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38, rue Petrovka
Vaïner Arkadi ; Vaïner Gueorgui
FAYARD
39,25 €
Épuisé
EAN :9782213624464
Moscou 1945. La guerre a laissé le pays exsangue., Dans la capitale pourtant quadrillée par la Tcheka et les polices politiques se répand un mal nouveau: la criminalité organisée. Le héros et narrateur, Chaparov, jeune, capitaine encore auréolé de sa bravoure au combat, rejoint les rangs de la brigade criminelle nouvellement créée. Elle est placée sous les ordres du déjà légendaire; détective Gleb Jeglov, un officier à peine plus âgé que Chaparov, mais dont on devine qu'il n'a pas fréquenté que les champs de bataille. La brigade sera pauvre en hommes, en moyens et, en armes; mais Jeglov est un génie de la lutte anti-criminelle, un flic et un chef né, bref, un parfait héros pour Chaparov, si ce n'était ce côté obscur qui apparaît parfois dans sa personnalité... En première mission, la brigade part sur les traces d'un gang de tueurs et de voleurs particulièrement habiles connus sous le nom du "Chat noir". Écrit et publié sous Brejnev par des dissidents notoires, ce roman fut un énorme succès, avec une dizaine de millions d'exemplaires vendus à ce jour en Russie. La télévision d'État en a tiré une série d'une vingtaine d'épisodes qui, aujourd'hui encore, fait le bonheur de l'audimat russe.
Pavel Egorovitch Khvatkine, " honnête " professeur de droit, croyait bien avoir échappé à son passé d'ancien membre très influent des sections spéciales du KGB à la toute fin du règne de Staline. Or, lors d'une soirée bien arrosée, surgit un homme se prétendant "gardien des fourneaux de l'enfer" et venu lui demander des comptes sur sa carrière passée... Ecrit entre 1976 et 1980 et longtemps tenu secret, L'Evangile du bourreau, peinture sidérante du système répressif soviétique sous Staline, a fait sensation lors de sa première publication en ex-URSS. Sa langue faite de russe classique et d'argot des bas-fonds comme son étonnante galerie de bourreaux parfaitement intégrée dans un suspense romanesque font de ce livre un thriller inoubliable.
Résumé : Pavel Egorovitch Khvatkine, " honnête " professeur de droit, vit confortablement dans le Moscou du début des années quatre-vingt : une Mercedes, un bel appartement dans le centre et tous les avantages qu'il a pu garder de son emploi précédent. Or, au cours d'une soirée particulièrement arrosée, surgit un homme se prétendant " gardien des fourneaux de l'enfer " et qui vient lui demander des comptes sur sa carrière passée. Par bribes, au gré des soûleries et des cauchemars de Pavel, réapparaît alors son passé. Haut responsable des sections spéciales du KGB entre la fin des années quarante et le milieu des années cinquante, Pavel, comprenant déjà que la discrétion était la condition de son salut, s'évertua à ne pas apparaître en première ligne dans certaines affaires, quitte à voir ses subordonnés promus à sa place dans la hiérarchie et vers la mort. Car, au centre du livre, se trouve un des épisodes les plus noirs de la fin de la période stalinienne, la montée de la répression sanglante contre les intellectuels juifs et, plus particulièrement, le célèbre " complot des blouses blanches ". Ecrit par deux écrivains russes d'origine juive, ce roman est d'abord une étonnante peinture du système répressif soviétique et de ses méthodes, parfaitement intégrée dans un suspense policier. C'est aussi un récit hallucinant de l'atmosphère de cette époque de basculement au plus fort de la terreur stalinienne. C'est surtout une épopée passionnante, écrite dans une langue surprenante faite de russe classique et d'argot des bas-fonds, un de ces livres qui parviennent à vous faire éclater de rire en plein milieu de l'horreur absolue.
Vainer Schucman Lia ; Anacaona Paula ; Luiz de Alm
Résumé : Si biologiquement la race n'a pas de fondement, elle existe bien socialement. Dans des sociétés construites sur l'idée de supériorité d'une race sur d'autres, comment alors cette idéologie pénètre-t-elle au sein des familles et notamment des familles mixtes ? L'autrice, psychologue, est partie de l'hypothèse que les familles mixtes pouvaient être le lieu idéal d'une prise de conscience et d'une déconstruction du racisme chez les personnes blanches. Interrogeant des familles mixtes interraciales, elle s'est demandé dans quelle mesure la couleur, la race et le racisme imprégnaient leurs relations affectives même entre générations. Les témoignages recueillis montrent à quel point il est difficile de faire tomber les hiérarchies raciales au sein même des familles. Car croire que l'amour est plus fort que tout serait oublier que l'amour est lui aussi une construction sociale, et qu'il est influencé par la société.
Résumé : La passion, sous l'apparence de la démesure, peut en réalité ramener à l'essentiel, faire prendre tous les risques et réveiller les démons. Les siens comme ceux des autres. Le quotidien, plus insidieusement, confine plus sûrement à la folie et oblige à tolérer l'impossible. L'URSS, en 1978, nage en plein marasme. L'antisémitisme et la misère galopent dans les rues pouilleuses de Moscou. Aliocha, fils quasi renié d'une grande famille d'apparatchiks, est hanté par le passé d'une jeune Juive dont le père a été exécuté par Beria. À vouloir élucider ce meurtre, Aliocha réveille sans le savoir les monstres assoupis. Entre les mythes et la réalité, les tribunaux secrets et le mensonge, la terreur domine. La machine répressive se met en marche. Dans le fracas des émotions humaines, pourtant, la peur ne gagne pas toujours...
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.