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Une bonne éducation
Tabet Sylvia
EDTS DIALOGUES
19,90 €
Épuisé
EAN :9782918135791
«Alors, fillette, quels sont tes projets?»Je me force à répondre. Tout, sauf parler de la mort. La pudeur semble l'inciter à garder pour lui-même la question de sa propre disparition. Impossible de violer ce voeu, le dernier. La peinture, papa, la peinture.«C'est bien, fillette, c'est bien; ça me rassure... Je suis tranquille pour toi, maintenant. La beauté, vois-tu, c'est tout ce qui compte dans cette vie. Parce que la beauté, c'est elle qui te donne la liberté. Le reste n'a pas d'importance, n'oublie jamais cela...»J'aurais aimé lui dire que la beauté n'est pas toujours la finalité de l'art mais il était trop tard pour avoir ce genre de discussion. J'ai seulement ajouté que j'avais été au Musée d'Art moderne voir tous ces tableaux de Mark Rothko, l'oeuvre d'une vie; que j'avais pleuré, malgré moi.«C'est bien, c'est bien», a-t-il murmuré. Il a fermé les yeux. Je lui ai serré longuement le bras. Nos adieux étaient consommés. Tant de choses, déjà, avaient été tues, enterrées tandis qu'il respirait encore. Tant de maux. Il fallait savoir s'en tenir là.«Je ne veux pas de faire-part dans Le Monde ni rien de ce genre; je veux partir tranquillement parce que nous ne sommes rien, je ne suis rien et tu dois comprendre, tu dois accepter cela...» Il a marqué une pause, comme s'il hésitait à poursuivre, puis il a repris. «Promets-moi surtout qu'il n'y aura pas de rabbin, promets-moi que je peux compter sur toi: je ne veux d'aucune cérémonie religieuse. Ils vont vouloir un rabbin, tout va dépendre de toi maintenant, je ne leur ai rien dit. Il faut m'incinérer et puis après, pffft, c'est fini. Who cares anyway?» Ces mots en anglais, c'était sa façon d'affirmer qu'au moment de s'en aller il était plus athée que jamais. Depuis toujours, lorsque notre père souhaitait poser une affirmation en prouvant sa détermination, il reprenait souvent des formules américaines. «Who cares anyway?», là, signifiait Dieu n'existe pas alors ne faisons pas semblant. «Full, stop, paragraphe, une autre de ces formules, était le signe que rien n'était plus discutable ou négociable. Alors athée mordicus, jusqu'à l'entêtement. Jusqu'à l'enterrement.Aussi, avant que je m'en aille, il m'a pris le bras, «Je te demande une dernière chose: Alice, Romain et toi, quoi qu'il arrive... Restez toujours unis. Soyez solidaires, quoi qu'il arrive. Quoi qu'il arrive, tu m'entends...» J'ai promis et j'ai quitté la chambre. Mes jambes ne me portaient pas. Il n'était plus temps pour rien. Quelque chose allait me projeter violemment dans une autre vie, la vraie peut-être, celle où personne n'est plus là pour nous porter, ne fût-ce qu'un peu: cette absence annoncée, vierge de toute expérience, et que je pressentais comme une béance. Ce regard tendre et ce petit sourire connus depuis l'enfance allaient s'estomper. On oublie vite les visages. Cette seule idée de la disparition du sien était terrifiante. Après, il ne resterait plus rien. Plus rien de l'enfance, de ce temps maintenant oublié mais qui avait pourtant existé. De ce temps perdu qui avait fini par se muer en fiction, tant la vie présente n'avait plus rien à voir avec le commencement. Les uns après les autres, chacun à leur manière ou selon leur sort, avaient déserté. Nous demeurions si peu. Après, mon père avait raison: de tout cela et de tous ceux-là, de lui-même, il ne resterait plus qu'Alice, Romain et moi.
La rhétorique est au programme de l'épreuve de français du baccalauréat. L'auteur rappelle de façon exhaustive les fondements de l'art oratoire et son apport à la littérature française du XVIIe siècle. Ce savoir-faire est un savoir-bien-parler, un héritage du monde antique. Convaincre, persuader, délibérer, ces points fondamentaux de la rhétorique sont abordés dans ce manuel, dans la partie cours puis analysés à travers les commentaires de textes et dissertations.
Raison et sentiments... Pour Juliet, mariée à François depuis vingt-cinq ans, ce dilemme aurait pu rester d'ordre littéraire. Mais sa rencontre avec Jeremy, un photographe libre de toute attache, vient l'ébranler. Pour résoudre l'équation impossible, François ou Jeremy, elle se plonge dans ses romans préférés et convoque Jane Austen, Thomas Hardy, ou encore les soeurs Brontë. Car le plus sage n'est-il pas de s'en remettre aux auteurs anglais pour nous éclairer sur l'éternelle comédie des sentiments ? De Bloomsbury au boulevard Richard-Lenoir, en passant par les plages de Rio de Janeiro, ce roman célèbre la littérature anglaise et interroge l'amour, le mariage et la condition féminine, mais aussi la violence du monde contemporain.
New York, une nuit de novembre. La pluie tombe. Au milieu d?une grande pièce dont les murs sont peints en rouge sombre, Mark Rothko et Nicolas de Staël entament un dialogue surgi du passé et de l?histoire. Ils évoquent leurs cultures mêlées: une enfance brisée, des chocs imprécis, des croyances, des fulgurances du souvenir. L?ombre des parents, la Révolution russe, les images mythologiques, les ors merveilleux de l?art byzantin, l?influence des maîtres. Un retour aux sources émotionnelles et intimistes de ces artistes fragiles, où la passion de la peinture vient puiser sa force et ouvrir la voie à la postérité. Embusqué dans un coin, Romain Gary observe les deux peintres et se livre, lui aussi
Résumé : " Je me souviens. A l'instant où je comprends que mon enfant ne pourra vivre, je dois en quelques secondes affronter l'imbrication du passé, du présent et de l'avenir dans le néant. Cette confusion soudaine des temps dans le rien. Mon passé devient brutalement la somme de souvenirs fugaces et ancrés se définissant en quelques étapes. Le tout se mêle et devient presque indissociable. Sans pouvoir me formuler la nature de ce tout qui affleure brutalement, et prise dans une peur immense, je sens bien que cette cristallisation condensée de l'intime indicible et de la conscience aiguë de mon rapport au monde sont la marque des grands chocs de la vie. "
Le livre se présente à la manière d'une cartographie subjective et il ne s'agit surtout pas d'une présentation exhaustive du paysage parisien. Le lecteur est invité à se glisser dans les pas de l'auteur qui trace le cadastre de son Paris électif. Du Sentier et de Montorgueil en passant par le PalaisRoyal et les quais de Seine, du palais de l'Elysée à l'île SaintLouis, du quai de Conti à Notre-Dame, on voit se dessiner un Paris personnel, presque intime, qui ne se limite pas à une recension patrimoniale des grands monuments et des hauts lieux
Rapprocher Napoléon des grands dictateurs du XX siècle est inacceptable pour la quasi unanimité de l'historiographie à la française. Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car bien des éléments de sa politique la rapprochent de celles que les totalitarismes ont pratiquées après lui, centrisme par addition des extrêmes, politique religieuse, référence impériale romaine... Il est inacceptable de rapprocher Napoléon des grands dictateurs totalitaires du XXème siècle, et en particulier de Hitler : telle est la conviction quasi unanime de l'historiographie, tout spécialement à la française. Autant le dire d'emblée, Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car on a beau s'acharner à ne pas vouloir le voir, il reste qu'à l'époque contemporaine, c'est Napoléon qui a inventé le centrisme par addition des extrêmes, que les totalitarismes ont retrouvé après lui ; qu'il a été le premier à revendiquer la référence impériale romaine, qu'ils ont ensuite tous plus ou moins reprise ; que des éléments décisifs de sa politrique religieuse la rapprochent de celles de Musssolini et de Hitler ; que bien des aspects du second empire méritent aussi d'être pensés sous cet angle ; qu'à ces différents dossiers, il faut encore ajouter tout ce que peut toujours avoir à nous dire sur ce thème l'oeuvre de Karl Marx, une fois décrassée de sa vieille boue léniniste. Bref : cette question méritait qu'on la reprenne.
Alors que le Petit Prince demande à Saint Exupéry, "Dessine-moi un mouton", ce sont des hordes d'élèves, de parents, decurieux, de sceptiques et d'épicuriens qui se lancent vers Nonoen le suppliant: "Dessine-moi la philo!". Le prof, caricaturistefameux, leur jette un regard complice et se lance dans unehistoire illustrée de la philo. Socrate et la ciguë, Machiaveldont la fin justifie les moyens, Schopenhauer ou le néant,Kant, Marx et Freud, Nono dresse un itinéraire, de l'Antiquitéà nos jours, et nous promène parmi les grandes figures de laphilosophie. Mais l'homme ne peut se passer de son crayon etde ses couleurs, et croque les philosophes avec malice etespièglerie. En vérité, on vous le dit: la philo, c'est pas dubidon!
Résumé : En 16 chapitres illustrés par David Cren, Yan Le Gat, professeur agrégé en histoire, raconte l'histoire de Brest de l'Antiquité romaine à nos jours. Pour une lecture structurée et guidée, sur chaque page, il divise son propos en 4 parties. Partie 1 : Il raconte l'histoire de Brest dans un langage clair et simple, adapté au jeune public (8-13 ans). Partie 2 : Il donne quelques mots de vocabulaire et des définitions pour accompagner la lecture. Partie 3 : Il met le texte en rapport avec la réalité archéologique en montrant au lecteur e qu'il reste des éléments évoqués en partie 1. Partie 4 : Il fait une conclusion du chapitre sous la forme d'une ou deux phrases qu'il intitule "Ce qu'il faut retenir".
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.