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Heinz Mack
POIRIER MATHIEU
DILECTA
39,00 €
Épuisé
EAN :9782373720051
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack
Cette Histoire des moeurs, effort d'analyse et de comparaison interculturelles sans précédent, a nécessité de longues années de préparation. Elle constitue une tentative d'exposition ordonnée des moeurs, mais elle laisse apparaître les interactions et les imbrications - toujours complexes, parfois secrètes - des différentes pratiques humaines. L'ensemble de ces études permettra sans doute une première approche de ces relations de l'être au groupe qui n'ont jamais ni en aucun lieu reçu de définition, qui ne sont fondées que sur la tradition ou le consensus : cet éthos, qui demeure la plus importante des régulations sociales. Ce qui importe, c'est de montrer des identités de structure, de repérer ces lois non écrites qui gouvernent l'existence des hommes en société.
Résumé : Chu Teh-Chun (1920-2014) est un acteur majeur de la peinture gestuelle abstraite. Né en Chine au sein d'une famille d'amateurs d'art, il est formé à l'Académie des beaux-arts mais subit la guerre sino-japonaise, des tragédies familiales, la disparition quasi totale de ses oeuvres de jeunesse puis l'exil - en 1949 vers Taïwan et en 1955 vers Paris, où il s'installe enfin. C'est dans ce cadre apaisé que son abstraction orageuse voit le jour. Excluant toute géométrie patente, celle-ci est constituée de nébuleuses et autres maelströms polychromes, modelés par de puissants effets de clair-obscur. Atmosphérique et hors échelle, chaque tableau est une matrice où notre vision se projette et s'abîme, nous faisant perdre tout repère spatial ou sémantique. Nourri de peinture tant classique que moderne, tant asiatique qu'occidentale, Chu formule la sensation mnésique du paysage, l'essence dynamique du geste et le surgissement de la lumière. La mise en perspective historique, au gré de parallèles, analogies et autres résonances, nous invite à cerner la singularité d'un régime abstrait sous-tendu par la logique organique du vivant, les formes et les forces de la nature, leurs phénomènes naturels, leur fluidité éruptive et leurs révolutions cosmogoniques. Car Chu s'est longtemps trouvé quelque peu en marge de son époque, en raison peut-être d'une personnalité réservée et d'un rejet de principe de toute stratégie commerciale. L'objet de cette monographie est donc, à l'aune du recul historique et du succès actuel de l'oeuvre, de qualifier certains de ses enjeux esthétiques et d'aider à dissiper quelques malentendus qui ont pu entourer sa réception. Chu Teh-Chun (1920-2014) is a major figure in the history of gestural abstract painting. Born in China into a family of art lovers, he trained at the Academy of Fine Arts in Hangzhou. Then came the Second Sino-Japanese war, family tragedy, the loss of nearly all his early work, and finally, exile-to Taiwan in 1949, then, in 1955, to Paris, where he settled. This peaceful home witnessed the emergence of his tortured abstraction, devoid of obvious geometry, in which polychrome nebulae and maelstroms clash with violent chiaroscuro effects. Atmospheric, impossible to scale, each painting is an arena into which vision is projected and submerged amid a loss of spatial and semantic bearings. Steeped in painting both classical and modern, Asian and Western, Chu's art recreates the memory of a landscape, the dynamic essence of gesture, and the brilliance of light. This study, by placing his work in its context, using parallels, analogies, and other resonances, focuses on the singularity of his approach to abstraction, underpinned by the organic logic of the living world, by natural phenomena, forms, forces, and by their eruptive fluidity and cosmogonic revolutions. For many years, Chu remained a somewhat marginal figure, perhaps because of his reserved personality and his principled rejection of commercial strategies. Making the most of historical perspective, and in light of the artist's current recognition, this monograph sets out to define some of the aesthetic themes shaping his work and to help dispel some of the misunderstandings that have surrounded its reception.
Poirier Matthieu ; Janssens Ann-Veronica ; Léger N
Après Le Songe d'Ulysse (2022), L'Ile intérieure (2023) et Infinite Woman (2024), la Villa Carmignac (Porquerolles) propose une nouvelle exposition collective, intitulée " Vertigo ", sous le commissariat de Matthieu Poirier. Cette exposition s'intéresse aux expressions dans l'art, depuis les années 1950, du sentiment de vertige dans son sens le plus physique d'objets donnant la sensation d'osciller, de bouger, mais aussi figuré, celui d'une perte de repères, sensations parfois source d'angoisse, parfois d'exaltation, et plus spécifiquement face aux phénomènes naturels. Les oeuvres d'une soixantaine d'artistes - des peintures de l'expressionnisme abstrait, de la colorfield abstraction et de l'action painting jusqu'à la monochromie en passant par des créations cherchant à décloisonner le médium pictural, ainsi que des mobiles et des installations - expriment ainsi un refus de la figuration dans la transcription des forces invisibles de la nature et privilégient l'apparition et l'évanouissement des formes dans la couleur ou l'effet optique. Le catalogue reprendra l'organisation thématique de l'exposition, invitation au vertige des sens : des vibrations optiques d'Ann Veronica Janssens et Carlos Cruz Diez aux environnements troubles de Sigmar Polke, Helen Frankenthaler, Flora Moscovici et Gerahd Richter. " Vertigo " est une plongée dans les infinis cosmiques de Mark Rothko, Otto Piene ou Caroline Corbasson, une expérience du vide avec les oeuvres de James Turrell, Yves Klein ou Anish Kapoor et un voyage dans les paysages sensibles d'Anna-Eva Bergman, Hans Hartung ou encore Olafur Eliasson. Seule exception à la période artistique mise en avant dans cette exposition, une oeuvre mise en exergue : un paysage de Ferdinand Hödler, clin d'oeil à l'histoire de la représentation du sublime.
Jusqu'à quelles conditions une religion, ses autorités et ses fidèles peuvent-ils aller dans le degré d'"acceptance" de la démocratie libérale, qui pour l'instant demeure le seul cadre légal et politique garantissant l'exercice de la liberté religieuse et celle de ne pas croire ? Quels sont les domaines, sous quelles formes et pour quels objectifs les religions doivent-elles agir dans la sphère politique et économique ? Comment le christianisme et l'islam, qui de fait sont les seules religions de la mondialisation contemporaine, vont-elles en leurs seins et dans les sociétés humaines où elles existent et se développent, assumer leurs responsabilités morales et politiques indéniables dans la recherche de la paix civile, économique et durable ? Dans le cadre du partenariat de recherche entre le pôle de recherche du Collège des Bernardins et le programme Gouvernance européenne de l'Université du Luxembourg, la conférence internationale dont le présent ouvrage est le compte-rendu, avait pour objectif de réfléchir de façon transdisciplinaire sur la prise de conscience, par les élites des sociétés sécularisées en Europe, de l'importance des phénomènes religieux et de leur possible répercussion dans les transformations des régimes politiques en Europe et dans le pourtour méditerranéen, en associant la philosophie, la science politique et la théologie.
Duplaix Sophie ; Lasvignes Serge ; Blistène Bernar
Artiste pluridisciplinaire, Jean-Luc Moulène est une figure incontournable de la scène artistique contemporaine française et internationale. Ses oeuvres - objets, photographies, films - expriment à la fois "une réflexion permanente sur la condition de l'artiste dans la société, une critique radicale des manipulations et des séductions de la représentation ainsi qu'une recherche formelle souvent teintée d'humour ou de dérision. " L'exposition au Centre Pompidou, sous le commissariat de Sophie Duplaix, n'est pas une rétrospective, elle s'attache à présenter les protocoles auxquels s'attache l'artiste à travers une production d'oeuvres inédites. Le catalogue prolonge ainsi l'exposition en abordant les questions chères à l'artiste : le photographique, l'érosion, l'exposition, l'abstraction, la forme... A travers la déclinaison de sa pratique en textes et en images et des documents d'archives, le lecteur aura l'occasion d'aborder l'oeuvre de Jean-Luc Moulène sous un angle résolument nouveau.
Azoury Philippe ; Bonaccorsi Robert ; Corréard Sté
Un éclairage de l'oeuvre de F. Pardo, artiste psychédélique essentiel de la contre-culture des années 1960. Son parcours artistique est retracé à partir d'éléments biographiques et de la présentation de ses peintures.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.