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Tibère
Turcan Robert
BELLES LETTRES
35,50 €
Épuisé
EAN :9782251446875
Robert Turcan, de l'Institut, ancien membre de l'Ecole française de Rome, a consacré plusieurs ouvrages aux empereurs qui ont marqué l'histoire : Hadrien, Marc Aurèle, Héliogabale, Constantin. Avec Tibère, c'est le type même d'un prétendu tyran sanguinaire qui est concerné. Nos études classiques (Tacite et Suétone) nous ont appris à le détester. "Le plus beau portrait historique dans Tacite est celui de Tibère", écrit Chateaubriand. " Il n'y a guère d'apparence que le fils de Livie ressemblât au Tibère de Tacite, c'est pourtant ainsi que nous le voyons tous", avertit toutefois Rousseau. A relire les textes d'un oeil plus critique, on fait la connaissance d'un homme qui, dès l'enfance, a dû affronter les périls d'une vie éprouvante, avant de faire face à mainte obligation inexorable, comme chef militaire aussi bien que gendre et successeur d'Auguste. On constate alors un décalage entre les témoins directs de son temps et les "historiens" qui l'ont jugé trois quarts de siècle après sa mort. Theodor Mommsen l'a considéré comme "le plus capable des empereurs romains" et le compte, en tout cas, au nombre des "meilleurs". Avec Auguste, le pouvoir impérial relevait du mystère. Tibère l'a exercé sans ambiguïté et, pour ainsi dire, fondé pour une longue et prestigieuse postérité.
Les Romains n'ont ni dogmes ni théologie. Peu leur importe ce qu'il faut croire ou ne pas croire des dieux. Seule compte l'exactitude des rites strictement accomplis, en fonction des avertissements célestes ou en remerciement pour les bienfaits reçus. Depuis un demi-siècle, l'accent ayant été mis sur l'idéologie, les réalités du culte ont été quelquefois occultées. Robert Turcan nous propose de revenir à une religion du quotidien, au long des mois et des années, en même temps qu'à une histoire des mutations liturgiques. Car le sens pratique des Romains les conduit à solliciter d'autres dieux que ceux de la tradition ancestrale. Des dieux de la famille, puis de la cité, on passe donc à ceux de l'Empire qui font de Rome, centre du pouvoir, un véritable panthéon cosmopolite.
Résumé : Dans l'évolution de l'humanité, le sentiment d'avoir changé d'époque en période de crise et la notion d'un passé révolu ont toujours suscité le souci singulier de mieux appréhender les mondes disparus. Chez les Grecs, c'est aux temps hellénistiques, c'est-à-dire au déclin de la cité antique, qu'une archéologie a pu se dégager de l'historiographie. Les Anciens se sont donc intéressés aux vestiges matériels de leur antiquité. Certains "lieux de mémoire" encourageaient déjà un tourisme prospère. On rêvait sur les ruines de Troie ou d'ailleurs. Mais telles trouvailles inattendues suscitaient des interrogations pertinentes, quoiqu'on crût fréquemment devoir tirer parti de la mythologie. Car les dieux inspiraient parfois des découvertes. Le lucre motivait aussi trop souvent les prospections, et nos modernes détecteurs de "trésors" (beaucoup mieux outillés que les anciens pillards) n'ont pas d'autres mobiles. Cependant les textes nous démontrent également qu'on savait au besoin raisonner sur la vie que les hommes avaient connue jadis. Il semble finalement que, dans l'Antiquité comme de nos jours, le goût de l'archéologie implique une relation ambiguë au passé, tour à tour déploré ou idéalisé, mais dont l'évocation apparaît surtout comme l'occasion de revivre un autre temps, dans un autre monde.
Résumé : L'âme romaine s'est forgée dans l'épreuve des siècles, et l'art romain n'a pas évolué comme un phénomène autonome. Il s'est élaboré et défini dans l'histoire, pour afficher finalement les valeurs d'une romanité intégrant les dieux et l'imaginaire des vaincus. En devenir durant quelque six cents ans de guerres et de conquêtes, d'actions et de passions, de rêves et de splendeurs, cet art est l'expression d'une grande aventure qui n'a pas cessé de nous hanter au seuil du XXIe siècle.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.