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Mortels lundis
Turèll Dan ; Grimal Sophie ; Gervais Frédéric
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846790208
Placé sous le signe de la folie meurtrière, " Mortels lundis " met en scène trois assassinats inexplicables dans le Copenhague glacé du mois de janvier. Sous une pluie ne s'arrêtant que pour laisser place à la neige, dans l'atmosphère explosive des émeutes de squatters, dans les quartiers défavorisés de la capitale danoise, le journaliste anonyme et l'inspecteur Elhers mènent l'enquête, recherchant l'insaisissable étrangleur qui sévit le lundi à minuit. Dans l'inhumanité de la grande ville, les destins des dealers et des exclus se croisent au rythme des courtes journées que distille l'hiver scandinave. De whisky en café et de café en whisky, le journaliste traîne son spleen à travers une sordide histoire de frustration et de mort. Dans le cauchemar urbain de Dan Turèll, la violence surgit de la grisaille du quotidien.
En un siècle, la marque aux chevrons a tissé des liens particuliers avec la France et les Français. Ceux qui ont créé les modèles, ceux qui les ont assemblés dans les ateliers et les usines, ceux qui les ont vendus, mais aussi ceux qui les ont faits vivre au quotidien : collectionneurs, garagistes, restaurateurs, clubs ou simples conducteurs. Dans la publicité, au cinéma ou au plus haut sommet de l'Etat, les voitures Citroën sont devenues des légendes racontant l'histoire de l'industrie, du design, de la technique et la vie de notre pays sur plusieurs générations. Plongeant dans les archives inédites des passionnés et dans les grands fonds documentaires, ce livre rend hommage à tous ceux qui font la France Citroën !
Soderberg Marie Tourell, Lynggaard Kathrine Hojte,
Rempli de belles photos, de DIY, de recettes de cuisine, et de pas à pas simples et pratiques, vous y trouverez des idées pour rendre votre maison votre la vie au diapason de le la plénitude et du confort, toute l'année.
Résumé : "Un cadavre à qui, par-dessus le marché, on donnerait le bon Dieu sans confession. Et croyez-en ma vieille expérience, j'ai déjà vu des cadavres de femmes et je vous assure qu'il est des regards dans lesquels on ne lit ni la peur ni la surprise, mais plutôt la confirmation d'une attente. Ce regard-là exprimait la stupéfaction et l'incompréhension : la mort avait frappé par surprise..." "Dès la première page, le héros est adopté : un journaliste traînant son spleen dans une ville glacée, soumise, aux trombes d'eau, et que ses errances poussent comme par une sardonique fatalité à découvrir par trois fois les cadavres de jeunes femmes étranglées... L'humour grinçant n'égratigne pas la tradition d'une série noire digne de la littérature comme on l'aime." Jean-Luc Doin, Télérama.
Ida mène une vie solitaire dans une petite maison au milieu des bois avec son chat Lincoln. Mais son corps porte les stigmates de la violence inouïe à laquelle elle a survécu. Alors qu'un orage éclate et s'éternise, quelque chose gronde dans sa cave... et coïncide avec le retour de Maxwell à Woodsborough. Dès lors, les souvenirs qu'elle s'était efforcée de refouler menacent de tout ravager sur leur passage. Ida tente de percer le secret de cette mystérieuse présence et de recoller les pièces de sa mémoire défaillante. Mais est-ce vraiment la meilleure chose à faire ?
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Elisabethville, Congo belge, fin des années cinquante. Léopold Kitoko Wilson, le jeune métis, adopté par Harry Wilson " un Blanc " et Mania Malkia, la nourrice, africaine au c?ur d'or et " forte gueule " forment une famille improbable et singulière. Roman à trois voix, " Sang mêlé " aborde avec délicatesse et réalisme l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Il nous parle de la quête d'identité de Léo, pris entre deux mondes. Il nous parle aussi de l'homosexualité de Harry, cause de son exclusion du cercle des colons. Il nous parle de Mama Malkia, plus tout à fait africaine, mais noire aux yeux de tous. Il nous parle aussi de la décolonisation et évoque de manière saisissante l'atmosphère du Congo belge à la veille de l'indépendance. Chacune de ces voix nous parle de la difficulté à vivre sa différence. Chacune de ces voix nous livre sa vision de l'époque coloniale dans un questionnement sans outrance mais, sans compromis.
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.