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Tyrannie et tyrannicide de l'Antiquité à nos jours
Turchetti Mario
PUF
30,43 €
Épuisé
EAN :9782130515678
Cet ouvrage, par l'ampleur des sources mises en oeuvre, est une somme du savoir historique et philosophique sur la tyrannie de l'Antiquité à nos jours. Qu'est-ce que la tyrannie? C'est la dégénérescence de tout pouvoir politique, qu'il soit détenu par un seul, par un petit nombre ou par le peuple. Visant essentiellement à l'asservissement de l'homme par l'homme, la tyrannie se manifeste sous les formes les plus disparates et, parfois, savamment déguisées. Que de métamorphoses, de renouvellements surprenants, à toutes les époques: autoritarisme, autocratie, césarisme, raison d'État, despotisme, absolutisme, dictature du prolétariat, totalitarisme, terrorisme, dictature et peut-être mondialisation...Ce livre se veut la première histoire des réflexions sur la tyrannie (et sur son antidote radical, le tyrannicide), phénomène dont les auteurs de référence façonnent leur propre définition avec les mots de leur temps. Ce faisant, tel un négatif, ils ont dépeint en couleurs inverses la plus fascinante des histoires de la liberté.Un manuel désormais indispensable pour tout lecteur, profane ou spécialiste, qui s'intéresse à l'histoire, aux idées et à la philosophie politiques.
Résumé : C'est un nouveau tome de la collection " Histoires faciles à lire " qui propose deux nouvelles sur le thème du fantastique - la première d'Italo Svevo, considéré comme l'un des plus grands romanciers du XXe siècle et la seconde d'Adolfo Albertazzi, écrivain mais aussi critique littéraire et historien de la littérature.
Résumé : Mi sono accinto piú volte a scrivere queste mie memorie, e uno strano sentimento misto di terrore e di angoscia mi ha distolto sempre dal farlo. Una profonda sfiducia si è impadronita di me. Temo immiserire il valore e l'aspetto delle mie passioni, tentando di manifestarle ; temo obbliarle tacendole. Perché ella è cosa quasi agevole il dire ciò che hanno sentito gli altri - l'eco delle altrui sensazioni si ripercuote nel nostro cuore senza turbarlo - ma dire ciò che abbiamo sentito noi, i nostri affetti, le nostre febbri, i nostri dolori, è compito troppo superiore alla potenza della parola. Noi sentiamo di non poter essere nel vero.
Paolina, roman noir du Risorgimento, s'impose comme une oeuvre majeure et méconnue de la Scapigliatura milanaise, ce courant littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle qui rompt avec l'optimisme romantique et le moralisme catholique dominant. Son auteur, Iginio Ugo Tarchetti (1839-1869), y dépeint une Italie nouvellement unifiée, où les promesses de justice sociale, d'émancipation et de vertu collective s'effondrent face à la réalité brutale des rapports de classe et de genre. Dans ce roman profondément critique, l'héroïne éponyme incarne une figure rare de courage et de lucidité. Orpheline, jeune couturière milanaise, Paolina est victime d'une société patriarcale et capitaliste qui n'offre aucun recours aux faibles. Lorsque son fiancé, Luigi, est arrêté à tort, elle se sacrifie pour le sauver, acceptant l'offre trompeuse d'un marquis aussi puissant que corrompu. Ce personnage incarne une aristocratie décadente, prédatrice, qui prospère dans les marges d'une modernité urbaine en mutation. L'intrigue de Paolina s'ancre dans un fait réel : la démolition, en 1864, du Coperto dei Figini, ancien édifice populaire milanais rasé pour faire place à la Galleria Vittorio Emanuele II. Cette destruction symbolise, pour Tarchetti, l'effacement des pauvres dans un paysage urbain soumis aux intérêts des élites. A travers ce décor, l'auteur dépeint une ville inquiétante, terrain de chasse des puissants et théâtre d'une violence ordinaire exercée sur les plus vulnérables. En arrière-plan, Paolina entre en résonance avec un autre monument de la littérature italienne : Les Fiancés d'Alessandro Manzoni. Le roman en reprend certaines figures (la fiancée persécutée, le noble abusif, le couple empêché), mais en détourne la logique. Là où Manzoni fait triompher la Providence et la vertu, Tarchetti installe le désespoir et le scandale. Son oeuvre prend ainsi la forme d'une réécriture tragique et subversive, où l'idéalisme chrétien est remplacé par un réalisme cru et désabusé. Paolina est aussi un roman féministe avant l'heure. Refusant la passivité, l'héroïne agit, choisit, affronte, dans une société qui la condamne d'avance. Son combat pour l'amour, la liberté et la dignité devient une dénonciation silencieuse de la condition féminine, des hypocrisies sociales et de la violence systémique. A travers elle, Tarchetti rend hommage à une figure féminine forte, active, moralement supérieure à ses bourreaux, mais tragiquement impuissante à inverser l'ordre établi. Roman social, roman de dénonciation, roman tragique, Paolina est une oeuvre à la fois littéraire et politique, esthétique et critique. En s'écartant du modèle manzonien tout en dialoguant avec lui, Tarchetti propose une contre-histoire de l'unification italienne : celle des vaincus, des oubliés, des sacrifiés. Ce roman, trop longtemps ignoré, révèle avec force la face sombre du Risorgimento - et donne à la littérature italienne l'un de ses premiers grands récits modernes de désillusion.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».