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Marcel Lods. Action, architecture, histoire
Uyttenhove Pieter
VERDIER
49,70 €
Épuisé
EAN :9782864325888
Ce livre pose la question de l'action. Au travers d'une réflexion monographique sur l'histoire de l'architecture contemporaine, il s'agit de savoir en quoi l'action est constitutive de l'architecture, mais aussi, et avant tout, en quoi elle répond à une architecture qui lui appartient. Marcel Lods (1891-1978), auteur de quelques chefs-d'oeuvre de l'architecture moderne préfabriquée en France et l'un des architectes "pionniers" des grands ensembles, est ici considéré à l'éclairage de sept aspects - appelons-les des "figures" - qui caractérisent son action et lui donnent forme. Ces sept figures sont désignées dans ce livre par des dénominateurs simples et évocateurs: la raison, la série, le plan, le cadre, l'élan, l'obstacle et la scène. Ces figures de l'action se forgent d'abord dans le vécu du métier d'architecte, où le technicien et le visionnaire, l'homme d'affaires et le décideur l'emportent souvent sur l'esthète et le concepteur. Elles sont aussi moulées à l'aune des choix volontaristes de Lods pressé de devenir constructeur en se frottant aux principes rationalistes et aux technologies industrielles. Elles se solidifient progressivement au cours de ses expériences d'aviateur et de pilote d'automobile, de ses émotions de soldat de guerre, de par son regard de photographe et par sa rhétorique de conférencier et son pragmatisme mêlé d'idéalisme social lorsqu'il publie articles et pamphlets. Au-delà du personnage historique de Marcel Lods, l'essai tente de démontrer que l'architecture, au sens ordinaire du terme, n'est que la partie visible d'une pensée et d'une volonté d'agir et de changer la société qui répondent elles-mêmes à une architecture d'une autre nature. S'appuyant principalement sur les archives photographiques, les croquis, les articles et les écrits non-publiés de Lods, ainsi que sur ses innombrables annotations de lecture dans sa bibliothèque, l'ouvrage révèle une masse de documents et d'images inconnus.
Pourquoi rêve-t-on d'un avion, d'une église, d'une caverne? Et que signifie ce songe étrange qui vous obsède après le réveil?Mises en scène de l'inconscient sur un théâtre nocturne, les rêves sont structurés comme un langage, avec leur propres codes, leurs symboles particuliers... Apprenez à les décrypter pour mieux vous connaître!Un guide alphabétique des mots clés, agrémenté de plusieurs scénarios permettant d'aborder des situations différentes.Du rêve le plus anodin aux grands rêves prémonitoires: les règles d'analyse qui vous aident à comprendre ces mystérieux messages de la nuit.
L'imagination narrative, telle qu'envisagée en littérature, joue un rôle tout aussi important dans la conception urbaine et paysagère. Concevoir l'environnement urbain, n'est-ce pas aussi raconter et imaginer un réseau qui réunira en une trame consistante des personnes, des espaces, des objets, des activités, des images éparses ? Depuis les années 1990, le "tournant narratif" nous aide à mieux comprendre les processus créatifs qui accompagnent la conception de projets urbains et de paysage. Par le récit, urbanistes et paysagistes anticipent des situations futures, les organisent en des ensembles cohérents composés d'une multiplicité d'images et de leurs interactions - comme le ferait un écrivain. Le présent ouvrage, faisant référence à des figures mythologiques comme à des penseurs modernes, jongle entre textes, projets et images, analyses et analogies et approfondit par là ce parallèle littéraire. Différentes disciplines sont conviées : l'anthropologie, la chronophotographie, l'art de la promenade, la philosophie, la sémiologie, la mythologie et l'histoire de l'art. Des ruines du Saillant d'Ypres à Disneyland Paris, de la périphérie romaine à la Défense, cet ouvrage développe des études de cas variées et crée ainsi un terrain fertile pour repenser l'urbanisme et ses enjeux.
L'étonnante association, pendant l'entre-deux-guerres, d'Eugène Beaudouin (1898-1983) et de Marcel Lods (1891-1978) a constitué un temps fort dans l'histoire de l'architecture moderne en France. Si Beaudouin reste un architecte tourné vers la ville, Lods, homme d'action, s'attache aux possibilités constructives de répétition et de sérialisation offertes par les nouveaux matériaux tels que le verre et le métal. Ces deux personnalités de talents et d'ambitions divergentes ont collaboré pour créer une oeuvre variée et particulièrement novatrice: la Cité du Champ-des-Oiseaux à Bagneux, l'École de plein air à Suresnes, la Maison du Peuple à Clichy ou la Cité de la Muette à Drancy...
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".