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L'exil iranien, diversité d'un phénomène
Vahabi Nader
ORIZONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9791030903164
Cet ouvrage collectif, dans la continuité du précédent, s'interroge sur le sens de l'exil au début du 21e siècle. Après avoir étudié le rôle des exilés à travers le monde durant les grands changements sociaux et politiques du XXe siècle, nous avons essayé de comprendre, sur la base d'un triple principe (hostilité envers le régime du pays d'origine, départ forcé et projet de retourner dans son pays d'origine à court ou long terme) le changement de l'identité des exilés dans la temporalité. Cela nous amène vers le concept de labyrinthe, en harmonie avec le "third space" : les exilés sont dans un entre-deux culturel où les cultures d'origine et d'accueil s'entremêlent, dépassant la vision dichotomique dominante. Les auteurs de cet opus ont décrypté les différents aspects de ce phénomène complexe et multifactoriel en fonction de leur terrain de recherche.
Nous étudions si la dichotomie de l'étranger en alter ego ou ennemi fait véritablement sens dans notre système international régi par les grandes puissances occidentales. Ce travail a pour ambition de mettre en perspective deux approches. L'approche philosophique d'un côté et celle concernant l'applicabilité politique de la démarche d'hospitalité de l'autre. Dépassant l'hospitalité kantienne, Jacques Derrida propose une hospitalité philosophique absolue et inconditionnelle, une rupture avec l'hospitalité au sens courant, avec le droit ou le pacte d'hospitalité. Alors pourrait-on penser une société organisée autour de l'admission de l'étranger ? L'Europe politique n'a jamais été dans la situation de se vêtir du costume noble et elle est submergée par un puissant élan néo-nationaliste. Etant dans une imitasse philosophique, nous pensons à une réforme du multilatéralisme, seule voie viable pour une gouvernance mondiale moins inégalitaire, plus, juste et plus humaine en passant d'un monde de "l'inter-national" à "l'inter-social", vers un modèle de sociétés cosmopolitiques où l'Europe respectera davantage ses valeurs humanistes.
Les migrants qui "saisissent" plusieurs sols et vivent des trajectoires multiples font souvent face à une nouvelle socialisation, à un recommencement de vie à zéro, étape que nous qualifions de quatrième socialisation, pour rester fidèle à la chronologie des trois socialisations générales : primaire (famille), secondaire (école et éducation), tertiaire (travail et emploi) ; cette quatrième socialisation place les migrants dans un registre bien différent de celui des indigènes.
Pourquoi laisse-t-on mourir en mer des milliers d'individus dont la faute serait de vouloir quitter leur pays pour trouver ailleurs les conditions d'une vie meilleure ? Ne pourrait-on pas considérer la mort de ces milliers de personnes en Méditerranée comme un crime ? Toutes les vies ne se valent pas car les 18 422 morts en Méditerranée entre 2014 et 2019 ne forment qu'une préoccupation secondaire pour l'Union européenne. L'Europe inspirée de la philosophie humaniste et de l'hospitalité kantienne se trouve-t-elle en porte-à-faux avec sa politique discrétionnaire ? Cette ignorance relève-t-elle de la reproduction sociologique de la banalisation du mal ? L'intérêt de ce livre réside dans la discussion sur l'idée de considérer que la mort des migrants en Méditerranée est un moindre mal face au risque politique que représenterait leur accueil. Il pointe la volonté de déresponsabilisation de l'Union européenne qui externalise la gestion des migrants à des pays tiers et met en doute la charge communément admise de l'incrimination des réseaux de passeurs pour nous orienter vers la responsabilité des Etats à l'égard des morts en Méditerranée.
En quoi le flux migratoire de 2015 constitue-t-il une crise ? Pourquoi tant de réfugiés se sont-ils dirigés vers l'Europe ? Quelle place y occupe la Méditerranée et comment les pays du vieux continent réagissent-ils face à des personnes prêtes à prendre le risque de payer de leur vie le coût de leur déplacement ? En quoi mondialisation et migration sont-elles intrinsèquement liées à la modernité ?
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...