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Averroès. Les ambitions d'un intellectuel musulman
Urvoy Dominique
FLAMMARION
10,00 €
Épuisé
EAN :9782081217997
Né à Cordoue en 1126, mort à Marrakech en 1198, Averroès (Ibn Rushd) fut l'un des penseurs les plus universels du Moyen Age musulman: tout à la lois médecin, cadi, juriste, philosophe, il s'est intéressé à l'ensemble des savoirs profanes et religieux de son temps. Ce polygraphe dont le grand oeuvre - le cycle des commentaires d'Aristote - fera découvrir la pensée du premier maître à l'Occident chrétien est aussi le témoin des bouleversements qui ébranlent alors l'Andalousie: Averroès n'a guère plus de vingt ans quand la révolution almohade fond sur le pays, emportant le fragile édifice almoravide, et il devient dès lors un homme public, habitué des cours royales. Il connaît la faveur et l'exil, mais écrit inlassablement. L'immense postérité intellectuelle d'Averroès n'a d'égale que l'ampleur des entreprises de récupération dont il a fait l'objet. Les lacunes qui grèvent cette existence mythique ont en effet favorisé la floraison des représentations partisanes: incarnation de la rationalité philosophique selon les uns, théologien éminent selon les autres, Averroès est devenu le fantoche de ses disciples et hagiographes. En faisant oeuvre biographique, Dominique Urvoy veut donner la mesure de celui qui fut, avant la lettre, un intellectuel musulman: un esprit curieux, cherchant à concilier sagesse et loi religieuse, en quête d'un statut qui restait à inventer. Biographie de l'auteur Spécialiste de la pensée et de la civilisation arabes, Dominique Urvoy est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Les Penseurs libres dans l'Islam classique (Albin Michel, 1996), histoire de la pensée arabe et islamique (Seuil, 2006) et, avec M.-T. Urvoy, Les Mots de l'Islam(PU du Mirail, 2004), L'Action psychologique dans le Coran (Cerf, 2007), Abécédaire du christianisme et de l'islam (Éditions de Paris, 2008).
Résumé : Nous percevons tous la difficulté plus que jamais actuelle de comprendre quels liens unissent islam et islamisme. L'islamisme constitue-t-il une rupture avec l'islam comme cela est souvent défendu ou n'est-ce que son prolongement mécanique ? Avec la rigueur et l'objectivité scientifique d'une experte reconnue, Marie-Thérèse Urvoy entend lever les confusions et en finir avec les affirmations passionnelles. Elle montre combien, et de manière constante à travers l'histoire, cette question prend sa source dans le Coran, dans une tension permanente entre visée spirituelle et ambition d'emprise sur le monde. Tout l'enjeu est donc de comprendre si l'islam est en mesure de se réformer, de manière à concilier son ordre inhérent avec les idéaux de ce temps. Par les moyens de l'islamologie et de l'histoire, cet ouvrage offre les éléments de compréhension globale de l'islam, de ses mouvements sociopolitiques, de ses schèmes mentaux (réformisme, "retour à la charî'a" , rôle de la violence) et des concepts médiatiques récents d' "islam spirituel" ou d' "islam des Lumières" . Une réflexion lucide, rigoureuse et sans concession sur les ressorts profonds de l'islam et les enjeux de sa réforme. Professeur émérite de l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 et de l'institut catholique de Toulouse, Marie-Thérèse Urvoy a enseigné l'islamologie, l'histoire médiévale de l'islam, l'arabe classique et la philosophie arabe. Elle est l'auteur ou co-auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'islam.
Né à Cordoue en 1126, mort à Marrakech en 1198, Averroès (Ibn Rushd) fut l'un des penseurs les plus universels du Moyen Age musulman: tout à la lois médecin, cadi, juriste, philosophe, il s'est intéressé à l'ensemble des savoirs profanes et religieux de son temps. Ce polygraphe dont le grand ?uvre - le cycle des commentaires d'Aristote - fera découvrir la pensée du premier maître à l'Occident chrétien est aussi le témoin des bouleversements qui ébranlent alors l'Andalousie: Averroès n'a guère plus de vingt ans quand la révolution almohade fond sur le pays, emportant le fragile édifice almoravide, et il devient dès lors un homme public, habitué des cours royales. Il connaît la faveur et l'exil, mais écrit inlassablement. L'immense postérité intellectuelle d'Averroès n'a d'égale que l'ampleur des entreprises de récupération dont il a fait l'objet. Les lacunes qui grèvent cette existence mythique ont en effet favorisé la floraison des représentations partisanes: incarnation de la rationalité philosophique selon les uns, théologien éminent selon les autres, Averroès est devenu le fantoche de ses disciples et hagiographes. En faisant ?uvre biographique, Dominique Urvoy veut donner la mesure de celui qui fut, avant la lettre, un intellectuel musulman: un esprit curieux, cherchant à concilier sagesse et loi religieuse, en quête d'un statut qui restait à inventer.
Un trait caractéristique de l'islam est la certitude du croyant, trait psychologique qui s'est imposé comme valeur suprême, jusqu'aux penseurs les plus rationalistes. Le Coran, fondement de la foi musulmane, intervient-il de façon particulière dans la formation de cette certitude ? A la seule lecture, verset par verset - comme le font la plupart des croyants -, de la version imposée par le pouvoir, et par suite communément admise, on peut constater que l'exposé procède par inférence sur la base de présupposés non explicités, et que l'argumentation joue souvent sur des mécanismes de psychologie sociale. Mais l'histoire du texte montre qu'il y a eu des variations dans sa composition, ce qui témoigne de visées pédagogiques spécifiques. En effet, les traits indiqués ci-dessus sont considérablement amplifiés dans la perception globale du texte, qui est celle des mainteneurs de la foi . Ce livre montre que le choix d'une certaine organisation des versets va de pair avec une volonté de faire dire à ces versets plus qu'ils ne disent isolément. S'y unissent donc les deux problématiques de l'analyse littéraire globale et de l'étude des mécanismes mentaux formateurs de la certitude psychologique du croyant. On étudie successivement les répercussions mentales des effets d'accélération (harcèlement et auto-exaspération du locuteur), des effets structurels (répétition à l'identique ou avec amplification), des procédés subliminaux (thèmes instillés subrepticement) et des projections d'une preuve d'un thème sur un autre. La plupart du temps, ces procédés d'action psychologique sont mis en oeuvre pour soutenir l'image du prophète qui constitue la seconde moitié de la Profession de foi.Marie-Thérèse Urvoy est professeur d'islamologie, d'histoire médiévale arabe et d'arabe classique à l'université catholique de Toulouse. Dominique Urvoy est professeur de pensée et de civilisation arabes à l'université de Toulouse-le-Mirail.
L'oeuvre de Ramon Lull, qui a souffert, au regard de l'histoire classique de la philosophie, du caractère d'autodidacte de son auteur, est par contre la seule en Occident à poser la question de la confrontation avec un autre système de culture et de pensée. La présente étude porte non seulement sur les textes, mais aussi, pour éclairer ceux-ci, sur leurs circonstances historiques et sur les mouvements intellectuels et spirituels dans lesquels ils s'inséraient. Elle ne vise pas à tirer des enseignements définitifs, mais à montrer un penseur, dans son information d'abord, puis son activité de missionnaire et d'écrivain ensuite, aux prises avec les divers aspects de la culture de ses interlocuteurs. A travers les étonnements de Lull, ses efforts pour surmonter des difficultés parfois mal perçues, ses tentatives pour exploiter tous les moyens disponibles, qu'ils soient philosophiques, littéraires, linguistiques, voire même gestuels, nous apprenons à ne pas tirer des conclusions prématurées sur la base d'informations limitées et de partis-pris exclusifs, mais au contraire à tout penser, sans trancher arbitrairement dans l'extrême diversité du réel.
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !