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L'archéologie dans l'Antiquité. Tourisme, lucre et découvertes
Turcan Robert
BELLES LETTRES
33,00 €
Épuisé
EAN :9782251445021
Dans l'évolution de l'humanité, le sentiment d'avoir changé d'époque en période de crise et la notion d'un passé révolu ont toujours suscité le souci singulier de mieux appréhender les mondes disparus. Chez les Grecs, c'est aux temps hellénistiques, c'est-à-dire au déclin de la cité antique, qu'une archéologie a pu se dégager de l'historiographie. Les Anciens se sont donc intéressés aux vestiges matériels de leur antiquité. Certains "lieux de mémoire" encourageaient déjà un tourisme prospère. On rêvait sur les ruines de Troie ou d'ailleurs. Mais telles trouvailles inattendues suscitaient des interrogations pertinentes, quoiqu'on crût fréquemment devoir tirer parti de la mythologie. Car les dieux inspiraient parfois des découvertes. Le lucre motivait aussi trop souvent les prospections, et nos modernes détecteurs de "trésors" (beaucoup mieux outillés que les anciens pillards) n'ont pas d'autres mobiles. Cependant les textes nous démontrent également qu'on savait au besoin raisonner sur la vie que les hommes avaient connue jadis. Il semble finalement que, dans l'Antiquité comme de nos jours, le goût de l'archéologie implique une relation ambiguë au passé, tour à tour déploré ou idéalisé, mais dont l'évocation apparaît surtout comme l'occasion de revivre un autre temps, dans un autre monde.
Résumé : Au IIe siècle de notre ère, Rome domine le bassin méditerranéen. Mais ses fonctionnaires et ses soldats adorent Isis, Attis, Mithra, les Baals de Commagène et d'Héliopolis. Les dieux de souche égyptienne, syrienne, anatolienne ou même iranienne occupent les sept collines. En occident, ces divinités orientales sont présentes dans les ports fluviaux et maritimes, dans les camps et les villes de garnison, de l'Ecosse aux lisières du Sahara, et même dans certains bourgs de la " Gaule profonde ". Qui sont ces dieux venus d'ailleurs ? Comment sont organisés leurs cultes et leurs clergés ? Que signifient-ils pour leurs fidèles ? Robert Turcan répond à toutes ces questions, en étudiant l'ensemble de ces dévotions immigrées, sans négliger les cultes marginaux ou sporadiques, traitant également des courants gnostiques occultistes et théosophiques (comme l'hermétisme et les oracles chaldaïques). Déesses-chattes, - serpents ou - poissons ; mères à l'enfant ou maîtresses des fauves ; reines du ciel, de l'amour ou de la mer ; dieux sacrifiants ou sacrifiés, souffrants et sauveurs, morts et renés, ophidiens ou cavaliers, à tête de chien, de chacal, d'âne, de coq ou de lion, souverains du monde sidéral ou infernal : Robert Turcan nous guide dans cet extraordinaire panthéon polymorphe où la piété des Romains s'est dépaysée, avant de se convertir à une autre religion grandie sur un surgeon de l'Orient sémitique.
Les Romains n'ont ni dogmes ni théologie. Peu leur importe ce qu'il faut croire ou ne pas croire des dieux. Seule compte l'exactitude des rites strictement accomplis, en fonction des avertissements célestes ou en remerciement pour les bienfaits reçus. Depuis un demi-siècle, l'accent ayant été mis sur l'idéologie, les réalités du culte ont été quelquefois occultées. Robert Turcan nous propose de revenir à une religion du quotidien, au long des mois et des années, en même temps qu'à une histoire des mutations liturgiques. Car le sens pratique des Romains les conduit à solliciter d'autres dieux que ceux de la tradition ancestrale. Des dieux de la famille, puis de la cité, on passe donc à ceux de l'Empire qui font de Rome, centre du pouvoir, un véritable panthéon cosmopolite.
Résumé : Dans le monde gréco-roman, Mithra n'est pas un dieu parmi d'autres, ni comme les autres. Venu d'ailleurs avec un lointain héritage indo-européen, il n'est pas lié à tel ou tel sanctuaire topique. On l'honore partout où un groupe de fidèles renouvelle en son nom le repas jadis partagé avec le Soleil sur la peau du taureau mis à mort pour abreuver la création : un culte à fortes connotations cosmiques et que différencient le rituel très particulier de ses initiations en même temps qu'une doctrine vitaliste du sacrifice et du salut. Ce livre, qui intègre les recherches et les découvertes les plus récentes, expose, avec clarté te rigueur, le dossier complexe et fascinant des Mithriaca.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.