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Meurtre à l'heure de pointe
Turèll Dan
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846790093
Le plein été à Copenhague, un concert de jazz dans la rue. Nous retrouvons le journaliste anonyme, héros habituel des romans de Dan Turèll, qui croit reconnaître le jeu du guitariste, Carsten Frijs, un vieil ami. Mais, pas le temps d'échanger des politesses, Carsten s'écroule soudainement. Pour le journaliste, l'affaire est immédiatement personnelle, intime. En plein été, seul et désoeuvré, les souvenirs vont l'emporter sur les traces d'une mort qui au fil des heures, devient de plus en plus étrange. Après "Mortel Lundi", Dan Turèll (le Chandler danois) nous entraîne encore une fois dans son univers familier. Le Copenhague crasseux et vivant des bas-fonds, peuplé de policiers maniaques, de barmans philosophes et de dealers à la petite semaine... À quelques rues seulement des promenades figées de la Garde Royale et de la Petite Sirène regardant la mer. "Dan Turèll a une place toute désignée aux côtés des maîtres du roman noir... Élève dissipé de l'école de Chandler, il rappelle par son penchant pour l'humour grinçant, l'esprit de Graig Rice et de Jonathan Latimer... S'inscrivant dans la plus pure tradition du genre, Dan Turèll s'impose comme un poète de la grande ville. Musicien de l'ombre, il égrène les notes mélancoliques de son blues marginal dans les arrière-cours délabrées et les petits clubs de jazz, loin des beaux quartiers et des restaurants chics." Danish literary Magazine Biographie de l'auteur Dan Turèll (1946-1993) est l'une des figures emblématiques de la littérature danoise contemporaine. Poète, musicien, romancier, son oeuvre est tout autant inspirée par Kerouac, Ginsberg, Pound que par le jazz et la série noire américaine. Les douze romans de sa "Mord-serie" dont est tirée "La mort frappe à l'heure de pointe", publiés entre 1981 et 1990, sont devenus des classiques du genre. Ils ont fait de Dan Turèll l'un des plus populaires auteurs danois de l'après-guerre.
Bru i Turull Ricard ; Buchrieser Yasmin ; Canal Jo
Antoni Gaudí (1852-1926), architecte et créateur de génie, a marqué l'Espagne au tournant du XXe siècle et continue de fasciner de nos jours. A travers les quelques dessins subsistants de l'artiste, des maquettes et de nombreuses oeuvres de mobilier, l'exposition reconstitue ce qui caractérise Gaudi : l'espace et la couleur. Elle mène le visiteur - grâce à une muséographie immersive - au grès de ses créations de palais, d'hôtels urbains, de parcs, d'églises avec le projet hors du commun de la Sagrada Familia. Des films, des photographies et des documents d'époque viennent témoigner de la vitalité du parcours de l'architecte plasticien mais aussi du bouleversement artistique opéré à jamais sur Barcelone.
Résumé : "Un cadavre à qui, par-dessus le marché, on donnerait le bon Dieu sans confession. Et croyez-en ma vieille expérience, j'ai déjà vu des cadavres de femmes et je vous assure qu'il est des regards dans lesquels on ne lit ni la peur ni la surprise, mais plutôt la confirmation d'une attente. Ce regard-là exprimait la stupéfaction et l'incompréhension : la mort avait frappé par surprise..." "Dès la première page, le héros est adopté : un journaliste traînant son spleen dans une ville glacée, soumise, aux trombes d'eau, et que ses errances poussent comme par une sardonique fatalité à découvrir par trois fois les cadavres de jeunes femmes étranglées... L'humour grinçant n'égratigne pas la tradition d'une série noire digne de la littérature comme on l'aime." Jean-Luc Doin, Télérama.
Placé sous le signe de la folie meurtrière, " Mortels lundis " met en scène trois assassinats inexplicables dans le Copenhague glacé du mois de janvier. Sous une pluie ne s'arrêtant que pour laisser place à la neige, dans l'atmosphère explosive des émeutes de squatters, dans les quartiers défavorisés de la capitale danoise, le journaliste anonyme et l'inspecteur Elhers mènent l'enquête, recherchant l'insaisissable étrangleur qui sévit le lundi à minuit. Dans l'inhumanité de la grande ville, les destins des dealers et des exclus se croisent au rythme des courtes journées que distille l'hiver scandinave. De whisky en café et de café en whisky, le journaliste traîne son spleen à travers une sordide histoire de frustration et de mort. Dans le cauchemar urbain de Dan Turèll, la violence surgit de la grisaille du quotidien.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Charles Wiener (1851-1913) occupe une place particulière parmi les explorateurs du XIXe siècle. Né en Autriche, et installé avec sa famille à Paris, Charles Wiener s'intéresse très tôt aux civilisations précolombiennes. C'est donc à l'âge de 24 ans qu'il entreprend son premier voyage dans les Andes, prélude à une longue carrière d'explorateur et de diplomate au service de la France. Entre 1875 et 1877, il arpente ainsi le Pérou et la Bolivie à la recherche des civilisations précolombiennes, que l'on ne connaissait à l'époque que fort peu. Voyage au Pérou et en Bolivie, publié en 1880, nous livre de passionnantes informations sur les régions traversées et les populations rencontrées. Ce récit, associe de manière originale la description savante et l'aventure au sens propre du terme (courses-poursuites à cheval, attaques de bandits de grands chemins, duels aux revolvers). On y apprend aussi comment, 35 ans avant sa découverte officielle, Wiener tenta de localiser et d'explorer une cité mystérieuse dont il avait entendu parler : Machu Picchu. Aujourd'hui réédité avec la plupart des superbes illustrations d'origine, Voyage au Pérou et en Bolivie, est un précieux témoignage sur le monde latino-américain à l'aube de l'ère industrielle. Il est accompagné d'une introduction de Pascal Riviale, spécialiste de l'histoire de l'américanisme.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.