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Eloge de la folie
ERASME
DEFRICHEURS
15,05 €
Épuisé
EAN :9791090971110
Conçu au retour d'un voyage en Italie, composée à l'orée du siècle de la Réforme, à une époque où l'exercice décadent des pouvoirs catholiques s'affiche de manière éhontée, cette déclamatio humoristique d'Erasme, écrite en Angleterre, chez son ami Thomas More, met en scène un personnage, la Déesse de la Folie, qui se livre à une sévère critique des comportements sociaux, essentiellement ceux du clergé, aussi bien moines que haut clergé en passant par les théologiens, sans oublier le peuple des courtisans. Satire magistrale, l'Eloge de la folie démontre à quel point l'humour peut atteindre une dimension politique majeure, combattant à cette occasion, dira Stefan Zweig : le fanatisme aux horizons étroit qui paraît à Erasme n'être qu'un regrettable emprisonnement de l'intelligence, une des formes innombrables de la "stultitia"() dont il classe et caricature si plaisamment les mille types et variétés. Eloge de la folie enjambe les siècles et vient toquer aujourd'hui aux portes des pouvoirs contemporains, pour en tancer l'universelle tartufferie. stupidité
Point n'est besoin d'être un seiziémiste patenté pour savourer la cocasserie de cette fatrasie menée allegro con brio, avec un clin d?oeil de temps en temps pour nous rappeler que l'insensé produit du sens." C'est ainsi que Claude Barousse présente ce classique des classiques qui, dans la pensée de la Renaissance, occupa une place fondamentale. La folie elle-même décline ses différents avatars, décris ses manifestations, dit son indignation - en cela servie par une nouvelle traduction décapante, provocatrice et résolument vivante.
Résumé : Rédigée en 1516, dans une Europe en pleine effervescence, la Complainte de la paix dénonce la folie de la quête du pouvoir et les mobiles cachés de la guerre : colère, sottise et ambition, injure, avidité insatiable. "La nature enseigne la paix et la concorde : tant de charmes nous engagent à les aimer ; tant de liens, tant de raisons nous invitent à les conserver ! Qu'on nous dise après tout cela quel est le démon capable de nuire, qui brisant, rompant ou divisant tout, crée dans le coeur des hommes, cette rage insatiable de la guerre" ! L'humaniste Erasme livre une réflexion moderne sur la nécessité d'un pacifisme sans faille à l'échelle européenne.
Résumé : A quoi se résume la vie ? A lutter, répond Jack London dès quatorze ans, lorsque son premier job dans une conserverie le force à enchaîner les journées de douze heures de travail sans mettre un cent de côté. Sa vie ne sera plus que lutte, il en fera une profession de foi au service d'un idéal : se battre ne suffit pas, encore faut-il le faire pour un monde meilleur. London s'est engagé en écriture et, bien au-delà d'aventureux destins racontés, n'a cessé de clamer sa révolte, d'en dédier la réussite temporelle à ses frères du Peuple d'en bas. Et c'est avec les mots de l'un d'entre eux glissés dans sa poche que London devint cendre : Votre parole était d'argent. A présent votre silence sera d'or.
Revue Daïmon n°6 : AUX EVADES ! Numéro polyphonique et romanesque, dédié aux textes du romancier Laurent LD Bonnet, auteur de Salone et Dix secondes, publiés aux Vents d'ailleurs ; et le dernier Ulysse aux éditions les défricheurs. La singularité de ce numéro tient aux multiples styles abordés ainsi qu'à la présence d'un cahier de toiles de l'artiste limousin Vincent Truffy. Depuis la mer, depuis le ciel, depuis nos prisons collectives ou depuis nos jardins secrets, une voix s'échappe pour demander : comment répondre à l'appel de son monde ? Le vivre comme s'il était immuable ? Le quitter, voyager ? Ou bien rester, le reconstruire ? A l'écrivain de répondre : vivons, nus et entiers, résistons, et buvons nos rêves plutôt. Daïmon vous propose, dans ce numéro, une Escondida littéraire contée par Laurent LD Bonnet, une île étrange dont les chemins et labyrinthes sont tracés par des textes de prose courte d'inspiration poétique, fictionnelle et anticipatrice, vous invitant à explorer les possibilités de l'être. Quatre nouvelles, auxquelles s'ajoutent trois textes issus d'un recueil inédit Fils d'escales et un chapitre extrait du roman le dernier Ulysse à paraître cet été. Pour la revue Daïmon : Raluca Belandry TEXTES et NOUVELLES : Aux évadés - Fils d'escales - Second roman - Un étrange pèlerin - Spatial slam - Sobibor - Une mission de la plus haute importance
Résumé : Peu de romans ont marqué l'imaginaire politique. Le Talon de Fer est de ceux-ci. Il provoqua en 1908 les réactions outragées des socialistes américains, les commentaires haineux d'une presse dont les propriétaires étaient attaqués, et le dédain d'une part des lecteurs de Jack London à qui il proclamait : votre miracle économique salvateur est fondé sur une hypocrisie de classe ; elle mènera à une surproduction planétaire, à des conflits pour la résoudre, et in fine, à une Révolution mondiale ! Puis en 1923, le roman parut en France où une puissante critique sociale s'exprimait, s'appuyant sur les expériences conjuguées d'une guerre mondiale et de la révolution russe ; l'oeuvre de Jack London sembla visionnaire. Elle fut largement commentée, continua de l'être au cours du siècle, l'instituant comme manifeste social et politique, prolongeant à présent sa thématique jusque sous les fenêtres de la mondialisation en cours. Nous l'accueillons donc dans la collection fondateurs, accompagné de textes d'auteurs qu'il a marqués depuis 100 ans : Anatole France (1923), Paul Vaillant Couturier (1937), Léon Trotsky (1939), Bernard Clavel (1967), Laurent LD Bonnet (2022), plaçant ainsi Le Talon de Fer sur la perspective historique désirée par l'auteur, illustrant sa réception dans les esprits de chaque époque, et proposant une vision ouverte d'une oeuvre qui symbolise ce qu'était Jack London : une conscience sociale. Dont la qualité ne fut pas d'être précisément avérée, mais de qualifier une prémonition dont l'Histoire a prouvé, et prouve encore la justesse dans le monde : jamais les oligarchies, pour garder la maîtrise du pouvoir, n'hésitent à emprunter les chemins de répression les plus sauvages - civils ou guerriers. Jack London offrit un nom à ce principe ; il sonne désormais comme un glas universel : The Iron Heel - Le Talon de Fer.
Résumé : Alexandre Mauvalant est connu pour ses poèmes et ses nouvelles. Son éditeur Paul Vandoven le soutient depuis vingt ans. Il est persuadé que son auteur possède la fibre d'un romancier. A l'occasion d'une vidéo en ligne, et une émission de télévision, Alexandre se retrouve confronté à une avalanche de courriers. Parmi eux, la lettre d'une inconnue qui vit sur une île lointaine. Elle affirme avoir compris ce qu'il tentait d'exprimer pendant l'interview, et suggère pour en parler de se rencontrer un jour. Alexandre dont la vie a été récemment bouleversée, envisage cette femme comme une chance : "Mon idée lui répond-il, serait de venir vers vous en évitant les accélérations contemporaines. Cela risque donc d'être fort long". L'inconnue accepte. Et lorsque Paul Vandoven prend connaissance du projet, il l'encourage. Cela déclenchera sûrement une inspiration romanesque. Alexandre voyagera plus de trois années. Nombre de rencontres et d'épreuves l'interpelleront. L'homme et l'auteur subiront des mutations qui délivreront à l'un et à l'autre, de surprenantes réponses, interrogeant l'époque sur les rapports qu'entretiennent hommes et femmes avec le temps et la liberté d'en user.