, le brasier qui saccage et les cadavres qui font suffoquer. Avec ces suppliciés, il s'agit, pour Hirschhorn, de se confronter à l'incommensurable de la cruauté pour ruiner l'égoïsme, et réactiver avec ses monuments le sens de la solidarité avec les victimes.
Barnett Newman associe ses oeuvres à la mystique juive, qu il découvre en lisant Gershom Scholem. Dans ses tableaux, la couleur et la lumière expriment le divin. En se référant à la mystique juive, l'artiste honore la mémoire des Juifs pieux de l'Europe centrale assassinés par les hitlériens. Par ailleurs, le peintre est proche du messianisme libertaire et mystique d intellectuels d Europe centrale comme Landauer, Benjamin, Bloch et Buber. La spécificité de la mysticité des oeuvres de Newman est définie en la comparant avec celle de trois peintres abstraits : Mondrian, Rothko et Malevitch.
La dimension artistique du mémorial de Peter Eisenman a été peu considérée. A la croisée de l'architecture et de la sculpture, il convient d'étudier sa dimension urbaine et de relever son identité comme monument in situ. Les réflexions du philosophe Derrida sur le déconstructivisme architectural, notamment de Libeskind, sont capitales. Comme le dit Habermas, son défenseur majeur, le monument s'adresse aux descendants allemands des bourreaux. Cet ouvrage propose une lecture adornienne du mémorial qui dépend de l'art abstrait et de sa métexis aux ténèbres. Le mutisme du mémorial implique une réflexion sur les questions de l'infigurable et de l'ineffable concernant la Shoah. Si le sens de l'oeuvre semble être absent, cela peut s'expliquer par la déclaration de Ruth Klüger, selon laquelle l'extermination des Juifs par les nazis est un non-sens absolu. Le monument invite à ouvrir le champ de la mémoire et contient un avertissement : l'autodestruction de l'espèce humaine.
Franklin Eric ; Valentin Laure ; Öttl Franz ; Burg
Eric Franklin, véritable pionnier de la visualisation au service de l'entraînement physique, nous explique dans ce nouveau livre comment améliorer notre technique et nos performances dans toutes les formes de danse : non seulement en stabilisant et renforçant le centre du corps, mais en perfectionnant aussi la coordination, l'équilibre, l'alignement et la souplesse. Cette méthode innovative, pensée pour libérer le corps et perfectionner les mouvements, permet d'obtenir une meilleure élévation sans tension, des pliés plus profonds, des sauts plus hauts, des tours plus précis, un meilleur en dehors ainsi qu'une extension et une ouverture amplifiées, le tout pour un moindre effort. Les techniques novatrices de ce livre ont fait leurs preuves et les exercices proposés aideront tous les danseurs à maximiser leur préparation corps-esprit. Couplé à une bonne technique de visualisation, le travail des muscles est plus efficace et s'enrichit d'une expressivité nouvelle. La préparation du danseur est un ouvrage indispensable pour tous les danseurs classiques ou modernes. C'est également un outil didactique fondamental à disposition des enseignants et de leurs élèves, et un texte de référence pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de l'entraînement idéo-moteur.
Eric Franklin, véritable pionnier de la visualisation au service de l'entraînement physique, nous explique dans ce nouveau livre comment améliorer notre technique et nos performances dans toutes les formes de danse, en renforçant le centre de notre corps tout en perfectionnant notre coordination, notre équilibre, notre alignement et notre souplesse. Cette méthode innovative pensée pour libérer le corps et perfectionner les mouvements permet d'obtenir une meilleure élévation sans tension, des pliés plus profonds, des sauts plus hauts, des tours plus précis, ainsi qu'une extension et une ouverture amplifiées, le tout pour un moindre effort. Les techniques novatrices de ce livre ont fait leurs preuves et les exercices proposés aideront tous les danseurs à maximiser leur préparation corps-esprit. Couplé à une bonne technique de visualisation, le travail des muscles, au travers de gestes et d'amplitudes de mouvements répondant aux exigences de la forme de danse pratiquée, permet d'enrichir les capacités d'exécution. Un ouvrage indispensable pour tous les danseurs et pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de l'entraînement idéo-moteur.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.