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Sept manifestes dada
Tzara Tristan ; Picabia Francis ; Béhar Henri
DILECTA
26,00 €
Épuisé
EAN :9791090490246
Bilan de Dada, contre-feu au surréalisme naissant, les Sept Manifestes Dada, parsemés des dessins facétieux de Picabia, gardent toute leur fraîcheur explosive. La preuve ? Le prière d'insérer rédigé par Tzara : "Si vous êtes très faibles, si vous êtes trop forts, si vous êtes malades, si vous êtes petits, si vous avez des ennuis, lisez mon livre, il vous guérira. Vous verrez que tout le monde est fou, vous verrez pourquoi la logique doit être supprimée ; tous les secrets vous seront dévoilés [... ] Vingt siècles d'histoire n'ont servi qu'à démontrer la vérité de mes manifestes [... ] Si vous voulez redevenir des hommes pour entendre avec vos oreilles et parler avec votre bouche, si vous voulez savoir pourquoi il ne faut pas prendre au sérieux l'art, la morale, la religion, la politique, la grammaire [... ] lisez mes manifestes : vous pourrez m'écrire que je suis fou". A vous de voir.
En 1916, Tristan Tzara publie La première aventure céleste de M. Antipyrine dont plusieurs extraits reviendront dans la revue DADA qu'il anime de 1917 à 1921. Le volume est accompagné de bois gravés et coloriés par Marcel Janco. En 1938 paraît La deuxième aventure céleste de M. Antipyrine qui avait été jouée près de vingt ans auparavant lors d'un festival Dada.
... Nous croyons à l'efficacité de la poésie de Tzara et autant dire que nous la considérons, en dehors du surréalisme, comme la seule vraiment située. Quand je parle de son efficacité, j'entends signifier qu'elle est opérante dans le domaine le plus vaste et qu'elle est un pas marqué aujourd'hui dans le sens de la délivrance humaine. Quand je dis qu'elle est située, on comprend que je l'oppose à toutes celles qui pourraient être aussi bien d'hier et d'avant-hier : au premier rang des choses que Lautréamont n'a pas rendues complètement impossibles, il y a la poésie de Tzara". André Breton, 1929
Né en Roumanie en 1896, Tristan Tzara s'installe à Zurich au début de la Première Guerre mondiale: c'est en 1916, au Cabaret Voltaire, que voient le jour les premières manifestations de Dada, l'anti-mouvement perturbateur dont l'onde de choc se propage très vite en Europe - et notamment à Paris, où Tzara vient s'établir en 1920. Il est alors proche de Francis Picabia et du groupe de la jeune revue "Littérature": Breton, Aragon, Soupault... qui vont "adopter" Dada avant de rompre avec lui pour inventer le surréalisme. La trajectoire de Tzara sera dès lors plus solitaire, rythmée par la parution de ses grands recueils poétiques: De nos oiseaux (1929), L'Homme approximatif (1931), L'Antitête (1933), Midis gagnés (1939), De mémoire d'homme (1950)... Il meurt à Paris en 1963. Cette édition, qui regroupe pour la première fois en un seul volume l'intégralité de son oeuvre poétique, permet de la redécouvrir dans sa continuité et sa constante invention.
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack