Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'illusion d'un monde commun. Tahiti et la découverte de l'Europe
Lilti Antoine
FLAMMARION
23,90 €
Épuisé
EAN :9782080496294
Au XVIII ? siècle, les Européens explorent le Pacifique et rencontrent les îles de la Polynésie. Cette histoire a maintes fois été racontée. Sait-on en revanche que des Tahitiens se sont embarqués avec Bougainville et Cook, que certains ont séjourné à Paris et à Londres, que d'autres ont conduit les Anglais en Nouvelle-Zélande ou ont suivi les Espagnols au Pérou ? Ahutoru, Mai, Pautu, Tupaia, Hitihiti étaient leurs noms. Dans ce livre novateur et passionnant, Antoine Lilti raconte leurs voyages, leurs espérances et leurs désillusions, mais aussi la curiosité qu'ils ont suscitée en Europe, parfois sincère et souvent vaine. Il montre comment les auteurs et les publics des Lumières réagissent à cette confrontation avec l'altérité culturelle. Tandis que se dessinent les ambitions impériales des puissances européennes, l'idéal de la civilisation est soumis à la critique, les Tahitiens devenant les acteurs et les objets de cette histoire. Lorsque l'intérêt faiblit et que les malentendus s'accumulent, la fiction prend le relais pour entretenir l'illusion d'un monde commun.
Résumé : Bien avant le cinéma, la presse à scandale et la télévision, les mécanismes de la célébrité se sont développés dans l'Europe des Lumières, puis épanouis à l'époque romantique sur les deux rives de l'Atlantique. I)es écrivains comme Voltaire, des comédiens comme Garrick, des musiciens comme Liszt furent de véritables célébrités, suscitant la curiosité et l'attachement passionné de leurs " fans ". A Paris comme à Londres, puis à Berlin et New York, l'essor de la presse, les nouvelles techniques publicitaires et la commercialisation des loisirs entraînèrent une pro-fonde transformation de la visibilité des personnes célèbres. On pouvait désormais acheter le portrait de chanteurs d'opéra et la biographie de courtisanes, dont les vies privées devenaient un spectacle public. La politique ne resta pas à l'écart de ce bouleversement culturel : Marie-Antoinette comme George Washington ou Napoléon furent les témoins d'un monde politique transformé par les nouvelles exigences de la célébrité. Lorsque le peuple surgit sur la scène révolutionnaire, il ne suffit plus d'être légitime, il importe désormais d'être populaire. A travers cette histoire de la célébrité, Antoine Lilti retrace les profondes mutations de la société des Lumières et révèle les ambivalences de l'espace public. La trajectoire de Jean-Jacques Rousseau en témoigne de façon exemplaire. Ecrivain célèbre et adulé, celui-ci finit pourtant par maudire les effets de sa " funeste célébrité", miné par le sentiment d'être devenu une figure publique que chacun pouvait façonner à sa guise. À la fois désirée et dénoncée, la célébrité apparaît comme la forme moderne du prestige personnel, adaptée aux sociétés démocratiques et médiatiques, comme la gloire était celle des sociétés aristocratiques. C'est pourtant une grandeur toujours contestée, dont l'histoire éclaire les contradictions de notre modernité.
Résumé : Bien avant le cinéma, la presse à scandale et la télévision, les mécanismes de la célébrité se sont développés dans l'Europe des Lumières, puis épanouis à l'époque romantique. Voltaire ou Liszt furent de véritables stars, suscitant la curiosité et l'attachement passionné de leurs "fans" . La politique n'échappa pas à ce bouleversement culturel : Marie-Antoinette ou Napoléon en furent les témoins. Lorsque le peuple surgit sur la scène révolutionnaire, il ne suffit plus d'être légitime, il importe désormais d'être populaire. A travers cette histoire de la célébrité, Antoine Lilti retrace les profondes mutations de la société des Lumières et révèle les ambivalences de l'espace public. A la fois désirée et dénoncée, la célébrité apparaît comme la forme moderne du prestige personnel, adaptée aux sociétés démocratiques et médiatiques, comme la gloire était celle des sociétés aristocratiques. L'histoire de cette notion éclaire les fascinantes contradictions de notre modernité. Antoine Lilti est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a notamment publié Le monde des salons (Fayard, 2005) et L'héritage des Lumières (EHESS/Seuil/Gallimard, 2019). Préface inédite
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.