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Une société autour de l'étranger est-elle possible ?
Vahabi Nader ; Wievorka Michel
ORIZONS
15,00 €
Épuisé
EAN :9791030902440
Nous étudions si la dichotomie de l'étranger en alter ego ou ennemi fait véritablement sens dans notre système international régi par les grandes puissances occidentales. Ce travail a pour ambition de mettre en perspective deux approches. L'approche philosophique d'un côté et celle concernant l'applicabilité politique de la démarche d'hospitalité de l'autre. Dépassant l'hospitalité kantienne, Jacques Derrida propose une hospitalité philosophique absolue et inconditionnelle, une rupture avec l'hospitalité au sens courant, avec le droit ou le pacte d'hospitalité. Alors pourrait-on penser une société organisée autour de l'admission de l'étranger ? L'Europe politique n'a jamais été dans la situation de se vêtir du costume noble et elle est submergée par un puissant élan néo-nationaliste. Etant dans une imitasse philosophique, nous pensons à une réforme du multilatéralisme, seule voie viable pour une gouvernance mondiale moins inégalitaire, plus, juste et plus humaine en passant d'un monde de "l'inter-national" à "l'inter-social", vers un modèle de sociétés cosmopolitiques où l'Europe respectera davantage ses valeurs humanistes.
En quoi le flux migratoire de 2015 constitue-t-il une crise ? Pourquoi tant de réfugiés se sont-ils dirigés vers l'Europe ? Quelle place y occupe la Méditerranée et comment les pays du vieux continent réagissent-ils face à des personnes prêtes à prendre le risque de payer de leur vie le coût de leur déplacement ? En quoi mondialisation et migration sont-elles intrinsèquement liées à la modernité ?
Partant d'un consensus minimum sur le terme diaspora comme dispersion transnationale, les auteurs de ce livre montrent la diversité des significations que ce mot représente, ce qui est conforme à son sens étymologique, sociologique, politique, ethnique et culturel. S'inspirant de la "communauté imaginée" d'Anderson, cet essai met en relation des liens physiques, émotionnels, sociaux et culturels entre cette diaspora - plus de cinq millions de migrants - et l'Iran, débouchant sur une "entité autonome" au sens "morphologique" du terme et originale par rapport aux autres groupes. Cette origine commune, basée sur l'iranité, est le fondement d'une identité hybride, transnationale, bien présente dans les thématiques des auteurs.
Pourquoi laisse-t-on mourir en mer des milliers d'individus dont la faute serait de vouloir quitter leur pays pour trouver ailleurs les conditions d'une vie meilleure ? Ne pourrait-on pas considérer la mort de ces milliers de personnes en Méditerranée comme un crime ? Toutes les vies ne se valent pas car les 18 422 morts en Méditerranée entre 2014 et 2019 ne forment qu'une préoccupation secondaire pour l'Union européenne. L'Europe inspirée de la philosophie humaniste et de l'hospitalité kantienne se trouve-t-elle en porte-à-faux avec sa politique discrétionnaire ? Cette ignorance relève-t-elle de la reproduction sociologique de la banalisation du mal ? L'intérêt de ce livre réside dans la discussion sur l'idée de considérer que la mort des migrants en Méditerranée est un moindre mal face au risque politique que représenterait leur accueil. Il pointe la volonté de déresponsabilisation de l'Union européenne qui externalise la gestion des migrants à des pays tiers et met en doute la charge communément admise de l'incrimination des réseaux de passeurs pour nous orienter vers la responsabilité des Etats à l'égard des morts en Méditerranée.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.
D'une île à l'autre, de tragédies en découvertes personnelles, Ariane accoste finalement en Sardaigne où elle récrit sa légende. Traversé par le deviens qui tu es nietzschéen, son récit retrace la vie mouvementée d'une femme qui pourrait être notre contemporaine. Au fil des nombreuses péripéties qui balisent son existence, elle n'a de cesse de questionner le sens, ferment de sa réelle identité.
Si l'amour est un excès, il se donne à comprendre comme extase, décentrement ou aliénation. Jeté hors de soi, on n'est plus soi-même et à soi-même, car on cherche à être en l'aimé et pas seulement auprès de lui ; on désire être l'aimé au lieu de simplement lui appartenir. Le discours de l'amour a confié à la poésie le soin de décrire ces élancements. C'est pourquoi, en vue de la configuration des divers types de l'extase amoureuse (extase simple, union synthétique, transmanence, inter-immanence, engravement, hospitalité, incarcération...), l'auteur a convoqué des poètes de plusieurs aires culturelles, le tout étant placé sous l'égide de Shakespeare et de Louise Labé auxquels deux chapitres sont consacrés. Cet essai prolonge les recherches de l'auteur sur l'amour pur et la nodalisation.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.