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En hommage au père Jacques Jomier, o.p.
Urvoy Marie-Thérèse
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204069861
Né à Paris en 1914, entré chez les Dominicains en 1932, Jacques Jomier se spécialise très vite dans les études arabes et séjourne à l'IDEO du Caire de 1945 à 1985, y réalisant une œuvre considérable. Les contributions ici rassemblées représentent les deux grands axes de sa démarche : celle qu'il a assumée comme religieux chrétien en pays musulman, et celle de la recherche savante, indispensable à toute compréhension en profondeur. Pour cette dernière, on retrouvera notamment, outre certaines de ses préoccupations principales (le Coran, le Commentaire du Manâr, et le théologien médiéval F. D. Râzî), un thème cher à son cœur qui est la question des interprétations tendancieuses qui ont empoisonné les relations entre chrétiens et musulmans, que ce soit le prétendu Evangile de Barnabé ou la crise morale et psychologique qu'a connue le P Abdeljalil en mai 1961. Pour la première, ce sont surtout les figures et les présupposés du dialogue et de la théologie des religions non chrétiennes qui sont évoquées.
S'il est inéluctable que les circonstances mettent l'orientaliste au contact de sujets très variés où l'aspect littéraire n'est pas le seul en présence, doit-on se contenter de ce caractère fortuit? N'y a-t-il pas là une voie méthodologique spécifique à creuser? Communément l'islamologue a toujours tranché les questions de sens et d'interprétation, et le littéraire a travaillé les formes d'écriture, le rythme de la langue et l'innovation dans l'expression. Il y a là une espèce de dialectique entre le "technicien" et 1'"artiste" qui rappelle celle du "principe de réalité" et du "principe de plaisir" de la psychologie des profondeurs. L'histoire comparée de l'islamologie et des disciplines linguistiques et littéraires, depuis le XIXe siècle, nous a installés dans cette dichotomie où aucun espoir de transversalité ni de simple passerelle n'est offert ou même suggéré. Depuis trop longtemps, c'est sur une sorte de gnose du langage qu'islamologues et littéraires ont assis leur magistère. Chacun s'activant dans son champ, ils en ont oublié le principe fondamental dans l'immense univers des humanités: la mise en perspective de chaque domaine par rapport à l'autre. Le raffinement littéraire d'une part, et la complexité islamologique de l'autre, ne devraient pas faire l'objet d'un rejet de communion active des deux, mais plutôt d'un déplacement de l'un vers l'autre. N'est-il pas possible de rapprocher davantage l'islamologie de la littérature (si spécifique en arabe)? de mettre au service de la littéralité du texte-source de l'islamologue tous les procédés de la langue-cible du littéraire?
Résumé : Ce cahier propose 50 activités montessori pour les enfants à partir de 5 ans : de quoi progresser dans l'apprentissage de la lecture. L'enfant est dans chaque activité acteur de son apprentissage : il est invité à tracer, à découper, à colorier, à déplacer, à trier... avec la possibilité de valider lui-même ses choix et ses actions.
Présentation de l'éditeur Toute question théologique est aussi une question politique. Et inversement. A l'heure de la globalisation et de la fracture entre le Nord et le Sud, il y a certainement urgence à opposer le dialogue des religions et le dialogue des cultures au "choc des civilisations". Pour autant, les difficultés abondent. Bien qu'elle soit entrée dans les moeurs, la formule "dialogue islamo-chrétien" en est le meilleur exemple. Le terme "dialogue" signifie échange, sinon tout à fait à égalité, du moins dans le respect de chacun pour la parole de l'autre, sans préemption, présupposé ou prédétermination. Ce dictionnaire montre comment, à défaut d'entendre les mêmes choses sous les mêmes mots, règne une mésentente qui ne peut satisfaire que le désir de reconnaissance du monde occidental et la volonté de revendication du monde musulman. Tiraillé entre l'affection et l'aversion, l'échange ne relève plus alors de la lucidité, mais de l'accommodement des sensibilités. Outil indispensable et exhaustif, en 50 entrées cruciales, de "Abraham" et "Jésus" à "Laïcité" et "Sciences humaines", ce livre sans précédent constitue aussi un traité méthodique pour tout dialogue en quête d'authenticité.
L'oeuvre de Ramon Lull, qui a souffert, au regard de l'histoire classique de la philosophie, du caractère d'autodidacte de son auteur, est par contre la seule en Occident à poser la question de la confrontation avec un autre système de culture et de pensée. La présente étude porte non seulement sur les textes, mais aussi, pour éclairer ceux-ci, sur leurs circonstances historiques et sur les mouvements intellectuels et spirituels dans lesquels ils s'inséraient. Elle ne vise pas à tirer des enseignements définitifs, mais à montrer un penseur, dans son information d'abord, puis son activité de missionnaire et d'écrivain ensuite, aux prises avec les divers aspects de la culture de ses interlocuteurs. A travers les étonnements de Lull, ses efforts pour surmonter des difficultés parfois mal perçues, ses tentatives pour exploiter tous les moyens disponibles, qu'ils soient philosophiques, littéraires, linguistiques, voire même gestuels, nous apprenons à ne pas tirer des conclusions prématurées sur la base d'informations limitées et de partis-pris exclusifs, mais au contraire à tout penser, sans trancher arbitrairement dans l'extrême diversité du réel.
Sommes-nous aujourd'hui encore capables de jouir d'une oeuvre ? Savons-nous encore lire un texte, voir un tableau, écouter une sonate ? La question est d'importance. Nous vivons à l'ère moderne - celle qu'inaugurèrent Rimbaud et Mallarmé. Tous deux prophétisèrent la fin d'un monde, celui - classique - où le mot désignait une chose. Depuis lors, on s'est acharné à théoriser la fin du discours, l'arbitraire du signe, le texte autoréférentiel, l'autonomie de la structure, la mort de Dieu d'abord, de l'homme ensuite. Même les compositeurs ont proclamé la mort de la musique, et les artistes la fin de l'Art... De tout cela, il nous reste un lourd héritage : nous vivons, en effet, à l'époque que George Steiner appelle l'ère de l'Epilogue. C'est l'ère où le monde n'a plus de sens, où le sens d'une oeuvre, quelle qu'elle soit, n'est plus la raison d'être de notre lecture, mais où, au contraire, chacune de nos lectures accorde une raison d'être à l'oeuvre. Les intentions du créateur n'importent plus, seul compterait ce qu'arbitrairement nous mettrions dans l'oeuvre que nous déconstruirions. Face à cette mode de l'indécidable, de l'interchangeabilité du sens, George Steiner, nourrissant ses réflexions d'exemples puisés dans la littérature, la musique et la peinture, nous convie à parier à nouveau sur le sens, et même sur le scandale radieux de la transcendance : il y a bien un accord et une correspondance entre le mot et le monde, entre, d'une part, les structures de la parole et de l'écoute humaines et, d'autre part, les structures, toujours voilées par un excès de lumière, de l'oeuvre. C'est grâce à ce pari que nous pourrons jouir de l'oeuvre et comprendre sa nécessité.
Le roi comprend soudain qu'il manque une religion à son peuple. Oui, mais laquelle? Afin de trancher cette épineuse question, il organise le Grand Tournoi de la Vérité, opposant un juif, un athée, un chrétien, un musulman, un hindou et un bouddhiste. Que le plus sage gagne!
Pourquoi mon collègue ne fréquente-t-il pas la cantine pendant certaines périodes de l'année ? Pourquoi les prêtres catholiques ne peuvent-ils se marier ? Pourquoi les chrétiens prient-ils les mains jointes quand les musulmans se prosternent les mains sur le sol ? Quelles sont les différences entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne ? Le hallal est-il l'équivalent du casher ? Quel est le sens du pèlerinage à La Mecque ? Lourdes ? Quels sont les rites des trois grands monothéismes ? Autant de questions qui nous taraudent et de réponses qui nous manquent pour comprendre les comportements religieux de l'autre. Très maniable, ce livre est un guide nécessaire aujourd'hui pour tout connaître des dogmes, des fêtes, des rites et des symboles du judaïsme, du christianisme et de l'islam. Un outil indispensable à tout esprit curieux.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.