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La théo des fleuves
Turine Jean-Marc
ESPERLUETE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359840766
Je n'ai qu'un livre, celui que m'a donné ma mère à ma naissance et que j'ai donné à mes enfants le jour de leur naissance, la vie. Mon livre rendu fertile par la terre sur laquelle je marche en traversant les saisons. Mon livre dit que le Tsigane ne quitte rien ni ne va quelque part, le Tsigane parcourt sa demeure, les terres qu'il traverse. La foulée tsigane est une quête infinie. La vieille Théodora ne marche plus, ne voit plus, mais elle se souvient et raconte. Elle nous parle de sa vie, de ses rencontres, ses amours, ses espoirs, mais aussi ses errances, ses drames et ses désillusions. Théodora est une enfant du fleuve. Née Rom, elle a voyagé au gré des vents. Traversant le temps, elle a vécu plusieurs vies. Née à l'aube du XXe siècle, elle le traverse tout entier. Temps de guerres, de communisme, d'oppressions répétées, l'histoire des Roms se révèle au fil du roman et se confond avec celle du siècle.
Résumé : Quatre textes sont ici réunis, écrits - ou recueillis - à des époques très différentes. Ils ont en commun d'évoquer des jeunesses vécues dans des géographies sans frontières communes. Des jeunesses étrangères les unes aux autres. Des jeunesses vécues dans une solitude tragique, désespérément inhumaine. Et en cela, elles peuvent se reconnaître. Des jeunesses, par leur proximité, ici, rassemblées, peuvent enfin se lire les yeux dans les yeux. S'entendre, s'accueillir, je le souhaite, les mains ouvertes dans une empathie d'amitié fraternelle. Moi, Joseph Spira recueille le témoignage d'un rescapé des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Un témoignage de ce qu'est survivre à l'innommable. Un Gaucher dit, avec les mots simples d'un homme-soldat que les événements dépasse, la violence, la déroute et l'impossible reconstruction vécue en Indochine. Brûlures porte avec empathie la voix des victimes, le plus souvent sur plusieurs générations, des bombardements de dioxine au Viêt Nam. Les Chants d'Anjouan porte la trace d'une enfance heureuse qui ne peut se prolonger face à l'injustice sociale et économique et la misère sur les îles Comores. Des témoignages essentiels, percutants, nécessaires dont Jean Marc Turine se fait le porte-parole et qui viennent enrichir la mémoire collective. Une écriture portée et habitée par chaque sujet pour transmettre et dire la pulsion nécessaire de la vie.
Résumé : " Par ces pages, je ne propose pas un journal, je tente plus simplement de raconter une histoire d'amitié: celle qui m'a lié à Marguerite Duras, à son fils, jean Mascolo, et au père de celui-ci, Dionys Mascolo. J'ai, oui, fréquenté les trois membres de cette famille et je me sers de notes prises tout au long des années passées en leur compagnie pour relater ces amitiés. (...) Je ne détiens aucune vérité historique, j'offre un regard rétrospectif empreint de subjectivité qui éclaire peut-être la personnalité d'une romancière-cinéaste marquante de son époque. D'entrée, une précision (...) pendant les vingt-cinq années que s'est prolongée notre relation, j'ai fréquemment dissocié Marguerite, fidèle amie, de la Duras, publique, mondaine parfois... " Jean Marc Turine Dès les premières phrases, jean Marc Turine affirme qu'il n'a pas cherché à écrire une autre biographie de Marguerite Duras. Il s'agit d'un texte intimiste, un regard de complicité posé sur une amie de vingt-cinq ans. Jean Marc Turine n'a que 24 ans et toutes les audaces quand il écrit pour la première fois à Marguerite Duras. Certes, il est épris de littérature et de cinéma. On est en 1971. Elle refusera sa proposition de tourner " Le Ravissement de Lol V Stein ", mais l'invitera à participer au tournage de " Jaune le Soleil ". De cette première rencontre naîtra leur amitié. En 1984, avec Marguerite Duras et son fils jean Mascolo, il sera coauteur du film " Les Enfants ". Grâce à cet éclairage singulier posé sur une des figures emblématiques de la littérature et du cinéma de la deuxième partie du XXe siècle, nous faisons connaissance avec le groupe d'amis autour du 5 rue Saint-Benoît, 3e étage gauche.
Résumé : Jean Marc Turine n'a pas cherché à écrire une nouvelle biographie de Marguerite Duras, ni un journal de bord relatant vingt-cinq ans d'amitié avec l'une des figures les plus emblématiques de la littérature et du cinéma de la deuxième partie du XXème siècle. Il s'agit d'un texte intimiste, d'un regard de complicité posé sur une amie qu'il sait fort bien distinguer de la Duras, personnage public, mondain, bientôt "mondial" , et dont les indiscutables défauts sont évoqués avec une indéfectible tendresse. C'est ainsi que Marguerite nous devient presque familière et que nous lui découvrons d'étonnantes couleurs : d'une avarice devenue légendaire chez ses proches à une folle générosité, de la douleur d'une solitude grandissante à l'humour et aux rires partagés, de ses absences à l'autre de plus en plus fréquentes dans ses dernières années à la plus rayonnante intensité de présence. A travers toutes ces sautes d'humeur et jusque dans l'épreuve de la maladie voire d'accès de folie, Jean Marc Turine restera d'une fidélité qu'aucun vent ne saura plier, d'une amitié "inoxydable" , pour le meilleur et pour le pire. Jean Marc Turine n'a que vingt-quatre ans et toutes les audaces quand il écrit pour la première fois à Marguerite Duras, en 1971. Elle refusera sa proposition de tourner Le Ravissement de Lol V. Stein, l'une de ses grandes oeuvres, mais l'invitera à participer au tournage de Jaune le Soleil. De cette première rencontre naîtra leur amitié. Au fil des récits et des ans, nous faisons connaissance avec le groupe d'amis autour du 5 rue Saint-Benoît, 3ème étage gauche. Edgar Morin, Elio Vittorini, Robert Antelme, François Mitterrand... - des personnalités qui ont fait le XXème siècle. Pour la première édition (2006), l'auteur a attendu dix ans après la mort de la romancière-cinéaste avant de publier ses souvenirs. Il les complète ici par les événements marquants qui ont entouré la mémoire de Marguerite Duras jusqu'en 2023.
Depuis quarante ans je n'ai jamais éteint la lumière le soir dans ma chambre (..) parce que si j'éteins la lumière je suis là-bas tout de suite dans les camps tout de suite le noir c'est le camp le noir c'est la mort des autres et en partie la mienne" Déporté à Auschwitz à l'âge de dix-sept ans, Tobias Schiff a laissé passer plus de quarante ans avant de pouvoir livrer son récit en un seul souffle.
Dos crawlé, brasse coulée, nage papillon, plonger, apprendre à nager, sauter, couler, boire la tasse, remonter, reprendre son souffle, trouver sa vitesse de croisière, garder la tête hors de l'eau... A la piscine, c'est un peu comme dans la vie : on commence tous par se jeter à l'eau. C'est une longue piscine qui se déroule sous nos yeux, de la petite à la grande profondeur. Du nageur assuré à l'apprenti plongeur, ils sont tous là pour nager, chacun à sa manière. Le livre se déploie en accordéon : on commence par les petits, l'eau se fait découverte, crainte ou victoire. Puis vient l'assurance, le jeu, les premiers exploits. Enfin, les nageurs confirmés se lancent dans des séries de longueurs, parfois de manière hypnotique... En famille, entre amis, avec l'école, la piscine devient lieu de retrouvailles. Alors que papillonnent sous nos yeux plus de 150 nageurs, Geneviève Casterman nous plonge dans ses pensées, celles qui flottent à la surface de sa tête au cours d'une séance de longueurs. Car nager ne l'empêche pas d'observer ses voisins de couloir : leur attitude ou leurs postures, comme si la piscine se transformait en gigantesque laboratoire de l'humanité... Le dessin de Geneviève Casterman, entre ligne claire et dessin de croquis, foisonne de détails qui font sourire par leur justesse. Un regard qu'elle pose avec tendresse et humour, à mettre entre toutes les mains !
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.