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La corde et la pierre
Vaïner Arkadi ; Vaïner Gueorgui ; Léon Pierre
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070761517
Moscou 1978. L'URSS nage en plein marasme économique et social. La misère galope dans les rues pouilleuses de la capitale soviétique, comme si le chaos général n'était plus qu'une question de secondes. Aliocha Epantchine, fils d'un général sanguinaire qui officiait sous Staline, vivote misérablement dans un appartement communautaire. Ecrivain censuré, alcoolique notoire, Aliocha est le canard boiteux de la famille, comparé à ses frères qui travaillent dans les organismes d'Etat. Il n'y a bien que l'amour passionné qu'il éprouve pour Ula, une belle étudiante juive, qui le tient encore en vie. Mais pour combien de temps ? Ula est en effet hantée par un souvenir sanglant : l'assassinat en 1948, à Vilnius, de son père, artiste de renom exécuté par les hommes de Beria. Signe avant-coureur des grandes purges antisémites qui durèrent jusqu'à la mort du " Petit Père des Peuples ". Pour l'amour d'Ula, Aliocha décide de se rendre dans les pays Baltes pour découvrir l'identité des tueurs. Mais, sans le savoir, il réveille les monstres endormis de l'ère stalinienne. La machine répressive se met alors en marche, prête à broyer des vies, des amours, des espoirs, comme elle le fait depuis des décennies...
Résumé : La passion, sous l'apparence de la démesure, peut en réalité ramener à l'essentiel, faire prendre tous les risques et réveiller les démons. Les siens comme ceux des autres. Le quotidien, plus insidieusement, confine plus sûrement à la folie et oblige à tolérer l'impossible. L'URSS, en 1978, nage en plein marasme. L'antisémitisme et la misère galopent dans les rues pouilleuses de Moscou. Aliocha, fils quasi renié d'une grande famille d'apparatchiks, est hanté par le passé d'une jeune Juive dont le père a été exécuté par Beria. À vouloir élucider ce meurtre, Aliocha réveille sans le savoir les monstres assoupis. Entre les mythes et la réalité, les tribunaux secrets et le mensonge, la terreur domine. La machine répressive se met en marche. Dans le fracas des émotions humaines, pourtant, la peur ne gagne pas toujours...
Moscou 1945. La guerre a laissé le pays exsangue., Dans la capitale pourtant quadrillée par la Tcheka et les polices politiques se répand un mal nouveau: la criminalité organisée. Le héros et narrateur, Chaparov, jeune, capitaine encore auréolé de sa bravoure au combat, rejoint les rangs de la brigade criminelle nouvellement créée. Elle est placée sous les ordres du déjà légendaire; détective Gleb Jeglov, un officier à peine plus âgé que Chaparov, mais dont on devine qu'il n'a pas fréquenté que les champs de bataille. La brigade sera pauvre en hommes, en moyens et, en armes; mais Jeglov est un génie de la lutte anti-criminelle, un flic et un chef né, bref, un parfait héros pour Chaparov, si ce n'était ce côté obscur qui apparaît parfois dans sa personnalité... En première mission, la brigade part sur les traces d'un gang de tueurs et de voleurs particulièrement habiles connus sous le nom du "Chat noir". Écrit et publié sous Brejnev par des dissidents notoires, ce roman fut un énorme succès, avec une dizaine de millions d'exemplaires vendus à ce jour en Russie. La télévision d'État en a tiré une série d'une vingtaine d'épisodes qui, aujourd'hui encore, fait le bonheur de l'audimat russe.
Moscou 1945. La guerre a laissé le pays exsangue et les quignons de pain se cachent dans les coffres-forts. Chaparov, jeune héros de vingt-deux ans habitué aux combats, rejoint la brigade criminelle de Moscou lancée dans une autre guerre contre le crime organisé. Il travaille sous les ordres de Jeglov qui le fascine et parfois le subjugue. Ce chef-né, slave jusqu'au bout des ongles, porte pourtant en lui une part obscure qui glace ses proches. Qu'importe ! La bande du Chat noir assassine et pille les entrepôts. La brigade, dans un pays en ruine galvanisé par l'utopie, doit se serrer les coudes. D'autant qu'une femme, une de plus, est retrouvée assassinée... Publié en 1983 en URSS, 38, rue Petrovka s'est vendu à près de dix millions d'exemplaires avant de faire, en feuilleton, les délices des téléspectateurs d'Union soviétique. Ce roman populaire et noir prolonge la tradition du roman russe où foisonnent les intrigues secondaires et les personnages inoubliables.
Résumé : Pavel Egorovitch Khvatkine, " honnête " professeur de droit, vit confortablement dans le Moscou du début des années quatre-vingt : une Mercedes, un bel appartement dans le centre et tous les avantages qu'il a pu garder de son emploi précédent. Or, au cours d'une soirée particulièrement arrosée, surgit un homme se prétendant " gardien des fourneaux de l'enfer " et qui vient lui demander des comptes sur sa carrière passée. Par bribes, au gré des soûleries et des cauchemars de Pavel, réapparaît alors son passé. Haut responsable des sections spéciales du KGB entre la fin des années quarante et le milieu des années cinquante, Pavel, comprenant déjà que la discrétion était la condition de son salut, s'évertua à ne pas apparaître en première ligne dans certaines affaires, quitte à voir ses subordonnés promus à sa place dans la hiérarchie et vers la mort. Car, au centre du livre, se trouve un des épisodes les plus noirs de la fin de la période stalinienne, la montée de la répression sanglante contre les intellectuels juifs et, plus particulièrement, le célèbre " complot des blouses blanches ". Ecrit par deux écrivains russes d'origine juive, ce roman est d'abord une étonnante peinture du système répressif soviétique et de ses méthodes, parfaitement intégrée dans un suspense policier. C'est aussi un récit hallucinant de l'atmosphère de cette époque de basculement au plus fort de la terreur stalinienne. C'est surtout une épopée passionnante, écrite dans une langue surprenante faite de russe classique et d'argot des bas-fonds, un de ces livres qui parviennent à vous faire éclater de rire en plein milieu de l'horreur absolue.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.