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Daïmon N° 6, été 2021 : Aux Evadés !
Bonnet Laurent LD
DEFRICHEURS
20,10 €
Épuisé
EAN :9791090971288
Revue Daïmon n°6 : AUX EVADES ! Numéro polyphonique et romanesque, dédié aux textes du romancier Laurent LD Bonnet, auteur de Salone et Dix secondes, publiés aux Vents d'ailleurs ; et le dernier Ulysse aux éditions les défricheurs. La singularité de ce numéro tient aux multiples styles abordés ainsi qu'à la présence d'un cahier de toiles de l'artiste limousin Vincent Truffy. Depuis la mer, depuis le ciel, depuis nos prisons collectives ou depuis nos jardins secrets, une voix s'échappe pour demander : comment répondre à l'appel de son monde ? Le vivre comme s'il était immuable ? Le quitter, voyager ? Ou bien rester, le reconstruire ? A l'écrivain de répondre : vivons, nus et entiers, résistons, et buvons nos rêves plutôt. Daïmon vous propose, dans ce numéro, une Escondida littéraire contée par Laurent LD Bonnet, une île étrange dont les chemins et labyrinthes sont tracés par des textes de prose courte d'inspiration poétique, fictionnelle et anticipatrice, vous invitant à explorer les possibilités de l'être. Quatre nouvelles, auxquelles s'ajoutent trois textes issus d'un recueil inédit Fils d'escales et un chapitre extrait du roman le dernier Ulysse à paraître cet été. Pour la revue Daïmon : Raluca Belandry TEXTES et NOUVELLES : Aux évadés - Fils d'escales - Second roman - Un étrange pèlerin - Spatial slam - Sobibor - Une mission de la plus haute importance
En passant chez Nelson (prix Senghor sous le titre Salone) est un roman qui se projette à travers deux siècles - de 1827 à 2009 - illustrés par les trajectoires d'hommes et de femmes dont les vies se nouent autour de la péninsule de Freetown, en Sierra Léone, et sur la plage de Lumley. Le Nelson's bar en devient un jour la figure centrale, présence et repère moral, aussi une mémoire. A travers le personnage de Nelson résonnent deux siècles d'éclairage géopolitique : comment les sociétés s'abîment, comment elles oublient leur promesse initiale. C'est un roman où l'Histoire n'est jamais décorative, plutôt celle qui reste dans les corps et les consciences. En passant chez Nelson révèle aujourd'hui une oeuvre humaniste, sans manichéisme, qui interroge la part de conscience que nous sommes prêts à défendre quand tout vacille. Seul roman français à évoquer cette partie d'Afrique pour y déceler sa part d'universel, cette oeuvre nous marque par la prégnance des personnages qui, eux-memes, deviennent mémoire. France Inter : Cela vaut toutes les leçons de géopolitique, c'est humain, c'est vraiment à lire.
Résumé : A quoi se résume la vie ? A lutter, répond Jack London dès quatorze ans, lorsque son premier job dans une conserverie le force à enchaîner les journées de douze heures de travail sans mettre un cent de côté. Sa vie ne sera plus que lutte, il en fera une profession de foi au service d'un idéal : se battre ne suffit pas, encore faut-il le faire pour un monde meilleur. London s'est engagé en écriture et, bien au-delà d'aventureux destins racontés, n'a cessé de clamer sa révolte, d'en dédier la réussite temporelle à ses frères du Peuple d'en bas. Et c'est avec les mots de l'un d'entre eux glissés dans sa poche que London devint cendre : Votre parole était d'argent. A présent votre silence sera d'or.
Un ouvrage entièrement repensé en fonction du nouveau concours. Un contenu totalement nouveau, écrit par des enseignants-formateurs. Un contenu à la fois théorique et pratique, avec de nombreux exercices d'application.
Il est des hommes ainsi faits qu'ils mènent l'élan poétique vers des horizons qui s'ouvrent bien au-delà des rails, là où s'entremêlent les crinières folles de l'Histoire, la déraison des sentiments, la gouaille magique d'un Dylan et la transe ferraillée d'un Cendrars. Ces hommes en voyage s'exposent à de telles forces. Ils le savent. Comme ils savent reconnaître le cri des mots, et le chant de l'âme quand il surgit. Alors ils l'écoutent, lui obéissent. C'est ce que fit Raphaël Sarlin-Joly un jour de mai quand il partit pour Vladivostok, et quand il en revint, avec agrippé au coeur les vibrations scéniques d'un chant, une épopée. Canto Transsibérien est le blues en neuf temps d'un Far-East obscur et ténébreux ; il se lit, se chante, se scande sur scène ou dans la rue, rugueux comme un Vissotsky, incarné comme un Maïakovski, universel comme un Neruda. Canto Transsibérien est un surgissement.
Résumé : C'est à une véritable plongée dans la chair de l'Histoire que nous invite Olivier Maillart en évoquant les victimes oubliées du communisme à qui le formidable conteur Danilo Kis dédia une oeuvre singulière, Un tombeau pour Boris Davidovitch, sous-titré sept chapitres d'une même histoire. a roue de l'infortune nous guide à travers l'univers des personnages de Kis, volontiers comparés par l'auteur aux damnés de l'enfer suppliant Dante de les rappeler à la mémoire des vivants. C'est un voyage hyperréaliste, documenté comme un reportage, brossant un tableau de l'épouvantable panoplie d'absurdités dont l'homme peut s'affubler quand il s'agit, en monnaie d'obéissance, d'acheter sa propre tranquillité. Olivier Maillart nous éclaire en compagnie de maîtres en l'art d'imaginer : Borges, joueur-magicien de la fiction ; Shakespeare, empreint de la conscience des affres et destinées du pouvoir ; Balzac et Malraux s'accordant sur l'idée que la condition humaine ne serait qu'une tragi-comédie dans ce coin d'univers... La lecture de La roue de l'infortune avive notre curiosité pour Danilo Kis, aiguise notre intérêt pour la part de mémoire européenne que constitue son oeuvre, et nous amène à considérer pleinement la conclusion proposée : ce qui a eu lieu a bien eu lieu, ce qui a été fait ne peut plus être défait . Car, pourrait-on ajouter, c'est pour cela que sur nos futurs veille la mémoire de l'écrivain, en une infinité de chapitres de la même Histoire.
Résumé : Conçu au retour d'un voyage en Italie, composée à l'orée du siècle de la Réforme, à une époque où l'exercice décadent des pouvoirs catholiques s'affiche de manière éhontée, cette déclamatio humoristique d'Erasme, écrite en Angleterre, chez son ami Thomas More, met en scène un personnage, la Déesse de la Folie, qui se livre à une sévère critique des comportements sociaux, essentiellement ceux du clergé, aussi bien moines que haut clergé en passant par les théologiens, sans oublier le peuple des courtisans. Satire magistrale, l'Eloge de la folie démontre à quel point l'humour peut atteindre une dimension politique majeure, combattant à cette occasion, dira Stefan Zweig : le fanatisme aux horizons étroit qui paraît à Erasme n'être qu'un regrettable emprisonnement de l'intelligence, une des formes innombrables de la "stultitia"() dont il classe et caricature si plaisamment les mille types et variétés. Eloge de la folie enjambe les siècles et vient toquer aujourd'hui aux portes des pouvoirs contemporains, pour en tancer l'universelle tartufferie. stupidité
Comment d'une fable faire une forêt ? Prenez un poète et philosophe dont le coeur, au tout début du 19e siècle, balance entre foi et doute. Puis transportez sa pensée jusqu'à un homme du 21e siècle, amateur de textes et curieux des enjeux du monde. Accordez le tout dans un moment de rencontre avec des hommes et des femmes qui savent ce que s'engager veut dire. Et vous obtenez le projet fou d'une forêt grande comme l'île de la Dominique, plantée en plein coeur de l'Europe. C'est le miracle de l'écriture que nous conte ici Eric Fabre qui, un jour, rencontra Giacomo Leopardi.