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Allons-y, vous n'en reviendrez pas. La suite
Val Philippe
CHERCHE MIDI
19,00 €
Épuisé
EAN :9782862744407
J'ai horreur des voyages. Sortir de ma chambre est une punition, aller dans le salon, une expédition, faire un tour dans le jardin, une épreuve, et me hasarder dans la rue, un cauchemar. [... ] On imaginera quel enfer j'ai vécu pour écrire ces pages. Oui, je suis allé du Viêt-nam au Mozambique, oui, j'ai traversé la Bosnie pendant la guerre, oui, je me suis fait casser la gueule par des fascistes sur un parking, oui, j'ai perdu mon passeport à Grenoble et je l'ai retrouvé dans ma trousse de toilette à Dijon... Ici, tout est vrai. [... ] " Certains journalistes vont là où les morts pullulent. D'autres recherchent les meilleurs hôtels et les plus beaux paysages. D'aucuns accompagnent les chefs d'Etat devenus marchands d'avions, de TGV ou VRP en béton, centrales nucléaires ou foie gras, afin de noter les commandes. Philippe Val, lui, va tout simplement là où il y a des gens. Là où il y a des gens, il y a des histoires, de l'Histoire, de la vie tout court. Ce qu'on "oublie" de dire au journal télévisé, Val s'en va le découvrir sur place afin de nous le raconter. Le monde selon Val, vous ne le lirez pas ailleurs.
Résumé : "Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j?entendais ne correspondait plus à la réalité. Certains, effrayés par l?horreur, ou habités par d?obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire "Ils sont morts, mais ils l?ont quand même bien cherché". Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d?articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient présentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l?argent et disparaître avec la caisse. Alors que mes amis venaient de mourir, j?ai été interrogé dans les médias par des gens qui s?érigeaient en procureurs. Depuis toujours, nous avions pris le parti des immigrés et lutté contre les préjugés racistes. Et soudain, nous avons vu ceux pour qui nous demandions le respect et la justice brandir les poings et demander notre mort. Une partie de la gauche, prête à brader la laïcité pour ne pas perdre un réservoir de voix, nous a insultés en traitant de zombies ceux qui exprimaient leur peine et leur attachement aux valeurs démocratiques qu?incarnaient les victimes des terroristes. Dans cette confusion où règnent le mensonge et la peur, qui, aujourd?hui, peut comprendre l?étendue de L?oeuvre accomplie pendant plus de vingt ans par cette équipe joyeuse et géniale : Cabu, Cavanna, Wolinski, Renaud, Caroline Fourest, Riss, Charb, Luz, Gébé, Oncle Bernard, Riad Sattouf, Catherine, et tant d?autres dont il sera question ici ? Alors j?ai décidé d?écrire ce livre. Pour la mémoire des morts et l?honneur des vivants". Avec Cabu, en 1992, Philippe Val a refondé le journal Charlie Hebdo qu?il a dirigé pendant dix-sept ans.
Quand il m'a confié la tâche de rédiger son histoire, Philippe m'a dit : "Je voudrais, qu'à la fin, je puisse savoir ce que je garde du siècle passé pour le léguer sans rougir - ou sans frémir - à l'innocence de mon fils." Tâche délicate... Quelle autre époque française a produit autant de grands esprits qui se sont contentés de prodiguer les leçons d'une morale fondée sur le mépris de l'innocence ? En suivant ton père pas à pas, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours, j'ai décidé d'écrire ce livre à ton usage pour que sa conclusion prenne la forme d'une évidence qui ne soit pas très éloignée d'un effet comique. Tu sais que son premier métier, et sans doute le seul qu'il exerçât jamais, consistait à divertir les honnêtes gens. A mesure que je croisais les destins des acteurs de premier plan et des anonymes - du petit commerce, du monde ouvrier, du music-hall, du journalisme ou de la politique - qui ont jalonné la vie de ton père, c'est la fresque tragi-comique du siècle qui apparaissait. C'est ce que nous désirions t'offrir. C'était éprouvant, mais on a beaucoup ri. Vraiment beaucoup. Dès le commencement. Bien sûr, au début, c'était les choses bêtes et laides qui nous amusaient. Puis on s'est aperçu que les choses intelligentes et belles faisaient encore plus rire, mais d'un rire différent. Un rire avec la gorge un peu serrée, comme il arrive toujours lorsque souffle le courant d'air furtif de la grâce, laquelle est l'expression ultime de la liberté que ton père désire te laisser en héritage."
Résumé : Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des visionnaires politiques s'armèrent d'un courage rare pour élaborer un espace inédit où la coopération et le droit remplaceraient la haine et la guerre : l'Europe. Cinquante ans plus tard, au moment de doter d'une Constitution cette nouvelle entité politique, la France joue de malchance. Son président de la République a décidé de recourir à la voie référendaire, à un moment où 70 % de l'opinion était favorable à la Constitution. Il pensait, grâce à une victoire écrasante, non seulement se débarrasser de ses rivaux à droite, mais casser en deux le parti socialiste. Pour ce qui est de la division de la gauche, mission accomplie. Mais le mécontentement que suscite l'action de son gouvernement est tel que le débat sur l'Europe disparaît pour laisser la place à une empoignade sur des thèmes qui n'ont rien à voir. L'Europe devient le bouc émissaire de tous les ressentiments et, dans les sondages, le non rattrape puis dépasse le oui. Le vrai débat était pourtant passionnant, noble, et porteur d'enjeux énormes : accepte-t-on, oui ou non, d'abandonner la Nation comme entité politique souveraine, en Europe ? Débat passionnant, mais tabou. C'est celui qu'essaye d'ouvrir cet essai.
Résumé : " La famille de gauche est divisée en deux sous-familles, les traîtres et les crétins. Et le divorce menace. Depuis longtemps. On assiste à une longue scène de ménage à côté de laquelle Qui a peur de Virginia Woolf ? ressemble à La Vie en rose. Dès 1965, il a fallu toute l'habileté du traître Mitterrand pour réussir à mettre dans sa poche les crétins qui avaient soutenu Staline. Lorsque le communisme s'effondra, il se produisit un événement que les traîtres n'avaient pas prévu. L'emprise territoriale du communisme disparut en effet mais, en revanche, le crétinisme survécut. Si l'on a oublié ce que l'on doit aux traîtres - les libertés publiques, les congés payés, la réduction du temps de travail, la libéralisation des m?urs, j'en passe, et des plus futiles -, on se souvient en revanche avec émotion que les crétins nous ont fait rêver d'un avenir radieux. Cela dit, en tant que traître, je ne peux pas être objectif. En 1981, ce sont les traîtres qui faisaient rêver. Aujourd'hui, ce sont de nouveau les crétins. Or, de mon point de vue de traître, les dangers que les crétins font courir à l'humanité sont sans commune mesure avec ceux dont les traîtres sont porteurs. Car le traître est prudent, alors que le crétin lâche la proie pour l'ombre. " Prosternation devant les dieux du foot, séisme du non au référendum, mise en cause de la liberté d'expression au nom de principes d'un autre âge : aucun sujet n'échappe à la vigilance ironique et à la plume acérée du traître Philippe Val.
Présentation de l'éditeur Cet Almanach inhabituel est nourri d un long chapelet de gourmandises littéraires, celles-là mêmes qui inspirèrent l auteur tout au long de son parcours si singulier. Et les fleurons de cette luxuriante vitrine sont émaillés de « salivantes » recettes assorties aux saisons, de récits historiques déjantés, d anecdotes multicolores, de pensées, de maximes, d aphorismes, d extraits de chansons ou de proverbes malicieux. Le jardinage, les fleurs, les prédictions ou les naïves croyances « abracadabrantesques » y occupent également une place respectable. Bref ! La musique que jouera le feuillage de cet arbre (du savoir !) sera divine aux oreilles de tous les curieux de « friandises verbales » ! Un livre en régal majeur !
Après 70 ans d'une carrière hors normes et jalonnée de rencontres exceptionnelles, le trublion du cinéma français déverrouille les portes de son jardin secret ? l'homme ne faisant jamais dans la demi-mesure, c'est peu de dire qu'elles nous sont grandes ouvertes. Car au fond, qui est Jean-Pierre Mocky ? Sous des dehors éruptifs de provocateur que rien ne semble pouvoir atteindre ni stopper, se cache un homme sensible et étonnamment altruiste. Un écorché vif, en proie à une mélancolie " typiquement slave " contrebalancée par un humour implacable. Drames et désillusions sont peu à peu venus nourrir une ?uvre dont seule la mort décidera du mot " Fin " ? mort à laquelle il vient d'ailleurs d'échapper de justesse. Il en est désolé pour elle, mais elle attendra : " Mourir ? plutôt crever ! " Une fougue et une faconde intactes, des films et des projets à gogo? plus que jamais, Jean-Pierre Mocky a deux mots à nous dire ! Au fil de réflexions décapantes et de surprenantes révélations, le cinéaste se livre à c?ur ouvert, et c'est sans précédent.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au coeur de cette mégalopole, qui a renoncé à l'idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d'enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu'eux sur l'âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. A leur contact, la thérapie peut basculer dans l'enquête, et l'Amérique révéler ses failles les plus noires.