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Anselm Kiefer. Une évaluation critique
Valentin Eric
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343251899
Dans cet ouvrage, le talent artistique de Kiefer n'est pas en cause. Il convient cependant de faire une évaluation critique de certaines oeuvres, de son interprétation du nazisme, de son esthétique, de ses choix religieux et de questionner sa fascination pour la mort. fun des mérites de l'artiste est d'avoir interrogé l'histoire de la culture allemande et son implication dans l'idéologie germanique des nazis. L'importance de la poésie de Celan et Bachmann dans ses tableaux le conduit à relayer la mémoire de la Shoah. Toutefois, Kiefer est un postmoderne réactionnaire, hostile aux avant-gardes artistiques et à la modernité liée à la philosophie des Lumières. Il réhabilite un art religieux en s'associant à la tradition renaissante de l'ut pictura poesis. Sa religiosité néo-romantique n'en fait pas un mystique, malgré ses nombreuses références à la mysticité et son goüt de l'occulte, du mystère et du grandiose. Sa religiosité est conservatrice, amorale et apolitique. Sa traduction de la kabbale juive est anthropomorphe et dénature la transcendance du Dieu caché juif. Sa conception de fart, originale, est aussi mystificatrice en se présentant comme une théologie de la création artistique. Les aspects macabres de nombreux tableaux et installations exposent son oeuvre à une secrète glorification de la mort qui est une inversion fondamentale des valeurs de la vie.
Eric Franklin, véritable pionnier de la visualisation au service de l'entraînement physique, nous explique dans ce nouveau livre comment améliorer notre technique et nos performances dans toutes les formes de danse, en renforçant le centre de notre corps tout en perfectionnant notre coordination, notre équilibre, notre alignement et notre souplesse. Cette méthode innovative pensée pour libérer le corps et perfectionner les mouvements permet d'obtenir une meilleure élévation sans tension, des pliés plus profonds, des sauts plus hauts, des tours plus précis, ainsi qu'une extension et une ouverture amplifiées, le tout pour un moindre effort. Les techniques novatrices de ce livre ont fait leurs preuves et les exercices proposés aideront tous les danseurs à maximiser leur préparation corps-esprit. Couplé à une bonne technique de visualisation, le travail des muscles, au travers de gestes et d'amplitudes de mouvements répondant aux exigences de la forme de danse pratiquée, permet d'enrichir les capacités d'exécution. Un ouvrage indispensable pour tous les danseurs et pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de l'entraînement idéo-moteur.
En 2002, Thomas Hirschhorn a dédié un monument à Georges Bataille dans une banlieue de Kassel, habitée par des immigrants turcs. Ce livre resitue l'oeuvre dans l'ensemble de la production de l'artiste suisse, dégage son originalité dans l'histoire récente du monument et, plus généralement, dans l'art public. Au coeur du Monument Bataille, Hirschhorn indique que c'est la phase acéphale de l'écrivain qui lui importe. L'artiste rend hommage à Bataille, l'intellectuel révolutionnaire des années 1930, le libertaire qui ne veut ni Dieu ni maître, le critique des platitudes du rationalisme, le chantre de la passion, de l'exaltation et de la vie jusque dans la mort. L'artiste suisse s'intéresse à Bataille notamment pour son ouvrage cardinal La Part maudite et sa notion centrale le don, au service d'une vie souveraine et solaire opposée aux logiques mortifères du profit capitaliste. Dans son monument, l'artiste suisse montre un agrandissement d'une photographie du supplicié chinois qui fascina Bataille. Il y a une affinité fondamentale entre cette image et les corps humains détruits dans les collages du plasticien ou ses mannequins à clous qui montrent la tête de la Gorgone, le brasier qui saccage et les cadavres qui font suffoquer. Avec ces suppliciés, il s'agit, pour Hirschhorn, de se confronter à l'incommensurable de la cruauté pour ruiner l'égoïsme, et réactiver avec ses monuments le sens de la solidarité avec les victimes.
Loin d'être électricien ou dépanneur de matériel, l'éclairagiste est celui qui place deux projecteurs en coulisse et le public y voit une fenêtre ; il installe quinze gamelles aux cintres et voilà un soleil... Comment cela se fait-il ? Ce rôle de peintre, de magicien, qui ajoute de la beauté au monde, n'est-ce pas déjà une justification suffisante à la présence d'un éclairagiste sur un plateau ? Mais celui-ci est plus encore : en travaillant à partir du texte de l'auteur, sur les indications du metteur en scène et dans l'espace du décorateur, l'éclairagiste est un lien, il relie le comédien à son décor et le spectateur au spectacle. Il est un lien entre la scène et la salle. Ce livre examinera donc successivement le rapport de la lumière avec chacun des partenaires : l'auteur, le metteur en scène, le décorateur, le comédien et le spectateur.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.