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Hôpital dans le village. La psychothérapie institutionnelle psychanalytique au Centre de psychiatrie
Turine Francis
CHAMP SOCIAL
17,00 €
Épuisé
EAN :9782353713769
Nous pourrions aller jusqu'à défendre que "les Goélands", hôpital pédopsychiatrique, est non seulement dans le village mais sont aussi et surtout un hôpital avec le village. De façon audacieuse, la suggestion nous a été faite de parler de "village dans l'hôpital" tant est grande l'influence des diverses composantes du village et de son espace diversifié sur nos activités et sur les interactions que nous avons avec les patients. Un lieu de soins avec des zones imprévisibles pouvant présenter des surprises qui demandent à chaque fois une réaction ou une réponse particulière, sans filet. Là, réside un aspect du pari institutionnel qui exige de notre part une prise de risques. Cet espace pluriel au sein du village permet de proposer à ces enfants et adolescents psychotiques et autistes d'une part, l'asile, le refuge à l'abri d'un monde qui les persécute ou les inquiète et d'autre part, l'invitation à rester en lien avec le social, ce monde dont ils ne seront jamais totalement coupés.
Résumé : La tuberculose, le sida, on sait. Mais qui connaît l'onchocercose, cette cécité des rivières, transmise à l'homme par une mouche noire qui vit près des cours d'eau ? Pourtant, en Afrique occidentale, 18 millions d'individus en sont atteints. Handicapés physiques, improductifs, ces aveugles sont mis au ban de la société. Depuis peu, ils s'organisent en coopératives et parviennent à survivre. Ce sont ces lieux d'entraide que Gaël Turine montre ici. Ses images sont d'une sobre vérité. Il dénonce la détresse. Il veut dire l'espoir.
Des photos du quotidien prises en ville, à la campagne, dans une école, des scènes de tous les jours volées dans un tram, une plaine de jeux, l'intimité d'une famille... et la balançoire, hop vers les nuages... On s'identifie facilement à ces jeunes gens qui jouent aux cartes, à ces adolescents qui font du sport, à ces parents émerveillés devant leur premier né. Et l'objectif du photographe isole un visage, puis un autre et finalement dessine les portraits de 25 personnes qui se racontent. Peu d'entre eux parlent de maladie et pourtant tous ont eu un cancer pendant leur enfance. Chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, rechute... dur parcours pour ces enfants. Mais aujourd'hui ils sont guéris!
Résumé : Quatre textes sont ici réunis, écrits - ou recueillis - à des époques très différentes. Ils ont en commun d'évoquer des jeunesses vécues dans des géographies sans frontières communes. Des jeunesses étrangères les unes aux autres. Des jeunesses vécues dans une solitude tragique, désespérément inhumaine. Et en cela, elles peuvent se reconnaître. Des jeunesses, par leur proximité, ici, rassemblées, peuvent enfin se lire les yeux dans les yeux. S'entendre, s'accueillir, je le souhaite, les mains ouvertes dans une empathie d'amitié fraternelle. Moi, Joseph Spira recueille le témoignage d'un rescapé des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Un témoignage de ce qu'est survivre à l'innommable. Un Gaucher dit, avec les mots simples d'un homme-soldat que les événements dépasse, la violence, la déroute et l'impossible reconstruction vécue en Indochine. Brûlures porte avec empathie la voix des victimes, le plus souvent sur plusieurs générations, des bombardements de dioxine au Viêt Nam. Les Chants d'Anjouan porte la trace d'une enfance heureuse qui ne peut se prolonger face à l'injustice sociale et économique et la misère sur les îles Comores. Des témoignages essentiels, percutants, nécessaires dont Jean Marc Turine se fait le porte-parole et qui viennent enrichir la mémoire collective. Une écriture portée et habitée par chaque sujet pour transmettre et dire la pulsion nécessaire de la vie.
Depuis l'invasion soviétique, en décembre 1979, de ce petit territoire à peine plus étendu que la France, l'Afghanistan n'a connu que la guerre. Alors, avoir 20 ans à Kaboul, c'est d'abord avoir eu la chance de survivre... au Jihad contre les Soviétiques, à la guerre civile, à la folie meurtrière des Talibans, aux frappes américaines. Avoir 20 ans à Kaboul, c'est avoir passé la totalité de sa vie concentré de toute son âme et de toutes ses forces à la réalisation de ce seul objectif : survivre. Aujourd'hui, même si à Kaboul ce n'est pas encore la paix, ce n'est déjà plus la guerre. Et quand on a vingt ans, on n'a que ce seul désir : vivre. Tout simplement.
La notion, récente, de "handicap psychique" est aujourd'hui à l'articulation des discours sur la folie, tant dans le domaine médical que dans les champs social et politique. Sa pénétration fulgurante, dans les pratiques professionnelles comme au sein des institutions, a rapidement modifié les perspectives en santé mentale, d'abord sous l'impulsion d'une certaine désespérance. Face à la radicalisation inhérente à la notion de "handicap psychique" et au déclin de la pensée psychiatrique et des modes de prise en charge en santé mentale, l'ouvrage propose de mettre en lumière le nid inextricable de paradoxes où se trouve la folie moderne, coincée entre l'urgence et la ségrégation, la nécessité et l'impossible.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.