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5, rue Saint-Benoît, 3ème étage gauche Marguerite Duras
Turine Jean-Marc
METROPOLIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782883401648
Par ces pages, je ne propose pas un journal, je tente plus simplement de raconter une histoire d'amitié: celle qui m'a lié à Marguerite Duras, à son fils, jean Mascolo, et au père de celui-ci, Dionys Mascolo. J'ai, oui, fréquenté les trois membres de cette famille et je me sers de notes prises tout au long des années passées en leur compagnie pour relater ces amitiés. (...) Je ne détiens aucune vérité historique, j'offre un regard rétrospectif empreint de subjectivité qui éclaire peut-être la personnalité d'une romancière-cinéaste marquante de son époque. D'entrée, une précision (...) pendant les vingt-cinq années que s'est prolongée notre relation, j'ai fréquemment dissocié Marguerite, fidèle amie, de la Duras, publique, mondaine parfois... " Jean Marc Turine Dès les premières phrases, jean Marc Turine affirme qu'il n'a pas cherché à écrire une autre biographie de Marguerite Duras. Il s'agit d'un texte intimiste, un regard de complicité posé sur une amie de vingt-cinq ans. Jean Marc Turine n'a que 24 ans et toutes les audaces quand il écrit pour la première fois à Marguerite Duras. Certes, il est épris de littérature et de cinéma. On est en 1971. Elle refusera sa proposition de tourner " Le Ravissement de Lol V Stein ", mais l'invitera à participer au tournage de " Jaune le Soleil ". De cette première rencontre naîtra leur amitié. En 1984, avec Marguerite Duras et son fils jean Mascolo, il sera coauteur du film " Les Enfants ". Grâce à cet éclairage singulier posé sur une des figures emblématiques de la littérature et du cinéma de la deuxième partie du XXe siècle, nous faisons connaissance avec le groupe d'amis autour du 5 rue Saint-Benoît, 3e étage gauche.
Aussi loin que je me souvienne, le Musée royal de l'Afrique centrale a toujours fait partie de mon univers. Il me semblait indispensable de réaliser un travail de mémoire, un relevé par l'image des traces de notre passé colonial avant les grands travaux de rénovation de 2010. Mon regard est celui d'un visiteur qui l'a parcouru depuis une quarantaine d'années en gardant sa vision d'enfant. (...) Des images de masques, de statues, d'animaux et de pirogues reviennent inlassablement sous le regard perçant de l'homme-léopard. Jean-Dominique Burton. Avec 100 photographies en noir et blanc, à pleine page: statues animalières, pirogues, défenses et bois, animaux empaillés, masques, peintures, sagaies et boucliers, dioramas rétro et dramatiques, papillons épinglés, serpents en bocaux depuis 1937 et... l'homme-léopard. Le Musée royal de l'Afrique centrale est une commande du roi Léopold II à l'architecte Charles Girault. Il fut inauguré en 1910..Repères biographiques
Un livre à quatre voix et peut-être un livre pour quatre voies Quatre voix qui s'entrechoquent, s'entremêlent Quatre voies qui se tissent pour se perdre Quatre voix qui s'étreignent et s'éteignent Chaque voix trace sa voie. Chaque voie porte une voix Chaque voix vibre à l'écoute des vents, des nuages, des pluies Chaque voie s'égare dans la nuit des souvenirs C'est ainsi que l'auteur ébaucherait une présentation de son roman. Comme à bout de souffle devant l'incommensurable silence qui se dégage de son propre ouvrage. Autour du viol d'un enfant, David, à sauver, à aimer. Quatre personnages nous parlent de son histoire. Axel, l'homme qui, le recueillant, va le sauver, au-delà de sa vie. La fille de cet homme, Claire, elle-même survivante, qui, le recueillant, va l'aimer au-delà de sa vie. La meilleure amie de Claire, Palmyre, celle qui est faite pour l'amour, pour la vie, et qui reste, elle, et témoigne. Et lui, David, il l'écrit dans son cahier, son histoire, et peu à peu, on ouvre ce cahier. Toute sa vie, David la dit avec ses mots, avec son orthographe et sa grammaire de dyslexique, à l'encre de ses peurs, de ses incompréhensions, de ses émerveillements, de ses curiosités, de ses joies, de sa détresse d'orphelin, de sa douleur insurmontable, de sa colère aussi. Une sourde colère. Et un amour immense. Mais une immense colère.
Résumé : Quatre textes sont ici réunis, écrits - ou recueillis - à des époques très différentes. Ils ont en commun d'évoquer des jeunesses vécues dans des géographies sans frontières communes. Des jeunesses étrangères les unes aux autres. Des jeunesses vécues dans une solitude tragique, désespérément inhumaine. Et en cela, elles peuvent se reconnaître. Des jeunesses, par leur proximité, ici, rassemblées, peuvent enfin se lire les yeux dans les yeux. S'entendre, s'accueillir, je le souhaite, les mains ouvertes dans une empathie d'amitié fraternelle. Moi, Joseph Spira recueille le témoignage d'un rescapé des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Un témoignage de ce qu'est survivre à l'innommable. Un Gaucher dit, avec les mots simples d'un homme-soldat que les événements dépasse, la violence, la déroute et l'impossible reconstruction vécue en Indochine. Brûlures porte avec empathie la voix des victimes, le plus souvent sur plusieurs générations, des bombardements de dioxine au Viêt Nam. Les Chants d'Anjouan porte la trace d'une enfance heureuse qui ne peut se prolonger face à l'injustice sociale et économique et la misère sur les îles Comores. Des témoignages essentiels, percutants, nécessaires dont Jean Marc Turine se fait le porte-parole et qui viennent enrichir la mémoire collective. Une écriture portée et habitée par chaque sujet pour transmettre et dire la pulsion nécessaire de la vie.
Un homme s'adresse à une petite fille de Mê Linh, une ville du nord du Viêt Nam. Il l'a rencontrée chez elle. Elle s'appelle Liên et le temps n'est rien pour elle. Elle vit une existence saccagée. Son père contaminé par l'Agent Orange pendant la guerre américaine lui a transmis la maladie. Jean Marc Turine a rencontré ces familles victimes de la dioxine. Il leur adresse une longue supplique étayée de données factuelles. Il y déverse sa colère et sa révolte mais aussi son incompréhension, son amour et son impuissance. Il lui reste les mots pour éloigner les larmes. Un témoignage, comme une mélopée criée, qui réveille nos consciences.
Le yiddish, situé à d'intersection de l'Orient et de l'Occident, brassant les traditions hébraïques et araméennes d'une part, et les apports d'origine celtique, germanique, romane et slave, de l'autre, constitue depuis huit cents ans un véritable creuset de la civilisation européenne. En raison de sa double marginalité - il s'agit d'une culture populaire qui s'est développée en lisière de la culture juive savante et de surcroît au sein d'une communauté déconsidérée - sa littérature a été trop longtemps méconnue et méprisée. Ce recueil se propose d'illustrer sa richesse et sa diversité afin dé lui restituer la place qui lui revient dans la culture occidentale. Cet ouvrage comprend une sélection de textes destinés à illustrer l'histoire sociale du monde yiddishophone au cours des ans. A côté des contes et des légendes (d'inspiration religieuse ou profane), des récits hassidiques, des supplications rédigées à l'intention des femmes pieuses et, bien évidemment, des extraits représentatifs des ?uvres des maîtres des lettres yiddish, on y trouvera de nombreux écrits permettant de saisir sur le vif le déroulement de la vie quotidienne au sein des communautés ashkénazes. Pareil recueil ne peut prétendre à l'exhaustivité: tout en ayant le souci de retrouver la saveur inaltérée d'un passé révolu, Nathan Weinstock a désiré se démarquer d'une tendance à trivialiser la culture yiddish et à la dénaturer en un insipide folklore kitsch aux senteurs de guimauve, à la noyer dans le shmaltz. Le yiddish tel qu'on l'oublie comporte de nombreux inédits dont certains étaient demeurés à l'état de manuscrit. Contrairement à l'habitude qui s'est instaurée dans l'édition francophone de présenter comme "traductions du yiddish" des textes retraduits à partir de versions en langue étrangère, lestraductions utilisées ont été vérifiées et corrigées sur le texte original.