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1972. Arts, territoires et terrorisme
Urlberger Andrea ; Picon Antoine
METISPRESSES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782940563395
Andrea Urtberger est théoricienne en art moderne et contemporain, docteure en esthétique, science et technologies des arts, habilitée à diriger des recherches et maître de conférences en arts visuels à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Toulouse. Elle s'intéresse aux transformations spatiales et particulièrement aux articulations entre images et territoires, entre art et architecture. L'avènement du numérique et de la géolocatisation, l'expansion des mobilités et l'importance politique du design (au Bauhaus comme à la Hochschule für Gestaltung) sont les thématiques de ses recherches et publications. Elle a publié Parcours artistiques et virtualités urbaines (Collection "Histoire et idées des arts", L'Harmattan, 2003), Habiter les aéroports. Paradoxes d'une nouvelle urbanité (MétisPresses, 2012), "Rêver d'Ulm ? la HfG et ses influences sur l'école d'architecture de Toulouse" in Caroline Maniaque (éd.), Les années 68 et ta formation des architectes (Edition le Point, 2018).
Les mobilités physiques se transforment actuellement en s'hybridant aux flux virtuels. Se déplacer permet de se connecter au monde, se connecter fait émerger une autre forme de déplacement. Cette convergence a un impact important sur le paysage et l'espace urbain dont la perception, l'usage, l'aménagement changent. Sa représentation n'est plus la même. Dans cette perspective, il existe des lieux où cette mobilité et cette connectivité sont très visibles, s'imposent comme la caractéristique du lieu, d'autres le montrent moins. L'aéroport occupe une position tout à fait particulière. Fonctionnel, monumental, déterminé par le mouvement des avions qui le relient à la globalité du monde, pénétré par les flux numériques sans lesquels aucun système de vol serait opérationnel aujourd'hui, l'aéroport se situe à l'interface entre différentes formes de déplacement. Il cristallise en même temps les sentiments les plus contradictoires, entre liberté de mobilité, intimité et surveillance. Sans forcément représenter la ville future, des convergences multiples opèrent à l'aéroport et produisent un espace qui semble à la fois paradoxal et exemplaire. C'est un n?ud particulier dans ce qu'on pourrait définir par le terme "paysage technologique", c'est-à-dire un environnement qui se transforme et hybride espace physique et réseaux virtuels. Dissolution, instabilité. D'une extrême simplicité dans son fonc-tionnement, l'aéroport est de toute façon un lieu intrigant. La question est donc posée: comment l'aborder, comment le comprendre et comment le représenter? Pour produire ces représentations, une recherche financéepar la Dapa (Direction d'architecture et du patrimoine) dans le cadre du programme "L'architecture de la grande échelle" a mis en place des expérimentations qui s'inscrivent dans le champ artistique comme dans le champ architectural. A partir de ces expérimentations ponctuelles, des images et des savoirs ont émergé. Cette recherche initiale et collective entre art et architecture constitue le point de départ de ces textes sur les aéroports, une expérience en commun que partagent la majorité des auteurs et à partir de laquelle ils développent leur point de vue. Cette publication travaille en conséquence un double registre, des réflexions sur les liens entre art et architecture dans l'optique spécifique de la représentation des aéroports.
Mauro Carbone est Professeur de Philosophie (spécialité: Esthétique) à la Faculté de Philosophie de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, ainsi que membre senior de l'Institut Universitaire de France.
A presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d'architecture moderne et, par extension, de l'urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d'une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l'égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n'a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d'émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d'être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s'annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique ? Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu'à travers l'étude de l'évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d'étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d'éminentes personnalités et de collectifs dynamiques. Il s'en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.