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L'utopie au defi du marche. 50 ans de developpement du Cesi
Uhalde Marc
L'HARMATTAN
48,00 €
Épuisé
EAN :9782296116498
Comment des entreprises du secteur de la connaissance parviennent elles à se développer sur la longue durée ? Comment peuvent-elles maîtriser durablement les paradoxes de leur activité, entre appel aux individualités et besoin d'actions communes, élaboration de savoirs experts et mobilité professionnelle, logique d'engagement pour autrui et souci de rentabilité économique ? Plus encore, comment des organisations dépositaires d'une histoire à haute intensité symbolique peuvent-elles "rester elles-mêmes" dans les crises et les blessures qu'inflige nécessairement le marché concurrentiel ? L'analyse du développement socioéconomique du Cesi (Centre d'Etudes Supérieures Industrielles) sur la longue durée éclaire de manière suggestive l'énigme de la pérennité entrepreneuriale. Pionnier de la formation d'adultes dans les années 1950, l'organisme a su croître, innover, se moderniser et même réactualiser son projet fondateur en déjouant les rigidités sociales et imaginaires du développement organisationnel. Ce cas montre que marché ne rime pas nécessairement avec désenchantement et atrophie du lien social. II peut être le territoire privilégié de modèles sociaux d'entreprise où les techniques et la raison économique ne surpassent jamais celles de l'Homme. L'ouvrage invite à une plongée sociologique dans la dynamique d'un organisme singulier qui interroge quelques fondamentaux de toute vie au travail. II montre, dans une approche de sociologie économique de l'entreprise, l'importance trop souvent négligée de l'histoire, de la culture et de l'action collective d'entreprise dans les trajectoires de modernisation et de développe-ment des organisations.
Osty Florence ; Francfort Isabelle ; Uhalde Marc ;
Résumé : Depuis une quinzaine d'années, les entreprises sont confrontées à la généralisation de la société de marché et de ses contingences. Il ne s'agit plus de redistribuer les bénéfices connus d'avance, comme au temps de la croissance, mais bien de trouver les forces individuelles et collectives pour l'emporter sur la concurrence et tenir le coup dans un monde très incertain. C'est ainsi que le nouveau problème social des entreprises, mais aussi des administrations, est de se constituer en véritable société humaine de production pour viser, non pas la convivialité à tout prix, mais la mobilisation d'initiatives et la construction de capacités d'action collective, qui puissent intégrer la diversité des intelligences et des projets individuels et prendre appui sur la force des traditions culturelles. Cette recherche s'appuie sur un dispositif extrêmement rigoureux qui a demandé sept années de travail et des milliers d'entretiens pour rendre compte de la diversité des fonctionnements des entreprises contemporaines. L'un de ses grands mérites est de construire une typologie explicative (les cinq mondes sociaux de l'entreprise) et de proposer une approche socio-économique du développement des entreprises, articulant logiques sociales, contexte économique et performances réalisées.
Résumé : Une enquête de grande ampleur a été menée dans les années 1990 auprès d'une centaine d'organisations françaises de toutes tailles : entreprises privées, publiques, administrations. Leur fonctionnement socioéconomique a été finement analysé dans ses différentes dimensions (stratégies de gestion, modes d'organisation, mais aussi cultures de travail et formes de relations entre acteurs) ; cette analyse fait apparaître des "mondes sociaux d'entreprise ", apportant un regard neuf par rapport aux typologies classiques (par taille ou secteur d'activité). En 1995, Renaud Sainsaulieu, Isabelle Francfort, Florence Osty et Marc Uhalde publiaient un ouvrage - devenu depuis une référence - restituant les résultats de cette enquête. La présente édition en propose une refonte complète actualisée, plus synthétique et accessible. Les données de l'enquête y sont confrontées aux récents débats d'interprétation de l'évolution du monde du travail et des organisations : identité par le travail, processus de modernisation, nouvelles formes de domination dans les entreprises, etc. Un nouveau chapitre complète les analyses initiales sous l'angle des processus de changement et des conditions pratiques d'intervention dans les entreprises, répondant ainsi à l'évolution de la recherche et à l'intérêt croissant des praticiens pour les sciences sociales. L'ouvrage offre par ailleurs un panorama des recherches récentes menées sur le monde du travail. Un ouvrage essentiel pour les étudiants, experts et décideurs socio-économiques cherchant des grilles d'analyse du fonctionnement social des organisations.
A la différence des crises externes (catastrophes naturelles, industrielles, environnementales), soudaines et inédites, les crises sociales de modernisation gestionnaire renvoient à un processus de transformation mal engagé, produisant des effets sournois et insidieux. Un mode de fonctionnement dégradé s'installe progressivement, générant des situations de confusion, de malaise et d'incompréhension. Quatre enquêtes de terrain, ayant fait conjointement l'objet d'une intervention sociologique, sont mobilisées pour montrer comment un dérèglement social et des troubles parfois violents peuvent envahir les mondes du travail contemporains. Sont ainsi mises en évidence différentes dimensions constitutives de la crise sociale : un vécu subjectif et collectif, point d'entrée et symptôme de processus de changement critique ; un état de fonctionnement à part entière, et non un simple dérèglement passager ; une trajectoire de changement qui voit l'émergence d'une idéologie gestionnaire et d'une modalité de l'action dirigeante en termes de rupture avec un passé jugé archaïque. Au final, la compréhension de ces modes de transformation critique permet d'envisager la question de la sortie de crise, prenant appui sur la restauration de capacités d'apprentissage collectif. Une exploration de l'acteur dirigeant et des modes de pilotage du changement représente un des nombreux résultats de l'ouvrage pour éviter le recours à la figure héroïque et charismatique, symptomatique des périodes de crise.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.