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Dictionnaire de la police et de la justice
Tzitzis Stamatios ; Bernard Guillaume ; Jolivet De
PUF
29,50 €
Épuisé
EAN :9782130577843
Ce dictionnaire ne prétend se substituer ni aux enseignements magistraux ni aux manuels spécialisés. Il a été conçu et rédigé comme un outil de travail tant pour l'acquisition et la révision des connaissances que pour la recherche scientifique. Il donne donc, pour chaque notion, la définition, les grands principes et les évolutions récentes. Recouvrant un large champ de la vie sociale, les notices de ce dictionnaire appartiennent aux multiples disciplines des sciences humaines (droit, histoire, philosophie, sociologie), voire plus, à la médecine. Elles abordent tant des questions doctrinales (rétribution, vengeance) que pratiques (autopsie, balistique).Pour mener à bien cette entreprise tant scientifique que pédagogique, il a été fait appel à plus de quatre-vingt-dix auteurs, des universitaires (chercheurs confirmés mais également doctorants) ainsi que des praticiens spécialisés dont beaucoup sont familiers de la préparation et des jurys de concours. Un grand nombre de ces derniers enseigne à l'Institut de criminologie de Paris (Université Panthéon-Assas, Paris II) et participent aux travaux scientifiques publiés par ce dernier, notamment, dans sa revue: les Essais de philosophie pénale et de criminologie. Ainsi, cet ouvrage offre-t-il un panorama général des questions de police et de justice. Qu'il puisse contribuer à la formation et la réflexion intellectuelles de ceux qui, demain, assureront la sûreté juridique et la sécurité publique.
Cet ouvrage collectif vise à mieux cerner l'importance que nous devons accorder au respect de la diversité culturelle face à la vocation universelle des droits fondamentaux. La reconnaissance de la place de la collectivité dans l'identité individuelle soulève des difficultés pour la conception individuelle des droits. Mais l'application rigoureuse du droit des peuples conduit à la fragmentation des Etats ; et poussée à l'extrême, elle revient au système tribal des familles. Jusqu'où devons-nous aller dans la protection des minorités ? L'excès de l'Etat conduit à l'étouffement des expressions culturelles et artistiques où les minorités ne se reconnaissent pas dans l'Etat. Avec l'excès de la minorité, personne ne se reconnaît dans l'Etat et cela conduit à son éclatement. Comment éviter les excès ? Tel est l'enjeu de cet ouvrage.
Dans l'Antiquité, la personne - prosôpon -, exprime la transparence de l'existence. En l'absence de la densité ontologique que lui attribue le christianisme, elle ne désigne rien d'autre qu'un masque. Pour les Anciens, l'amorce de l'autonomie de la personne ne se perçoit pas encore. Il appartiendra alors à la modernité d'isoler la personne de l'être et de confirmer son autonomie, jusqu'à lui conférer sa liberté définitive. On glisse ainsi d'une philosophie de l'être vers une philosophie de l'homme. Tout en étant centrée sur la phénoménologie de l'existence, la modernité associera à la personne une vision polysémique. En d'autres termes, selon les idéologies et les doctrines philosophiques en présence, la personne s'alourdit de significations contradictoires entre elles. Puis survient la Révolution française qui s'engage dans un virage débouchant sur une conception pérenne de la personne dont nous sommes aujourd'hui les héritiers. Partant, la personne se fait à présent porteur de droits subjectifs (de droits de l'homme), affirmés comme inhérents à sa nature. L'existentialisme postmoderne s'efforcera, en l'ennoblissant, d'élever la personne à un niveau transcendant de son existence, par le dévoilement du pouvoir créateur de l'homme et de sa capacité de générosité. Ainsi la personne donne corps à un idéal du monde sans laquelle l'histoire et la culture ne sauraient exister. Stamatios Tzitzis, juriste-philosophe, est directeur de recherche au CNRS. Il est également le directeur de la section de Philosophie Pénale de l'Institut Michel Villey. Spécialiste de la philosophie pénale, ses travaux portent sur la philosophie du droit des Anciens confrontée à celles de la modernité et de la postmodernité. Les Anciens et la quête de l'être : L'absence de la personne. Le Politès : de l'autre côté de la personne. De la Cité au cosmopolitisme. Marc Aurèle et le pessimisme existentiel. La personne à l'image et à la ressemblance de Dieu. La modernité et la personne. La phénoménologie de l'existence : Hobbes. La représentation. Locke : La personne à la lumière de l'introspection. La personne kantienne et les devoirs de la raison. La personne en face des ruptures révolutionnaires. Sade, la démesure existentielle. Nietzsche : " passions pour un néant ". Existence et personne. La postmodernité : Karl Jaspers et l' agôn personnel. Jean-Paul Sartre et la personne agissante. Gabriel Marcel. L'ineffable de la personne. Emmanuel Mounier : Existence et personne. De l'idéal communautaire. Emmanuel Levinas : L'Epiphanie du Visage.
Comprendre le droit aujourd?hui nécessite la recherche de ses racines. L?auteur s?attache ainsi à mettre en relief la nature, le caractère mais aussi le progrès continu de la philosophie du droit : philosophie à laquelle les pensées les plus diversifiées apportent leur contribution. Cet ouvrage comprend les avantages pédagogiques d?un manuel de philosophie du droit et constitue un outil essentiel pour les chercheurs et les amateurs de la discipline. L?auteur initie les étudiants à l?univers de la philosophie et de la théorie du droit tout en les conduisant à approfondir les concepts, les idées et courants qui sont à la base de la culture juridique. Parfaitement actualisé, cet ouvrage s?adresse notamment aux étudiants de première année de licence de droit. Il aborde l?intégralité de la philosophie du droit telle qu?elle apparaît traditionnellement dans les programmes des examens universitaires ainsi qu?au concours d?entrée à l?Ecole nationale de la Magistrature (ENM).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.