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Paolina. Mystères du Coperto des Figini
Tarchetti Iginio Ugo ; Miraglia Lambert Elena
DEFRICHEURS
15,05 €
Épuisé
EAN :9791090971431
Paolina, roman noir du Risorgimento, s'impose comme une oeuvre majeure et méconnue de la Scapigliatura milanaise, ce courant littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle qui rompt avec l'optimisme romantique et le moralisme catholique dominant. Son auteur, Iginio Ugo Tarchetti (1839-1869), y dépeint une Italie nouvellement unifiée, où les promesses de justice sociale, d'émancipation et de vertu collective s'effondrent face à la réalité brutale des rapports de classe et de genre. Dans ce roman profondément critique, l'héroïne éponyme incarne une figure rare de courage et de lucidité. Orpheline, jeune couturière milanaise, Paolina est victime d'une société patriarcale et capitaliste qui n'offre aucun recours aux faibles. Lorsque son fiancé, Luigi, est arrêté à tort, elle se sacrifie pour le sauver, acceptant l'offre trompeuse d'un marquis aussi puissant que corrompu. Ce personnage incarne une aristocratie décadente, prédatrice, qui prospère dans les marges d'une modernité urbaine en mutation. L'intrigue de Paolina s'ancre dans un fait réel : la démolition, en 1864, du Coperto dei Figini, ancien édifice populaire milanais rasé pour faire place à la Galleria Vittorio Emanuele II. Cette destruction symbolise, pour Tarchetti, l'effacement des pauvres dans un paysage urbain soumis aux intérêts des élites. A travers ce décor, l'auteur dépeint une ville inquiétante, terrain de chasse des puissants et théâtre d'une violence ordinaire exercée sur les plus vulnérables. En arrière-plan, Paolina entre en résonance avec un autre monument de la littérature italienne : Les Fiancés d'Alessandro Manzoni. Le roman en reprend certaines figures (la fiancée persécutée, le noble abusif, le couple empêché), mais en détourne la logique. Là où Manzoni fait triompher la Providence et la vertu, Tarchetti installe le désespoir et le scandale. Son oeuvre prend ainsi la forme d'une réécriture tragique et subversive, où l'idéalisme chrétien est remplacé par un réalisme cru et désabusé. Paolina est aussi un roman féministe avant l'heure. Refusant la passivité, l'héroïne agit, choisit, affronte, dans une société qui la condamne d'avance. Son combat pour l'amour, la liberté et la dignité devient une dénonciation silencieuse de la condition féminine, des hypocrisies sociales et de la violence systémique. A travers elle, Tarchetti rend hommage à une figure féminine forte, active, moralement supérieure à ses bourreaux, mais tragiquement impuissante à inverser l'ordre établi. Roman social, roman de dénonciation, roman tragique, Paolina est une oeuvre à la fois littéraire et politique, esthétique et critique. En s'écartant du modèle manzonien tout en dialoguant avec lui, Tarchetti propose une contre-histoire de l'unification italienne : celle des vaincus, des oubliés, des sacrifiés. Ce roman, trop longtemps ignoré, révèle avec force la face sombre du Risorgimento - et donne à la littérature italienne l'un de ses premiers grands récits modernes de désillusion.
Etudier l'année 1803 dans la perspective de l'histoire moderne équivaut à la considérer d'en bas, comme si notre point d'observation se situait dans les siècles qui l'ont précédé, du XVe au XVIIIe. Dans le long processus d'affirmation et de recherche de son indépendance, l'Acte de Médiation représente une étape fondamentale, 1803, qui suit la Constitution de 1798, autre étape incontournable. Le colloque organisé par la Chaire d'Histoire moderne générale et suisse s'est articulé autour de trois centres d'intérêts : 1) les thèmes généraux : médiation, patrie, paix, Etat et pouvoir ; 2) les vues et observations à partir de l'étranger vers la Suisse, en particulier de l'Espagne, de la Grande-Bretagne et de l'Italie ; 3) vues et observations à partir de la Suisse vers l'étranger, notamment à travers les relations avec la France, dans ses rapports de dépendance et d'autonomie. Le décor est l'Europe napoléonienne avec ses splendeurs et ses misères. Et européenne est la participation des chercheurs et professeurs spécialistes qui ont accepté de se joindre à nous.
Résumé : Cet ouvrage est une somme du savoir sur la tyrannie, qui, de l'Antiquité à nos jours, a pris les formes les plus disparates: autoritarisme, autocratie, césarisme, raison d'État, despotisme, absolutisme, totalitarisme, terrorisme, dictature et peut-être mondialisation...
Résumé : Mi sono accinto piú volte a scrivere queste mie memorie, e uno strano sentimento misto di terrore e di angoscia mi ha distolto sempre dal farlo. Una profonda sfiducia si è impadronita di me. Temo immiserire il valore e l'aspetto delle mie passioni, tentando di manifestarle ; temo obbliarle tacendole. Perché ella è cosa quasi agevole il dire ciò che hanno sentito gli altri - l'eco delle altrui sensazioni si ripercuote nel nostro cuore senza turbarlo - ma dire ciò che abbiamo sentito noi, i nostri affetti, le nostre febbri, i nostri dolori, è compito troppo superiore alla potenza della parola. Noi sentiamo di non poter essere nel vero.
Tarchetti Iginio Ugo ; Guyader Bernard ; Favier Ol
Résumé : Au dix-neuvième siècle en Italie, Fosca, une femme maladive et d'une terrible laideur, voue au bel officier Giorgio Bacchetti un amour ardent, obsessionnel et possessif, qui finira par envoûter ce dernier. Publié en 1869, peu après la mort de son auteur, Fosca est un récit passionné à propos duquel Umberto Eco écrivait il y a peu : " Il faudrait rééditer Fosca en français, l'histoire d'un homme qui tombe amoureux d'une femme laide, non par masochisme, mais malgré sa laideur, que pourtant il ne peut supporter. " Fosca a été adapté au cinéma en 1981 par Ettore Scola sous le titre de Passion d'amour.
Il est des hommes ainsi faits qu'ils mènent l'élan poétique vers des horizons qui s'ouvrent bien au-delà des rails, là où s'entremêlent les crinières folles de l'Histoire, la déraison des sentiments, la gouaille magique d'un Dylan et la transe ferraillée d'un Cendrars. Ces hommes en voyage s'exposent à de telles forces. Ils le savent. Comme ils savent reconnaître le cri des mots, et le chant de l'âme quand il surgit. Alors ils l'écoutent, lui obéissent. C'est ce que fit Raphaël Sarlin-Joly un jour de mai quand il partit pour Vladivostok, et quand il en revint, avec agrippé au coeur les vibrations scéniques d'un chant, une épopée. Canto Transsibérien est le blues en neuf temps d'un Far-East obscur et ténébreux ; il se lit, se chante, se scande sur scène ou dans la rue, rugueux comme un Vissotsky, incarné comme un Maïakovski, universel comme un Neruda. Canto Transsibérien est un surgissement.
Résumé : Conçu au retour d'un voyage en Italie, composée à l'orée du siècle de la Réforme, à une époque où l'exercice décadent des pouvoirs catholiques s'affiche de manière éhontée, cette déclamatio humoristique d'Erasme, écrite en Angleterre, chez son ami Thomas More, met en scène un personnage, la Déesse de la Folie, qui se livre à une sévère critique des comportements sociaux, essentiellement ceux du clergé, aussi bien moines que haut clergé en passant par les théologiens, sans oublier le peuple des courtisans. Satire magistrale, l'Eloge de la folie démontre à quel point l'humour peut atteindre une dimension politique majeure, combattant à cette occasion, dira Stefan Zweig : le fanatisme aux horizons étroit qui paraît à Erasme n'être qu'un regrettable emprisonnement de l'intelligence, une des formes innombrables de la "stultitia"() dont il classe et caricature si plaisamment les mille types et variétés. Eloge de la folie enjambe les siècles et vient toquer aujourd'hui aux portes des pouvoirs contemporains, pour en tancer l'universelle tartufferie. stupidité
Résumé : Peu de romans ont marqué l'imaginaire politique. Le Talon de Fer est de ceux-ci. Il provoqua en 1908 les réactions outragées des socialistes américains, les commentaires haineux d'une presse dont les propriétaires étaient attaqués, et le dédain d'une part des lecteurs de Jack London à qui il proclamait : votre miracle économique salvateur est fondé sur une hypocrisie de classe ; elle mènera à une surproduction planétaire, à des conflits pour la résoudre, et in fine, à une Révolution mondiale ! Puis en 1923, le roman parut en France où une puissante critique sociale s'exprimait, s'appuyant sur les expériences conjuguées d'une guerre mondiale et de la révolution russe ; l'oeuvre de Jack London sembla visionnaire. Elle fut largement commentée, continua de l'être au cours du siècle, l'instituant comme manifeste social et politique, prolongeant à présent sa thématique jusque sous les fenêtres de la mondialisation en cours. Nous l'accueillons donc dans la collection fondateurs, accompagné de textes d'auteurs qu'il a marqués depuis 100 ans : Anatole France (1923), Paul Vaillant Couturier (1937), Léon Trotsky (1939), Bernard Clavel (1967), Laurent LD Bonnet (2022), plaçant ainsi Le Talon de Fer sur la perspective historique désirée par l'auteur, illustrant sa réception dans les esprits de chaque époque, et proposant une vision ouverte d'une oeuvre qui symbolise ce qu'était Jack London : une conscience sociale. Dont la qualité ne fut pas d'être précisément avérée, mais de qualifier une prémonition dont l'Histoire a prouvé, et prouve encore la justesse dans le monde : jamais les oligarchies, pour garder la maîtrise du pouvoir, n'hésitent à emprunter les chemins de répression les plus sauvages - civils ou guerriers. Jack London offrit un nom à ce principe ; il sonne désormais comme un glas universel : The Iron Heel - Le Talon de Fer.
Obéir, servir, abolir notre libre arbitre, confier notre destin au sabre, au goupillon ou au pouvoir qui nous gouverne, voici le marais où, par paresse ou lâcheté, peut stagner la raison, si nous ne prenons garde à lui la maintenir dans l'esprit des lumières ! Ainsi Richard Escot tire-t-il leçon de ce texte écrit par Emmanuel Kant en 1783, faisant raisonner les échos d'une diffusion des lumières qui n'exige autre chose que la liberté.