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Questionnements philosophiques et culture juridique. Les Anciens et les Modernes
Tzitzis Stamatios
HERMANN
32,15 €
Épuisé
EAN :9791037042231
La rationalité postmoderne est en rupture avec la rationalité des Anciens, avec le monde gréco-romain. Les facteurs qui sont en cause relèvent tant de la vision existentielle des hommes que de l'évolution et du progrès de la science. La rationalité classique venait de l'interrogation : ti to ôn ? Qu'est-ce que l'être qui concerne toutes les choses animées et tous les phénomènes, les choses qui se manifestent et se disent de plusieurs façons ? La rationalité des Anciens tournait autour de l'entéléchie impliquant les finalités inhérentes à chaque chose. Avant l'étude des phénomènes, les Anciens remontaient à l'explication de l'être. La rationalité postmoderne s'inscrit cependant dans un autre registre. Le questionnement philosophique est suscité à partir des savoirs scientifiques et technologiques, au fur et à mesure de leurs progrès. Le monde post-moderne ne se rapporte plus au questionnement de l'être. La postmodernité tend à déconstruire les fondements de l'ordre classique (l'éthique, le droit, les coutumes sociétales, les institutions politiques...), pour refaire un nouveau monde sans attaches au passé.
Le cosmologiste ancien a aboli la distinction entre Grecs et Barbares pour rendre hommage au génie créateur de chaque homme. La globalisation, sous l'habit du cosmopolitisme postmoderne, donna le titre le plus noble à l'homme, celui de "personne". Au delà des nations, des classes, des couleurs, des conditions sociales, de l'intelligence individuelle, tous doivent jouir d'une égalité et d'une liberté existentielles irréductibles. Dans un monde moderne où la personne humaine est érigée en valeur la plus élevée dans l'échelle existentielle, vivre ensemble représente un idéal, certes, fort souhaitable par tous, toutefois assez difficile à réaliser. Dans les élans démesurés animés par la culture personnelle, l'homme a provoqué des catastrophes au plan national et international. Le cosmopolitisme postmoderne a engendré une crise grave qui a mis en cause son identité historique et en péril sa nouvelle identité. Dès lors, la personne risque d'être déracinée, de perdre l'authenticité de son existence, voire d'être ontologiquement défigurée. Aujourd'hui, le progrès de l'humanité appelle les hommes à inventer un nouvel art de vivre, pour vivre ensemble et en paix. On ne peut le réaliser que si la prudence sert de guide. On ne peut l'appliquer que si la tolérance devient la règle principale. Le nouvel humanisme ne saurait réunir en harmonie le monde, si la clémence n'épouse pas l'équité, si la culture des uns n'embrasse pas la culture des autres.
Cet ouvrage collectif vise à mieux cerner l'importance que nous devons accorder au respect de la diversité culturelle face à la vocation universelle des droits fondamentaux. La reconnaissance de la place de la collectivité dans l'identité individuelle soulève des difficultés pour la conception individuelle des droits. Mais l'application rigoureuse du droit des peuples conduit à la fragmentation des Etats ; et poussée à l'extrême, elle revient au système tribal des familles. Jusqu'où devons-nous aller dans la protection des minorités ? L'excès de l'Etat conduit à l'étouffement des expressions culturelles et artistiques où les minorités ne se reconnaissent pas dans l'Etat. Avec l'excès de la minorité, personne ne se reconnaît dans l'Etat et cela conduit à son éclatement. Comment éviter les excès ? Tel est l'enjeu de cet ouvrage.
Comme une symphonie, la justice s'écoute et se déchiffre grâce aux notes qui la composent. Si l'on analyse les notes, il est.presque impossible de prédire le résultat. Le résultat est l'effet dynamique des notes qui les dépasse pour exprimer une oeuvre accomplie. L'émotivité de l'intuition y joue un grand rôle. Car on ne dit pas ce qu'est la justice, mais ce qui est conforme à la justice qui fait partie de nous, de l'être et de la société. Dans la symphonie de la justice, le droit ou les droits interviennent comme une sorte d'interlude pour assurer l'oralité et les tonalités musicales de la justice. Ils reprennent les leitmotivs de sa sonorité pour les canaliser dans les perspectives du juste. Le droit ou les droits prescrivent les contours de la justice, car celle-ci fait appel à l'entendement humain comme intuition du juste que les droits sont capables d'expliquer raisonnablement. Les interludes garantissent l'accord des discordants dans une cohésion sonore qui témoigne de proportions musicales. La justice est ressentie, le droit se dit. Comme la musique symphonique, la justice se fait sentir dans la conscience pour être bien conçue et appréciée. Les droits, ses interludes, agissent dans l'immédiateté de son exécution, comme espaces juridiques qui achèvent l'oeuvre musicale.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.